Dépossédé de sa médaille d’or à la descente du podium

Cruel…

SIMAIKA (3)L’Égyptien Farid Simaika remporta la compétition de plongeon au tremplin de 3 mètres lors des Jeux Olympiques d’Amsterdam, en 1928. Il devenait le premier Égyptien couronné champion olympique, ce qui constituait un grande fierté pour ce jeune homme qui vivait aux États-Unis. Il monta sur le podium, en compagnie de ses dauphins ; le drapeau égyptien fut hissé au plus haut des mâts, et l’hymne égyptien fut joué en son honneur. Mais son triomphe fut de courte durée : juste après cette cérémonie, les juges décidèrent, par 5 voix contre 4, que l’Américain Pete Desjardins aurait dû être déclaré vainqueur à la « moyenne générale des 8 sauts » : Farid Simaika dut rendre sa médaille d’or, et reçut une médaille d’argent. Néanmoins, il devint un héros national en Égypte – il sera invité au mariage du roi Farouk en 1938. En outre, Farid Simaika ne fut pas en mesure de prendre sa revanche aux Jeux Olympiques, en 1932, à Los Angeles : il avait donné des exhibitions de plongeon en Égypte et, de ce fait, fut considéré comme un professionnel, ce qui lui interdisait de participer aux Jeux.

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Les chaussures de Joie Ray

On achève bien les marathoniens…

RAY-2-lightL’athlète américain Joie Ray, chauffeur de taxi, participa aux Jeux Olympiques en 1920 à Anvers, en 1924 à Paris et en 1928 à Amsterdam. Il n’obtint qu’une médaille, en bronze, dans l’épreuve de 3 000 mètres par équipes en 1924. En 1928, à Amsterdam, il participa au marathon et prit la cinquième place, grâce à un grand courage : ses pieds avaient tellement gonflé qu’il fut impossible d’ôter ses chaussures ; il fallut donc découper ses chaussures ! On note que Joie Ray fit souvent preuve de courage et goûtait à diverses activités ; ainsi, en 1928, il participa à un marathon de danse – une activité qui sert de trame au film On achève bien les chevaux de Sydney Pollack (1969 – de plus de 1 700 heures, puis au marathon athlétique de Boston, se classant troisième à l’issue de grandes souffrances dans les derniers kilomètres.

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Le doublé d’Oliver Kirk

Folle journée !

KIRK (3)L’Américain Oliver Kirk est le seul boxeur à avoir remporté deux médailles d’or, dans des catégories de poids différentes, durant la même édition des Jeux Olympiques. C’était à Saint Louis, en 1904. Il s’imposa d’abord dans la catégorie des poids coq, en disputant un seul combat, car seulement deux pugilistes participaient au tournoi : il domina son compatriote George Finnegan, battu par K.O. technique au troisième round. De même, dans la catégorie des poids plume, seulement deux boxeurs étaient en lice : les Américains Frank Haller et Frederick Gilmore – Haller l’emporta. Le public voulait sans doute en avoir pour son argent, et protesta : il souhaitait voir Kirk affronter Haller. Kirk remonta donc sur le ring pour combattre contre Haller, et fut déclaré vainqueur par les juges. Kirk remporta donc une seconde médaille d’or dans la catégorie des poids plume, alors qu’il n’était même pas engagé. Il s’agit d’un cas unique.

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Forfait pour cause de piqûre de moustique

Maria Braun piquée au vif

1928BRAUN (2)La Néerlandaise Maria Braun remporta la médaille d’or dans le 100 mètres dos et la médaille d’argent dans le 400 mètres nage libre aux Jeux Olympiques d’Amsterdam, en 1928. Toujours en bonne forme, elle espérait briller de nouveau aux Jeux Olympiques, en 1932 à Los Angeles. De fait, elle se qualifia aisément pour les demi-finales du 400 mètres nage libre… auxquelles elle ne fut pas en mesure de participer : elle fut en effet transportée d’urgence à l’hôpital, victime d’un empoisonnement sanguin. Selon la version officielle, cette forte fièvre aurait été provoquée par une piqûre de moustique. Maria Braun demeura sceptique, car elle pensait avoir été victime d’un empoisonnement provoqué par des proches de l’Américaine Helene Madison, sa rivale. La thèse de la piqûre de moustique reste la plus plausible, mais, à la suite de cette mésaventure, Maria Braun, âgée de vingt et un ans et qui avait déjà établit six records du monde, décida sur-le-champ de mettre un terme à sa carrière de nageuse.

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Des citrouilles pour marquer les lignes d’eau

Halloween à Athènes

citrouilles (2)Pour le 100 mètres nage libre des Jeux Olympiques d’Athènes, en 1896, les organisateurs firent preuve d’une grande imagination. Déjà, un navire transporta les nageurs dans la baie du Pirée, où la ligne de départ était matérialisée par deux bouées. Les nageurs s’élancèrent vers le rivage, où la ligne d’arrivée était marquée par un drapeau rouge. Quant au parcours, il était tracé par une série de citrouilles évidées, lesquelles se balançaient au gré des vagues, ce qui perturbait les nageurs. Toujours est-il que le Hongrois Alfred Hajós s’imposa, en devançant d’un demi-mètre l’Autrichien Otto Herschmann. Les sources indiquent qu’il y eut 10 concurrents, mais on ignore leur performance, et même le nom de quatre d’entre eux.

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Un long surplace

Vitesse, vitesse…

cycliste (2)Lors d’une compétition cycliste de vitesse sur piste, deux concurrents, muscles tendus, s’affrontent lors d’un sprint rageur. Pourtant, la stratégie est fondamentale, et la compétition peut durer longtemps : ainsi, les protagonistes préfèrent souvent se situer à la seconde place, afin de surveiller leur adversaire, de choisir le bon moment pour lancer le sprint et de profiter de l’« aspiration ». Le surplace est une des tactiques favorites des cyclistes : le concurrent se trouvant en première position s’arrête, cale son vélo en travers pour tenter de contraindre son adversaire à se placer en tête. Un des records en la matière date des Jeux Olympiques de Tokyo, en 1964 : en demi-finale, l’Italien Giovanni Pettenella et le Français Pierre Trentin gratifièrent le public d’une séance de surplace de 21 minutes et 57 secondes. Finalement, Pettenella s’imposa ; puis il remportera la médaille d’or en battant en finale son compatriote Sergio Bianchetto.

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André Leducq fut le moins bon des Français en 1924

Dédé gueule d’amour et muscles d’acier… en devenir

1932leducq (2)Aux Jeux Olympiques de Paris, en 1924, l’épreuve cycliste sur route consistait en un redoutable contre-la-montre de 188 kilomètres. L’équipe de France était composée de quatre champions du Vélo-Club de Levallois, entraînés par Paul Ruinart : Armand Blanchonnet, René Hamel, Georges Wambst et André Leducq. Ce dernier, qui deviendra une grande vedette dans les années 1930 grâce à ses victoires dans le Tour de France (1930, 1932), fut le moins bon des quatre Tricolores : il termina neuvième, alors qu’Armand Blanchonnet, très efficace contre le vent, s’adjugea la médaille d’or, René Hamel, malgré une crevaison, termina troisième, Georges Wambst, retardé par trois crevaisons en 20 kilomètres, se classa huitième. Le classement par équipes, qui prenait en compte le résultat des trois meilleurs représentants de chaque nation, revint à la France, et André Leducq fut donc champion olympique.

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Les passages à niveau perturbent la course cycliste sur route en 1920

Champion olympique grâce à un passage à niveau

000STENQ-2-concentrateLors des Jeux Olympiques d’Anvers, en 1920, la course cycliste sur route consistait en un contre-la-montre de 175 kilomètres. Les coureurs partaient de Merksem, dans la banlieue d’Anvers, pour faire une boucle traversant Turnhout, Molt, Heist-op-den-Berg et Lierre, avec arrivée à Anvers, où se massait une foule immense. Sur une telle distance et avec un tel parcours, certains coureurs risquaient d’être bloqués par des passages à niveau fermés – la circulation ferroviaire étant privilégiée par rapport à la compétition olympique. Mais les officiels avaient anticipé le problème : si un des participants était retardé par le passage d’un train, son temps final serait diminué d’autant. En définitive, le Sud-Africain Henry Kaltenbrunn fut déclaré vainqueur, dans un temps de 4 heures 41 minutes et 26 secondes, devant le Français Fernand Canteloube. L’équipe sud-africaine partit célébrer la victoire, avant de recevoir une douche froide. En effet, cinq des quarante-deux arrivants avaient été retardés par un passage à niveau : parmi ceux-ci figurait le Suédois Harry Stenqvist, initialement troisième (4 h 44 min 2 s) ; ce dernier avait été retardé de 4 minutes et 1 seconde par le chemin de fer. Une fois le temps corrigé, Harry Stenqvist fut déclaré champion olympique (4 h 40 min 1 s).

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Deux concours de saut à la perche de rattrapage

Sacré dimanche !

1900Perche-2-concentrateLe concours de saut à la perche des Jeux Olympiques de Paris, en 1900, se déroula le dimanche 15 juillet. Les Américains protestèrent contre cette programmation, car la plupart ne voulaient pas concourir le jour du Seigneur. Un compromis fut trouvé : les organisateurs français décidèrent de maintenir le début de concours en ce jour du Seigneur, mais précisèrent que les Américains pourraient sauter le lundi s’ils le désiraient, et que le classement final se ferait à l’issue des deux concours. Or, au dernier moment, les organisateurs français firent volte-face, et un seul concours, celui du dimanche, serait organisé. De ce fait, les meilleurs Américains – Charles Dvorak, Dan Horton et Bascom Johnson – ne se trouvaient pas sur le terrain de la Croix-Catelan quand commença le concours du dimanche. Il était trop tard pour que les trois Américains – même s’ils avaient décidé de ne pas respecter le jour du Seigneur – y participent. En toute hâte, deux autres Américains, Irving Baxter, qui venait de remporter le saut en hauteur, et Meredith Colket, se rendirent sur le sautoir : Baxter s’imposa (3,30 m), devant Colket (3,25 m). Les Américains protestèrent vigoureusement. Pour calmer leur courroux, on organisa deux autres concours de saut à la perche, de manière « officieuse » : Bascom Johnson remporta le premier (3,38 m) ; Dan Horton remporta le second (3,45 m), devant Charles Dvorak (3,35 m). Tous firent donc mieux que le champion olympique – mais le palmarès ne fut pas modifié pour autant.

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Privé de record du monde par le public

Emporté par la foule…

1900IrvingBaxter (2)Les épreuves des Jeux Olympiques de Paris, en 1900, se déroulèrent à Croix-Catelan, dans le bois de Boulogne, dans un stade peu adapté pour la compétition : ovale de 500 mètres dessiné dans l’herbe en guise de piste ; pas de fosse de réception pour les sauts ; présence du public hors des gradins… Une des vedettes de ces Jeux fut l’Américain Irving Baxter, qui remporta deux médailles d’or (saut en hauteur, saut à la perche) et trois médailles d’argent, dans les concours de sauts sans élan (hauteur, longueur, triple saut). Il réalisa sa plus belle performance dans la compétition de saut en hauteur, en franchissant 1,90 mètre. Assuré de la médaille d’or, il décida de s’attaquer au record du monde, et demanda que la barre fût placée à 1,95 mètre. Or les spectateurs, enthousiastes, voulurent être au plus près pour voir l’exploit. En fait, la foule envahit la zone de saut… et Irving Baxter, pris dans la cohue – ce qui lui interdisait de prendre son élan – décida de renoncer à tenter le record et mit fin à son concours.

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