Katerina NEUMANNOVA (1973- )

Skieuse de fond tchèque

NEUMANNOVA-2-boostKaterina Neumannova fut longtemps surnommée la « Poulidor du ski de fond ». En effet, durant des années, de 1992 à 2005, elle multiplia les médailles aux Championnats du monde comme aux Jeux Olympiques, sans jamais remporter l’or. Elle obtint enfin une médaille d’or aux Championnats du monde en 2005, puis aux Jeux Olympiques de Turin en 2006, où elle s’imposa dans le 30 kilomètres. En outre, en 1996, elle participa aussi aux Jeux Olympiques d’été : elle se classa dix-huitième de l’épreuve de cross-country en V.T.T. Cette excursion vers le cyclisme « colle » bien à son surnom !

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Anfisa REZTSOVA (1964- )

Skieuse et biathlète russe

REZTOVA-2-concentrateLe palmarès d’Anfisa Reztsova présente une particularité : elle est la seule femme à avoir été championne olympique en ski de fond et en biathlon. Ainsi, en 1988, aux Jeux Olympiques d’hiver de Calgary, durant les compétitions de ski de fond, elle remporta le relais 4 fois 5 kilomètres et obtint la médaille d’argent dans le 20 kilomètres, sous les couleurs de l’Union soviétique. En 1992, aux Jeux Olympiques d’hiver d’Albertville, l’Union soviétique avait disparu, alors que le biathlon apparaissait au programme féminin : représentant la Communauté des États indépendants, Anfisa Reztsova participa aux épreuves de biathlon ; elle remporta le 7,5 kilomètres et obtint la médaille de bronze dans le relais 4 fois 7,5 kilomètres. En 1994, aux Jeux Olympiques d’hiver de Lillehammer, concourant désormais pour la Russie, Anfisa Reztsova remporta le relais 4 fois 7,5 kilomètres en biathlon. Anfisa Reztsova, qui représenta donc trois pays aux Jeux, obtint par ailleurs cinq médailles (dont trois en or) aux Championnats du monde de ski de fond et une médaille d’argent aux Championnats du monde de biathlon.

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Marja-Liisa HÄMÄLÄINEN-KIRVESNIEMI (1955- )

Skieuse de fond finlandaise

1984kirvesniemi-2-concentrateMarja-Liisa Hämäläinen remporta sept médailles olympiques et huit médailles (dont trois en or) aux Championnats du monde. Pourtant, sans son fiancé, Harri Kirvesniemi, son palmarès serait sans doute vierge. En effet, née dans une famille de skieurs de fond, Marja-Liisa Hämäläinen disputa sa première compétition en 1971. Or, dix ans plus tard, alors qu’elle avait déjà participé aux Jeux Olympiques en 1976 et en 1980, et plusieurs fois aux Championnats du monde, elle n’avait obtenu aucune médaille dans les compétitions individuelles internationales. Elle songea alors à mettre un terme à sa carrière sportive. Mais son fiancé, le skieur de fond Harri Kirvesniemi, l’en dissuada. Et il eut raison, car, aux Jeux Olympiques de Sarajevo, en 1984, Marja-Liisa Hämäläinen remporta les trois courses individuelles de ski de fond, ajoutant une médaille de bronze dans le relais. Après ce triomphe, pour que le conte de fée fût complet, Marja-Liisa Hämäläinen épousa Harri Kirvesniemi. Marja-Liisa Hämäläinen-Kirvesniemi participa encore trois fois aux Jeux Olympiques, obtenant une médaille de bronze en 1988 et deux médailles de bronze en 1994. Mais, comme les histoires d’amour finissent mal en général, le couple divorça en 2011.

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Václav NEDOMANSKY (1944- )

Hockeyeur sur glace tchécoslovaque

1972Nedomansky (2)Václav Nedomansky fut une des vedettes du hockey sur glace tchécoslovaque dans les années 1960-1970. Avec l’équipe nationale, il obtint notamment la médaille d’argent aux Jeux Olympiques d’hiver de Grenoble en 1968 et la médaille de bronze aux Jeux Olympiques d’hiver de Sapporo en 1972. Il fut aussi champion du monde en 1972. Mais Václav Nedomansky fut surtout le premier hockeyeur à quitter un des pays du bloc communiste pour venir jouer chez les professionnels en Amérique du Nord. En 1974, il quitta la Tchécoslovaquie, se réfugia en Suisse, puis gagna le Canada. Il évolua chez les professionnels jusqu’en 1983, mais il ne put revenir en Tchécoslovaquie qu’après la chute du Rideau de fer.

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Aleksandr GORELIK (1945-2012)

Patineur soviétique

1968GORELIK (2)Champion de patinage par couple, Aleksandr Gorelik, associé à Tatiana Zhuk, fut médaillé d’argent aux Jeux Olympiques d’hiver de Grenoble, en 1968. Ce couple n’était devancé que par leurs célèbres compatriotes Oleg Protopopov et Ludmila Beloussova. Ces derniers prenant leur retraite sportive, les plus belles perspectives s’ouvraient à Aleksandr Gorelik et Tatiana Zhuk, présentés comme leurs héritiers. Mais Tatiana Zhuk prit une autre décision : mariée au footballeur Albert Chesternev, elle mit fin à sa carrière car elle attendait un enfant. Aleksandr Gorelik chercha une nouvelle partenaire, tenta de convaincre Irina Rodnina de patiner avec lui, mais celle-ci fit un autre choix. Aleksandr Gorelik mit donc lui aussi fin à sa carrière.

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Birger WASENIUS (1911-1940)

Patineur de vitesse finlandais

1936Wasenius-2-sepiaBirger Wasenius fut le meilleur représentant finlandais dans les compétitions de patinage de vitesse des Jeux Olympiques d’hiver de Garmisch-Partenkirchen en 1936, dominées par les Norvégiens, qui remportèrent les quatre médailles d’or. En effet, il s’adjugea deux médailles d’argent (5000 et 10000 mètres) et une médaille de bronze (1500 mètres). Champion du monde en 1939, il n’aura malheureusement pas la possibilité d’enrichir son palmarès : sergent-major dans l’armée finlandaise, il fut tué pendant la guerre d’Hiver en 1940.

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Ole Imerslun REISTAD (1898-1949)

Sportif et militaire norvégien

1928Reistad (2)Ole Imerslun Reistad fut avant tout militaire. Mais il fait partie des rares sportifs à avoir participé aux Jeux Olympiques d’été et aux Jeux Olympiques d’hiver. D’abord, il disputa le pentathlon moderne aux Jeux Olympiques d’été d’Anvers en 1920 (il abandonna durant la compétition) : rappelons que le pentathlon moderne, inventé par Pierre de Coubertin, est une discipline évoquant le parcours d’un militaire. Ensuite, aux Jeux Olympiques d’hiver de Saint-Moritz, avec l’équipe de Norvège, il remporta une épreuve qui semblait faite pour lui : la patrouille militaire, ancêtre du biathlon et qui avait le statut de sport de démonstration. Durant la Seconde Guerre mondiale, Ole Imerslun Reistad dirigea la Petite Norvège, un camp de formation pour la force aérienne royale norvégienne basé au Canada.

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Jerzy KULEJ (1940-2012)

Boxeur et homme politique polonais

kulej (2)Certains personnages exercent leur talent dans divers domaines, et semblent avoir plusieurs vies. Ainsi de Jerzy Kulej. Il se fit d’abord connaître comme boxeur. Il débuta sa carrière très jeune (à seize ans), et devint champion d’Europe de poids super-légers en 1963 (il le sera de nouveau en 1965 et en 1967). Surtout, il obtint deux médailles d’or aux Jeux Olympiques, toujours dans la catégorie des super-légers : en 1964 à Tokyo, il domina en finale le Soviétique Yevgeniy Frolov ; en 1968 à Mexico, il battit en finale le Cubain Enrique Regüeiferos. Par la suite, Jerzy Kulej fut commentateur sportif pour la chaine télévisée Polsat Sport, fit l’acteur et apparu un film mineur de Marek Piwowski, Przepraszam, czy tu bija ? (1976), et dans des séries télévisées. Surtout, il se lança en politique. Au temps de la Pologne communiste, il fut adhérent du Parti ouvrier unifié polonais (Parti communiste) de 1975 à 1990, et appartint à la Milicja Obywatelska (Milice des citoyens), une police d’État. Après la chute du communisme, il siégea au Parlement de 2001 à 2005, élu sur une liste de la Sojusz Lewicy Demokratycznej (Alliance de la gauche démocratique).

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Meyer PRINSTEIN (1878-1925)

Athlète américain

1900Prinstein-2-concentrateMeyer Prinstein, spécialiste du saut en longueur et du triple saut, a remporté trois médailles d’or aux Jeux Olympiques, mais il devrait sans doute en compter cinq. En effet, aux Jeux de Paris, en 1900, Meyer Prinstein réussit une excellente performance (7,17 mètres) dans le concours de qualification du saut en longueur. À l’époque, les performances réalisées lors des épreuves de qualification étaient prises en compte pour établir le classement définitif, et Meyer Prinstein pensait donc que cet excellent saut lui vaudrait la victoire ; en effet, la finale se déroulait un dimanche, et l’université de Syracuse, qu’il représentait, interdisait à ses athlètes de participer à cette compétition en ce jour du Seigneur. Son compatriote Alvin Kraenzlein, qui défendait les couleurs de l’université de Pennsylvanie, fut au contraire autorisé à prendre part à la finale : ce dimanche-là, il parvint à améliorer d’un petit centimètre la performance de Prinstein, lequel se vit privé du titre olympique. Cette situation causa un malaise, car Kraenzlein aurait indiqué à Prinstein que lui non plus ne concourrait pas un dimanche… Durant ces Jeux de Paris, Meyer Prinstein remporta néanmoins le triple saut. En 1904, aux Jeux de Saint Louis, il s’adjugea deux médailles d’or en se montrant très supérieur à ses concurrents dans les épreuves du saut en longueur (7,34 m) et du triple saut (14,35 m). En 1906, aux « Jeux intercalaires » d’Athènes, il s’adjugea une nouvelle médaille d’or dans le concours de saut en longueur ; mais, un demi-siècle plus tard, le Comité international olympique (C.I.O.) décidera de rayer ces « Jeux intercalaires » d’Athènes des palmarès.

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Alvin KRAENZLEIN (1876-1928)

Athlète américain

1900KRAENZLEIN-2-sepiaAlvin Kraenzlein fut le premier athlète à remporter quatre titres lors d’une même édition des Jeux Olympiques, en l’occurrence à Paris en 1900. Il est considéré comme l’inventeur de la technique moderne de la course de haies. En effet, il mit au point pour les courses de haies une technique innovante consistant à franchir la haie jambe tendue. En outre, il excellait en sprint et en saut en longueur. Aux Jeux Olympiques de Paris, en 1900, il remporta le 60 mètres plat, le 110 mètres haies, le 200 mètres haies, mais aussi le concours de saut en longueur, ce qui fit polémique. En effet, le détenteur du record du monde, son compatriote Meyer Prinstein, avait terminé en tête du concours de qualification avec un saut de 7,17 mètres. Prinstein, qui comme les autres athlètes de l’université de Syracuse n’avait pas le droit de concourir le dimanche, était donc absent lors de la finale de l’épreuve. Il espérait néanmoins que la performance qu’il avait réalisée lors des qualifications lui permettrait de remporter le titre. Or Kraenzlein, qui défendait les couleurs de l’université de Pennsylvanie, laquelle autorisait ses étudiants à concourir le dimanche, sauta à 7,18 mètres : Kraenzlein, qui avait indiqué à Prinstein que lui non plus ne concourrait pas un dimanche, remporta ainsi la médaille d’or, ce qui provoqua des tensions dans l’équipe américaine.

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