Gillis GRAFSTRÖM (1893-1938)

Patineur suédois

GRAFSTRÖM (2)Gillis Grafström s’est construit un immense palmarès olympique. Pourtant, il n’était guère attiré par la compétition : il était avant tout passionné par la précision artistique que nécessite le patinage, maîtrisant à la perfection l’exercice des figures imposées, et il ne participa qu’à trois reprises aux Championnats du monde (1922, 1924 et 1929), remportant à chaque fois la médaille d’or. Réputé pour son élégance naturelle, il fut aussi le premier patineur à maîtriser l’axel, et créa plusieurs pirouettes. En outre, sa carrière olympique débuta de manière curieuse : il obtint sa première médaille d’or aux Jeux Olympiques… d’été, à Anvers, en 1920 ; de plus, il dut patiner avec une vieille paire de patins, trop petite, car il avait cassé un de ses patins ! Lors des premiers Jeux Olympiques d’hiver, en 1924 à Chamonix, il fut de nouveau médaillé d’or, devançant de peu l’Autrichien Willy Böckl. Il s’imposa encore aux Jeux d’hiver Saint-Moritz, en 1928, malgré une inflammation au genou. Il participa une dernière fois aux Jeux Olympiques en 1932, à Lake Placid : à trente-huit ans, il obtint une médaille d’argent, battu par l’Autrichien Karl Schäfer. Par ailleurs, Gillis Grafström était peintre et poète, et il se constitua une impressionnante collection d’œuvres d’art et d’artefacts historiques liés au patinage.

©Pierre LAGRUE