Jeux de 2024 : premier oral à Doha

Allyson Felix à la rescousse de Los Angeles

Le 15 novembre 2016 a lieu à Doha (Qatar) la première présentation officielle des candidatures à l’organisation des Jeux de 2024 devant le Comité international olympique (C.I.O.). En 20 minutes, Budapest, Los Angeles et Paris doivent démontrer la validité de leur dossier. Après, il n’y aura plus que deux étapes, le rapport de la commission d’évaluation du C.I.O. en juillet 2017, et le vote, le 13 septembre 2017. Angela Ruggiero, présidente de la commission des athlètes du C.I.O. et responsable de la stratégie de la candidature de Los Angeles, espère que la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle aux États-Unis ne constitue pas un handicap rédhibitoire pour la Cité des Anges. Pour séduire les cardinaux et atténuer l’effet Trump, Los Angeles table sur le charme de l’athlète Allyson Felix, six fois médaillée aux Jeux et nouvelle venue dans le casting américain. Paris, de son côté, se situe dans la continuité de son projet, avec Teddy Riner en tête d’affiche. Rien ne sera définitif après Doha, mais il vaut mieux ne pas se louper au Qatar. À l’issue de son intervention, Teddy Riner a insisté sur la notion de partage que sous-tendait le projet parisien.

Pourtant, le résultat de l’élection présidentielle en France pourrait avoir un effet destructeur, et le partage célébré par Teddy Riner pourrait bien être jeté aux oubliettes. Le 13 septembre 2017, à Lima, espérons que le C.I.O. ne se trouvera pas contraint de choisir pour accueillir les Jeux de 2024 entre les États-Unis de Donald Trump, la Hongrie de Viktor Orbán et la France de la famille Le Pen. Cette situation entérinerait la mort de l’humanisme cher à Pierre de Coubertin. Mais les questions sportives seraient alors bien secondaires.

©Pierre LAGRUE




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