Pál SCHMITT (1942- )

Escrimeur et homme politique hongrois

1972-SCHMITT (2)Pál Schmitt est bien connu dans l’univers politique. Membre du Fidesz, il fut élu à l’Assemblée nationale hongroise en 2010, et en devint le président. En août 2010, avec le soutien du Premier ministre d’ultra-droite Viktor Orbán, il fut élu président de la République de Hongrie. Il restera en poste jusqu’en avril 2012, contraint de démissionner car il était mis en cause dans une affaire de plagiat. Tout cela nous éloigne de l’olympisme. Revenons-y. En effet, dans sa jeunesse, Pál Schmitt avait brillé en escrime : il obtint la médaille d’or dans la compétition d’épée par équipes aux Jeux Olympiques de Mexico, en 1968, puis de Munich, en 1972. Il obtint également six médailles aux Championnats du monde, de 1967 à 1974. Par ailleurs, il fut vice-président du Comité international olympique de 1995 à 1999. Et il épousa une gymnaste, Katalin Makray, médaillée d’argent (barres asymétriques) aux Jeux Olympiques de Tokyo en 1964.

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Attila PETSCHAUER (1904-1943)

Escrimeur hongrois

ATTILA-2-antiqueAttila Petschauer fut un des meilleurs sabreurs des années 1920 et 1930. Il remporta notamment deux médailles d’or dans la compétition de sabre par équipes aux Jeux Olympiques, en 1928 et en 1932, ainsi qu’une médaille d’argent à titre individuel, en 1928, battu par son compatriote Odon Tersztyanssky. Mais Attila Petschauer était juif. Si son statut de sportif d’élite lui permit d’échapper au service du travail forcé imposé aux Juifs hongrois au début de la Seconde Guerre mondiale, ce même statut va lui valoir la mort. En 1943, Attila Petschauer fut envoyé dans un camp de travail forcé en Ukraine, dirigé par le lieutenant-colonel Kalman Cseh, un champion d’équitation hongrois. Attila Petschauer pensait échapper au pire car, avant la guerre, les deux hommes étaient très amis. Mais, l’être humain révèle souvent son vrai visage dans les pires conditions. Plutôt que de permettre à Attila Petschauer de bénéficier de conditions de détention moins horribles, Kalman Cseh va ordonner à ses subordonnés de « maltraiter ce Juif ». Le 20 janvier 1943, Attila Petschauer est exécuté de manière atroce. Károly Kárpáti, champion olympique de lutte, décrit dans ses Mémoires les conditions tragiques de la mort d’Attila Petschauer : « Les gardes lui ont dit : “Toi, le médaillé olympique… regarde cet arbre où tu vas mourir”. C’était encore l’hiver et la température était basse, mais il fut déshabillé et suspendu à un arbre. Les gardes s’amusèrent à le tabasser, et l’aspergèrent d’eau. La glace se forma sur son corps… Il est mort peu après. » Quand on affirme que le sport rapproche les hommes, il faut donc nuancer le propos, et rappeler le sort réservé à Attila Petschauer par Kalman Cseh, son compatriote, coéquipier et « ami ». La destinée tragique d’Attila Petschauer a fait l’objet d’un film d’István Szabó, Sunshine (1999), dans lequel Ralph Fiennes joue son personnage.

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Ivan OSIIER (1888-1965)

Escrimeur danois

OSIIEREscrimeur polyvalent, maîtrisant les trois armes (il fut champion de Scandinavie six fois au fleuret, six fois au sabre et une fois à l’épée), Ivan Osiier ne remporta qu’une médaille olympique : il s’adjugea la médaille d’argent dans la compétition à l’épée aux Jeux Olympiques de Stockholm, en 1912, s’intercalant entre les Belges Paul Anspach et Philippe le Hardy de Beaulieu. Pourtant, il connut une longévité sportive étonnante. Il participa pour la première fois aux Jeux en 1908, pour la dernière fois en 1948. Sur cette période, il est une édition durant laquelle il fut absent : celle de Berlin, en 1936. En effet, juif, Ivan Osiier fut un des rares sportifs à boycotter ces Jeux nazis. On note une curiosité : aux Jeux de Paris, en 1924, il laissa en quelque sorte la vedette à son épouse, Ellen Osiier, médaillée d’or dans l’épreuve individuelle à l’épée.

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Albertson VAN ZO POST (1866-1933)

Escrimeur américain considéré comme cubain

1904VAN-ZOQuand on connaît l’antagonisme qui existe depuis la révolution castriste entre les États-Unis et Cuba, les atermoiements concernant la nationalité sportive d’Albertson Van Zo Post font sourire. Albertson Van Zo Post est un des très rares escrimeurs à avoir été médaillé olympique dans les trois armes. Aux Jeux Olympiques de 1904, à Saint Louis, Albertson Van Zo Post participa aux cinq compétitions d’escrime et il obtint à chaque fois une médaille. Il remporta la médaille d’or dans la compétition de fleuret par équipes (pour le compte d’une équipe mixte ou de Cuba selon les sources), la médaille d’argent dans l’épreuve individuelle de fleuret, une médaille de bronze dans les compétitions individuelle d’épée et de sabre. Il y ajouta une médaille d’or dans la compétition individuelle de bâton (sport de démonstration durant ces Jeux), faisant donc carton plein. Dans les palmarès officiels du Comité international olympique (C.I.O.), Albertson Van Zo Post est présenté comme cubain. En fait, né à Cincinnati, il était bien américain.

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Otto HERSCHMANN (1877-1942)

Nageur, escrimeur et dirigeant sportif autrichien

1896-HerschmannOtto Herschmann se distingua lors des Jeux Olympiques d’Athènes, en 1896: il se classa deuxième du 100 mètres, la première course de natation des Jeux Olympiques modernes, derrière le Hongrois Alfred Hajós, une épreuve qui se déroulait dans l’eau fraîche (13 0C) et troublée de la baie de Zéa, au Pirée. Mais Otto Herschmann était aussi escrimeur: en 1906, aux «Jeux intercalaires» d’Athènes, il participa à la compétition de sabre, sans obtenir de médaille. Devenu président du Comité olympique autrichien, Otto Herschmann s’adjugea la médaille d’argent dans l’épreuve de sabre par équipes aux Jeux de Stockholm, en 1912. Otto Herschmann est un des rares sportifs à avoir obtenu une médaille olympique dans deux disciplines différentes, et le seul président d’un Comité olympique national en exercice à s’être adjugé une médaille aux Jeux. Otto Herschmann, dirigeant sportif reconnu en Europe, se rendit aux États-Unis dès 1913, afin d’étudier le système de préparation américain, le plus efficace à l’époque. Président de la Fédération autrichienne de natation de 1914 à 1932, Otto Herschmann, juif, fut déporté au camp de concentration de Sobibor en janvier 1942, et il y décéda en novembre de la même année.

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Periklís Pierrákos MAVROMICHÁLIS (1863-1938)

Militaire, homme politique et escrimeur grec

1896-Mavromichalis-antiquePeriklís Pierrákos Mavromichális s’est distingué comme officier de cavalerie. Il combattit lors de la guerre gréco-turque de 1897, durant les guerres balkaniques (1912-1913), puis, devenu général, il commanda le second corps d’armée durant la campagne d’Asie Mineure (1919-1922). Compagnon de Nikolaos Plastiras durant la révolution de septembre 1922, Periklís Pierrákos Mavromichális fut ministre de l’Intérieur en 1922, puis général en chef de l’armée grecque sur l’Hèbre à partir de 1923. Mais ce qu’on sait moins, c’est que Periklís Pierrákos Mavromichális participa aux Jeux Olympiques. En effet, en 1896 aux Jeux d’Athènes, dans la compétition de fleuret dominée par les Français Eugène Gravelotte et Henri Callot, il prit la troisième place. En fait, tout comme son compatriote Athanasios Vouros, il avait remporté deux assauts lors des phases de poule, mais, comme Vouros avait bénéficié du forfait d’un concurrent, le jury décida d’accorder la troisième place à Mavromichális. À l’époque, cela n’avait guère d’importance, car les troisièmes des épreuves ne recevaient aucune récompense. C’est donc à titre rétroactif que Periklís Pierrákos Mavromichális est considéré comme médaillé de bronze olympique.

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Ellen PREIS (1912-2007)

Escrimeuse autrichienne

1932PREISSEllen Preis obtint trois médailles aux Jeux Olympiques, la première en 1932, la dernière en 1948. Mais ce n’est pas pour cette longévité sportive que l’olympisme inattendu la met à l’honneur, mais pour le scénario de sa victoire en 1932, aux Jeux Olympiques de Los Angeles. Née à Berlin de parents autrichiens, Ellen Preis, athlète de bon niveau, est initiée au fleuret à l’âge de 18 ans par sa tante, Wilhelmine Werdink. Elle est sélectionnée dans l’équipe d’Autriche pour les Jeux Olympiques de Los Angeles en 1932. Lire la suite

Georges de LA FALAISE (1866-1910)

Escrimeur et militaire français

1900-lafalaiseLe comte Louis Venant Gabriel Le Bailly de La Falaise, connu sous le nom de Georges de La Falaise, fut le premier Français couronné champion olympique de sabre. En effet, le 18 juin 1900, durant les Jeux Olympiques de Paris, il remporta la compétition de sabre réservée aux «amateurs», en battant notamment en finale son compatriote Léon Thiébault. Sorti sous-lieutenant de l’École militaire de Saint-Cyr en 1897, capitaine de régiment de chasseurs à cheval par la suite, Louis Venant Gabriel Le Bailly de La Falaise est connu pour avoir promu le sabre au sein de l’armée. Lire la suite

Ramon FONST (1883-1959)

Escrimeur cubain

1900-FONSTÊtre le premier champion olympique de son pays mérite bien une mention particulière. Rendons donc hommage à Ramon Fonst, qui fut, en 1900 aux Jeux de Paris, le premier Cubain couronné champion olympique. En effet, il remporta le tournoi d’épée, chez les «amateurs». Pourtant, il n’y eut pas de délégation cubaine à ces Jeux de Paris, mais Ramon Fonst (17 ans), qui vivait en France depuis de longues années, s’engagea à titre individuel. Ramon Fonst participa aussi à la compétition d’épée réunissant les meilleurs «amateurs» et les meilleurs maîtres d’armes («professionnels»), et il ne s’inclina qu’en finale, battu par le Français Albert Ayat, qui n’était autre que son professeur habituel! Ramon Fonst enrichira nettement son palmarès aux Jeux de Saint Louis, en 1904, s’adjugeant la médaille d’or à l’épée comme au fleuret, la médaille d’or au fleuret par équipes. Il est vrai que la concurrence s’avérait malingre, puisqu’on ne comptait que 11 escrimeurs, contre 260 à Paris en 1900. Plus aucun Cubain ne participera aux Jeux avant 1924. Ramon Fonst, alors âgé de 40 ans, reviendra alors aux Jeux, à Paris, mais ne s’adjugera pas de médaille. Ramon Fonst remportera également 6 médailles d’or aux Jeux d’Amérique centrale et des Caraïbes entre 1926 et 1938, et il sera président du Comité olympique cubain.

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Antonio CONTE (1867-1953)

Escrimeur italien

1900-CONTEL’Italie est une des nations majeures de l’escrime olympique. Rendons donc hommage à Antonio Conte, qui fut, en 1900 aux Jeux de Paris, le premier escrimeur Italien couronné champion olympique. En effet, Antonio Conte s’imposa dans la compétition de sabre réservée aux maîtres d’armes, c’est-à-dire aux professionnels, en remportant ses 7 assauts dans la poule finale. On note qu’il s’imposa devant son illustre compatriote Italo Santelli, un maîtres d’armes installé en Hongrie depuis 1896 qui créa une méthode révolutionnaire, fondée sur une défense rapide, connue sous l’expression «système Santelli». Antonio Conte, quant à lui, ne laissa guère d’autre trace dans l’histoire du sport.

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