Nedo Nadi pleurait dans son coin

Sèche tes larmes…

NadiAux Jeux Olympiques d’Anvers, en 1920, le dénouement de la compétition individuelle de fleuret fut poignant. Le Français Roger Ducret avait battu l’Italien Nedo Nadi, et il pensait ainsi tenir la médaille d’or. Très déçu, Nedo Nadi partit pleurer dans son coin. Mais, dans son dernier assaut, Roger Ducret fut battu par l’Italien Pietro Speciale, qui avait été dominé par tous ses adversaires jusque-là. Nedo Nadi fut donc tout surpris de remporter la médaille d’or… et il sécha ses larmes.

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Ayat contre Fonst en 1900

Quand le maître bat son élève…

1900AYATParfois, l’élève veut dépasser le maître. Mais, en escrime, il est rare qu’un élève veuille affronter son professeur, sauf quand il y est contraint. Ce fut le cas pour Cubain Ramon Fonst. En effet, aux Jeux Olympiques de Paris, en 1900, le programme comportait des compétitions d’escrime pour les «amateurs», d’autres pour les maîtres d’armes, c’est-à-dire des «professionnels». À l’épée, le jeune Ramon Fonst (17 ans), qui vivait en France depuis de longues années, l’emporta chez les amateurs, et Albert Ayat s’imposa chez les maîtres d’armes. Puis les meilleurs amateurs se confrontèrent aux meilleurs maîtres d’armes: Albert Ayat domina Ramon Fonst, qui était… son élève. Une leçon particulière?

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Alaaeldin ABOUELKASSEM (1990- )

Escrimeur égyptien

2012abdelL’olympisme inattendu rend hommage aux auteurs de «premières» (même si, en toute chose, il faut bien une première). Célébrons donc Alaaeldin Abouelkassem qui réalisa en 2012 aux Jeux Olympiques de Londres une double première en obtenant la médaille d’argent dans l’épreuve individuelle de fleuret: il apportait à l’Égypte sa première médaille en escrime, et devenait le premier escrimeur africain médaillé aux Jeux.

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La patience de Lucien Gaudin

Tout vient à point à qui sait attendre…

Gaudin4Considéré comme le meilleur escrimeur français du début du XXe siècle, Lucien Gaudin n’obtint sa première médaille d’or individuelle aux Jeux Olympiques qu’en 1928, à 42 ans. Éclectique, il brillait pourtant au fleuret comme à l’épée, réconciliant les adeptes de deux armes aussi dissemblables. Avec Gaudin, l’escrime changeait de statut, ce sport se transformant en art. Mais le sort lui fut vraiment contraire. Lire la suite