Ivar BÖHLING (1889-1929)

Lutteur finlandais

bohlingIvar Böhling figure ici au titre de l’olympisme inattendu, car il obtint la médaille d’argent dans la catégorie des lourds-légers aux Jeux Olympiques de Stockholm, en 1912, d’une curieuse manière. En finale, Ivar Böhling et le Suédois Anders Ahlgren n’avaient pas réussi à se départager. Les juges refusèrent de décerner une médaille d’or, au motif que le champion olympique devait gagner la finale. Le jury décida d’attribuer aux deux hommes une médaille d’argent. Ivar Böhling fut par la suite champion d’Europe en 1914, avant de combattre chez les professionnels.

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Kaori Icho a-t-elle dépassé Kareline ?

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Oerter, Lewis et Phelps pour compagnons

Aux Jeux Olympiques de Rio en 2016, la Japonaise Kaori Icho s’est imposée pour la quatrième fois consécutivement dans la compétition de lutte libre (moins de 58 kg). Remporter quatre médailles d’or à la suite dans la même épreuve est rarissime: seuls les Américains Al Oerter (lancer du disque), Carl Lewis (saut en longueur) et Michael Phelps (natation) y sont parvenus. Mieux, la lutte n’ayant été inscrite au programme féminin qu’aux Jeux d’Athènes, en 2004, la Japonaise a remporté tous les titres olympiques dans sa catégorie. Kaori Icho est une véritable icône au pays du Soleil levant. Mais se situe-t-elle vraiment tout en haut du panthéon olympique de la lutte? Difficile de l’affirmer. En effet, la lutte féminine est un sport majeur au Japon, populaire dans certains pays d’Asie, mais peu pratiquée ailleurs. Et n’oublions pas qu’Alexandre Kareline, champion olympique en 1988, 1992 et 1996, imposa à la Fédération internationale de renoncer à la modification des catégories de poids alors envisagée (limiter le poids maximal à 125 kg au lieu de 130 kg) afin qu’il puisse participer aux Jeux de Sydney en 2000… où il fut battu pour la première fois depuis 1987.

©Pierre LAGRUE



Kareline plus fort que la Fédération internationale de lutte

Diktat !

KarelineAprès les Jeux Olympiques d’Atlanta, en 1996, la Fédération internationale de lutte décida de modifier les catégories de poids. Ainsi, chez les lourds, elle voulait fixer la limite à 125 kg au lieu de 130 kg. Mais le Russe Alexandre Kareline, champion olympique en 1988, 1992 et 1996, qui pensait prendre sa retraite sportive, fit volte-face. Il posa néanmoins une condition pour continuer à combattre: que la Fédération internationale renonçât à cette modification de poids. Et la Fédération s’exécuta. Kareline combattra jusqu’en 2000, mais l’Américain Rulon Gardner le dominera en finale aux Jeux Olympiques de Sydney. Alexandre Kareline n’avait plus connu la défaite depuis 1987.

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Steeve GUÉNOT (1985- )

Lutteur français

2008GUENOT3Steeve Guénot a marqué l’histoire olympique française en redonnant, dans les années 2000, ses lettres de noblesse à la lutte, grande spécialité française au début du XXe siècle, tout en écrivant une jolie histoire familiale. Lire la suite