Aleksandr GORELIK (1945-2012)

Patineur soviétique

1968GORELIK (2)Champion de patinage par couple, Aleksandr Gorelik, associé à Tatiana Zhuk, fut médaillé d’argent aux Jeux Olympiques d’hiver de Grenoble, en 1968. Ce couple n’était devancé que par leurs célèbres compatriotes Oleg Protopopov et Ludmila Beloussova. Ces derniers prenant leur retraite sportive, les plus belles perspectives s’ouvraient à Aleksandr Gorelik et Tatiana Zhuk, présentés comme leurs héritiers. Mais Tatiana Zhuk prit une autre décision : mariée au footballeur Albert Chesternev, elle mit fin à sa carrière car elle attendait un enfant. Aleksandr Gorelik chercha une nouvelle partenaire, tenta de convaincre Irina Rodnina de patiner avec lui, mais celle-ci fit un autre choix. Aleksandr Gorelik mit donc lui aussi fin à sa carrière.

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Birger WASENIUS (1911-1940)

Patineur de vitesse finlandais

1936Wasenius-2-sepiaBirger Wasenius fut le meilleur représentant finlandais dans les compétitions de patinage de vitesse des Jeux Olympiques d’hiver de Garmisch-Partenkirchen en 1936, dominées par les Norvégiens, qui remportèrent les quatre médailles d’or. En effet, il s’adjugea deux médailles d’argent (5000 et 10000 mètres) et une médaille de bronze (1500 mètres). Champion du monde en 1939, il n’aura malheureusement pas la possibilité d’enrichir son palmarès : sergent-major dans l’armée finlandaise, il fut tué pendant la guerre d’Hiver en 1940.

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Jogan Olav KOSS (1969- )

Patineur de vitesse norvégien

KOSS (2)Jogan Olav Koss pourrait être vu comme l’exemple parfait de l’olympien. En effet, déjà médaillé d’or dans le 1 500 mètres aux Jeux Olympiques d’Albertville en 1992, il fut l’indiscutable vedette des Jeux d’hiver de Lillehammer 1994 : il remporta les 1 500, 5 000 et 10 000 mètres, en battant à chaque fois le record du monde Surtout, personnage généreux, Jogan Olav Koss mit sa notoriété au service de l’aide aux enfants du Tiers Monde dans le cadre de missions de l’U.N.I.C.E.F.

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Tonya HARDING (1970- )

Patineuse américaine

HARDINGLa patineuse artistique Tonya Harding est devenue mondialement « célèbre » peu avant les Jeux Olympiques de Lillehammer, en 1994. Six semaines avant la compétition, sa rivale américaine, Nancy Kerrigan, fut agressée par un « commando » et blessée au genou. Ce « commando » était commandé par le mari et entraîneur de Tonya Harding. Cette dernière nia toute implication dans cette affaire. Faute de preuves, elle fut autorisée à participer aux Jeux : déconcentrée, Tonya Harding tomba à plusieurs reprises durant le programme libre et ne prit que la huitième place de l’épreuve remportée par la jeune Ukrainienne Oksana Baïul, alors que Nancy Kerrigan, moins grièvement blessée qu’on ne le pensait, obtint la médaille d’argent. La suite de la vie de Tonya Harding ressembla à un roman noir : condamnée par la justice dans l’« affaire Kerrigan », exclue de la Fédération américaine de patinage, elle continua de défrayer la chronique. Ainsi, une vidéo hard de sa nuit de noces fut rendue publique. En 2003-2004, elle devint boxeuse, combattant sans grand succès. Elle apparut aussi dans quelques séries télévisées, puis tomba dans l’anonymat, exerçant divers métiers (soudeuse, peintre en bâtiment…). Elle sortit de cet anonymat en décembre 2017, grâce au cinéaste australien Craig Gillespie, qui tourna un biopic parodique consacrée à l’ancienne patineuse, I Tonya (Moi, Tonya). Ce pseudo-documentaire consacré à la « méchante » de l’histoire prend quelques libertés avec la vérité, mais il n’occulte pas le fait que Tonya Harding était issue d’une Amérique glauque, qu’elle fut battue par sa mère, puis abusée par son mari. Margot Robbie, qui campe une Tonya Harding plus grossière que l’originale, fut nommée aux oscars pour ce rôle.

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Clara HUGHES (1972- )

Patineuse de vitesse et cycliste canadienne

HUGHES (2)Clara Hughes est une des rares championnes à avoir obtenu une médaille à la fois aux Jeux Olympiques d’été et d’hiver. En effet, aux Jeux Olympiques d’été d’Atlanta, en 1996, elle s’adjugea la médaille de bronze dans la course cycliste sur route, derrière la Française Jeannie Longo et l’Italienne Imelda Chiappa, et la médaille de bronze dans le contre-la-montre. Par ailleurs, elle remporta quatre médailles olympiques en patinage de vitesse, dont une médaille d’or dans le 5 000 mètres aux Jeux Olympiques de Turin en 2006. Ajoutons que Clara Hughes milite pour la préservation de l’environnement.

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Christine WITTY (1975- )

Patineuse de vitesse américaine

WITTY-2-boostChristine Witty fut médaillée d’argent dans le 1 000 mètres et médaillée de bronze dans le 1 500 mètres aux Jeux Olympiques d’hiver de Nagano en 1998. En, 2002, à Salt Lake City, elle s’adjugea la médaille d’or dans le 1 000 mètres. Ses succès et son charisme lui valurent d’être le porte-drapeau de la délégation américaine lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux d’hiver de Turin, en 2006. Mais si l’olympisme inattendu lui accorde une mention, c’est parce qu’elle participa également aux Jeux Olympiques… d’été ! En effet, en 2000 à Sydney, elle disputa une compétition cycliste : elle se classa cinquième du 500 mètres sur piste.

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Oksana BAÏUL (1977- )

Patineuse ukrainienne

patineuse-2-hermajestyEn 1994, aux Jeux Olympiques de Lillehammer, la compétition féminine de patinage artistique devait se résumer à un duel sulfureux entre les Américaines Tonya Harding et Nancy Kerrigan, du moins pour les médias : la controverse autour de Tonya Harding, qui avait commandité l’agression de sa rivale Nancy Kerrigan, captait en effet l’essentiel de leur attention. Or Oksana Baïul, surnommée le « Cygne d’Odessa », arbitra se duel et s’adjugea la médaille d’or : dans le programme libre, au son du Lac des cygnes de Tchaïkovski, elle réalisa une superbe prestation, agrémentée de cinq triples sauts. Il faut dire que le « Cygne d’Odessa » avait dû surmonter de multiples épreuves, ce qui forgea sans doute son caractère : son père abandonna le foyer familial lorsqu’elle avait deux ans à peine ; sa mère succomba à un cancer en 1991, alors que ses deux grands-parents étaient déjà morts. Ce triomphe lui tourna-t-il la tête ? Toujours est-il que cette toute jeune femme, qui eut à subir plusieurs blessures liées à une dernière poussée de croissance, provoqua un accident de la route en 1997 alors qu’elle conduisait en état d’ivresse. Elle parvint à reprendre sa vie en main, monta sa propre ligne de vêtements et apparut dans diverses émissions de télévision.

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Christopher BOWMAN (1967-2008)

Patineur américain

BOWMAN-2-boostChristopher Bowman, connu pour sa personnalité exubérante et pour ses capacités à faire le show dans les compétitions de patinage artistique, participa aux Jeux Olympiques en 1988 et en 1992, sans obtenir de médailles (il fut septième en 1988 et quatrième en 1992). S’il mérite mention au titre de l’olympisme inattendu, c’est parce que, auparavant, il avait tourné dans deux épisodes de la populaire série télévisée La Petite Maison dans la prairie. Mais certaines histoires se terminent de façon tragique : Christopher Bowman fut trouvé mort dans un motel de North Hills ; il avait quarante ans et succomba sans doute d’une overdose.

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Seiko HASHIMOTO (1964- )

Patineuse, cycliste et femme politique japonaise

Hashimoto-2-boostRares sont les champions qui ont participé à la fois aux Jeux Olympiques d’été et d’hiver. Seiko Hashimoto mérite donc mention. Surtout, encore plus rare, elle se lança avec succès en politique. Seiko Hashimoto participa quatre fois consécutivement aux Jeux Olympiques d’hiver (de 1984 à 1992) en patinage de vitesse : elle réalisa sa meilleure performance en 1992 à Albertville, obtenant une médaille de bronze dans le 1 500 mètres. Elle participa également trois fois consécutivement aux Jeux Olympiques d’été (de 1988 à 1996), dans les épreuves de cyclisme sur piste, sans obtenir de médaille. Avant même la fin de sa carrière sportive, elle se lança en politique : en 1995, elle fut élue à la Chambre des conseillers. En 2008-2009, elle fut secrétaire d’État aux Affaires étrangères. Pour corser le tout, indiquons que, en 2014, elle fut accusée de harcèlement sexuel par un patineur, l’affaire étant classée sans suite.

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Ekaterina GORDEEVA (1971- )

Patineuse russe

GORDEEVA (2)Les histoires d’amour se terminent mal en général. Ekaterina Gordeeva pourrait en témoigner. En effet, dès la première adolescence, Ekaterina Gordeeva s’entraîna pour les compétitions de patinage artistique par couple avec Sergueï Grinkov. Champion du monde en 1986 et 1987, le couple, qui représentait l’Union soviétique, connut la consécration olympique en 1988 aux Jeux de Calgary, en remportant la médaille d’or. Bientôt, leur « partenariat » sur la glace se transforma en romance : tombés amoureux, Sergueï et Ekaterina se marièrent en avril 1990. Après plusieurs titres chez les professionnels, Ekaterina Gordeeva et Sergueï Grinkov, désormais russes, obtinrent une nouvelle médaille d’or olympique en 1994 à Lillehammer. Mais, en novembre 1995, ce fut le drame : Sergueï Grinkov décéda des suites d’une crise cardiaque. Ekaterina Gordeeva décida de continuer de patiner, seule. Avec d’autres patineurs, elle organisa le spectacle Celebration of a Life, destiné à rendre hommage à Sergueï Grinkov ; la prestation d’Ekaterina Gordeeva, poignante, fit pleurer dans les chaumières, car le spectacle fut télévisé. Ekaterina Gordeeva publia un livre, My Sergei : a Love Story, retraçant leur romance. Mais le chagrin n’est pas éternel : en 2002, elle épousa un autre patineur artistique, Ilia Kulik, champion olympique en 1998 à Nagano.

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