Anton STEINER (1958- )

Skieur alpin autrichien

1960STEINER-OKEn 1984, aux Jeux Olympiques d’hiver de Sarajevo, Anton Steiner obtint la médaille de bronze dans la descente. Rien d’original, si ce n’est qu’il s’agissait de la seule médaille récoltée par l’Autriche durant ces Jeux d’hiver. Ce piètre résultat désola tout un peuple, l’Autriche, pays à forte tradition alpine, étant habitué à occuper le haut du classement des nations. Anton Steiner mérita donc le respect dans son pays, et ce d’autant qu’il ne brilla guère sur le circuit de la Coupe du monde, ne remportant que deux descentes en douze ans.

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Helmut RECKNAGEL (1937- )

Sauteur à skis allemand

1960RETNAGELMettre fin à une hégémonie vaut bien une mention au titre de l’olympisme inattendu. Ainsi, Helmut Recknagel remporta le concours de saut à skis des Jeux Olympiques d’hiver de Squaw Valley, en 1960, grâce à deux bonds à 93,5 mètres et à 84,5 mètres. Lire la suite

Bill KOCH (1955- )

Skieur de fond américain

1976KOCHDepuis la naissance des Jeux Olympiques d’hiver en 1924, on pensait que, en ski de fond, les médailles étaient réservées aux Européens, et plus précisément aux Nordiques ou aux Soviétiques. Personne n’imaginait qu’un skieur de fond représentant les États-Unis puisse s’adjuger une médaille olympique. Lire la suite

Per Erik HEDLÜND (1897-1975)

Skieur de fond suédois

1928HEDLUNDPer-Erik Hedlünd remporta le 50 kilomètres aux Jeux Olympiques d’hiver de Saint-Moritz, en 1928. Curieusement, alors que la couleur de la Suède était le bleu, il prit le départ avec une tenue blanche et un bonnet rouge. Pour marquer son exploit dans cette épreuve rendue très difficile car la lourde neige se transformait peu à peu en eau boueuse, la Suède décida que ses skieurs de fond porteraient désormais une tenue blanche. Per-Erik Hedlünd se trouve donc à l’origine d’une tradition ancrée depuis un siècle, car, dans tous les autres sports, les Suédois évoluent avec une tenue bleu et jaune. Pourtant, Per-Erik Hedlünd ne sera pas sélectionné pour les Jeux Olympiques de Lake Placid, en 1932. Par la suite, il remportera une médaille d’or aux Championnats du monde de ski nordique en 1933, en relais.

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Jure FRANKO (1962- )

Skieur alpin yougoslave

1984FrankoToute première mérite mention au titre de l’olympisme inattendu. C’est pourquoi il faut saluer Jure Franko. En 1984, aux Jeux Olympiques d’hiver de Sarajevo, Jure Franko causa la surprise en obtenant la médaille d’argent dans le slalom géant. Surtout, celle-ci a réjoui toute la Yougoslavie, car il s’agissait de la première médaille pour ce pays aux Jeux d’hiver. Jusque-là anonyme sur le circuit de la Coupe du monde, Jure Franko retombera dans l’anonymat sportif après les Jeux, du moins du point de vue des résultats. Vedette uniquement dans son pays, Jure Franko mit fin à sa carrière dès 1985. Notons aussi que le vainqueur de l’épreuve, le Suisse Max Julen, n’avait lui aussi obtenu aucun résultat probant en Coupe de monde, et ne réalisera plus la moindre performance de choix par la suite.

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Justine DUFOUR-LAPOINTE (1994- ) et Chloé DUFOUR-LAPOINTE (1991- )

Skieuses acrobatiques canadiennes

2014Dufour-LapointeLes exploits familiaux ne sont pas rares aux Jeux Olympiques, mais tous méritent une petite mention au titre de l’olympisme inattendu. Les sœurs Dufour-Lapointe en fournissent un exemple: aux Jeux d’hiver de Sotchi, en 2014, Justine Dufour-Lapointe remporta l’épreuve des bosses, devant Chloé Dufour-Lapointe. En outre, une troisième sœur Dufour-Lapointe participait aussi à ces Jeux d’hiver, l’aînée, Maxime, qui fut éliminée en demi-finale. Ainsi, la benjamine devança la cadette, alors que l’aînée ne participa même pas à la finale… Voilà qui aurait pu provoquer jadis des tensions familiales. Ce ne fut bien sûr pas le cas.

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Manuela DI CENTA (1963- )

Skieuse de fond italienne

DICENTAManuela Di Centa remporta au total sept médailles aux Jeux Olympiques d’hiver. Surtout, elle s’en adjugea cinq à Lillehammer en 1994, soit une dans chacune des épreuves auxquelles elle participa, ce qui constitue un exploit majuscule. Mais si Manuela Di Centa figure ici au titre de l’olympisme inattendu, c’est parce qu’elle se distingua d’une tout autre manière: en 2003, elle devint la première Italienne à atteindre le sommet de l’Everest. Encore un exploit majuscule…

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Giuliana CHENAL-MINUZZO (1931- )

Skieuse alpine italienne

1956chenalGiuliana Chenal-Minuzzo ne s’est pas construit un immense palmarès. Elle remporta néanmoins deux médailles de bronze aux Jeux Olympiques (descente en 1952, slalom géant en 1960). Mais, si elle figure ici au titre de l’olympisme inattendu, c’est pour l’édition de Cortina d’Ampezzo, en 1956. À cette occasion, elle prononça le serment des athlètes: c’était la première fois qu’une femme connaissait l’honneur de prononcer le serment olympique, un élément du cérémonial inauguré en 1920.

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Alexandre BILODEAU (1987- )

Skieur acrobatique canadien

2010BILODEAUCurieusement, alors que le fait d’évoluer à domicile constitue un avantage, aucun Canadien ne s’était adjugé une médaille d’or aux Jeux d’été de Montréal, en 1976, comme aux Jeux d’hiver de Calgary, en 1988, ce qui mérite bien une mention au titre de l’olympisme inattendu. Mais, le 14 février 2010, lors des Jeux d’hiver de Vancouver, Alexandre Bilodeau remporta l’épreuve des bosses: il fut donc le premier Canadien couronné champion olympique au Canada, comblant donc ce curieux vide. Alexandre Bilodeau s’adjugera encore la médaille d’or à Sotchi, en 2014, devenant aussi le premier skieur acrobatique à s’imposer deux fois consécutivement aux Jeux. Il fut également champion du monde en 2009, 2011 et 2013.

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