Theodore Andrea COOK (1867-1928)

Écrivain et critique d’art britannique

COOK-OKTheodore Andrea Cook mérite mention au titre de l’olympisme inattendu car il obtint, en 1920 aux Jeux d’Anvers, une médaille d’argent, dans le cadre des «concours d’art et littérature» chers à Pierre de Coubertin, dans la catégorie «littérature» pour Olympic Games of Antwerp. Cette année-là, la médaille d’or revint à un écrivain mineur italien, Raniero Nicolai. Tout au contraire, Theodore Andrea Cook était déjà une figure importante du mouvement sportif anglais et un écrivain renommé.

Étudiant au Wadham College d’Oxford, Theodore Andrea Cook participa en 1889 à la célèbre épreuve d’aviron qui met aux prises chaque année les universités d’Oxford et de Cambridge. Puis il fonda l’University Fencing Club, fut le capitaine de l’équipe britannique d’escrime aux Jeux Olympiques «intercalaires» d’Athènes en 1906. Membre du Comité international olympique, il œuvra à la réussite des Jeux Olympiques de Londres en 1908. Passionné d’art, il parcourut l’Europe, publia quelques ouvrages de référence (Twenty-five Great Houses of France; Old Touraine. The Life and History of the Famous Chateaux of France; Old Provence…) et exerça la profession de journaliste pour le Daily Telegraph et The Field. Que le jury ait préféré Raniero Nicolai à Theodore Andrea Cook, n’est-ce pas un exemple de la «glorieuse incertitude du sport», quand bien même ce sport est la «littérature»?

©Pierre LAGRUE