Jacques LAMBERT (1891-1947)

Architecte français

Jacques Lambert mérite mention au titre de l’olympisme inattendu car il obtint, en 1928 aux Jeux d’Amsterdam, deux médailles, non pas dans le domaine du sport, mais dans le cadre des «concours d’art et littérature» chers à Pierre de Coubertin. Cette année-là, la catégorie «architecture» avait été subdivisée en deux sous-catégories: «design architectural» et «urbanisme». Et Jacques Lambert concourut dans les deux, avec la même œuvre, Stade à Versailles. Le jury lui accorda une médaille de bronze pour le «design architectural» (la médaille d’or revenant au Néerlandais Jan Wils pour Olympisch Stadion, la médaille d’argent au Danois Ejnar Mindedal Rasmussen pour Piscine à Ollerup) et une médaille d’argent pour l’«urbanisme» (la médaille d’or allant l’Allemand Alfred Hensel pour les plans du Stade de Nuremberg. Jacques Lambert, fait officier de la Légion d’honneur en 1938, a obtenu de multiples prix et récompenses.

©Pierre LAGRUE



Pierre BAILLY (1889-1973)

Architecte français

Pierre Bailly mérite ici mention car il fut champion olympique, mais un champion olympique inattendu. En effet, en 1932, aux Jeux de Los Angeles, Pierre Bailly, associé à Gustave Saacké et Pierre Montenot, obtint la médaille d’or des «concours d’art et littérature» chers à Pierre de Coubertin dans la catégorie «design architectural», une sous-catégorie de la catégorie «architecture», pour Arène pour taureaux. Dans les années 1930, Pierre Bailly participa à plusieurs projets architecturaux au Venezuela, dont l’édification du musée d’Anthropologie et d’Histoire de Maracay.

©Pierre LAGRUE



Pierre MONTENOT (1884-1953)

Architecte français

Pierre Montenot mérite ici mention car il fut champion olympique, mais un champion olympique inattendu. En effet, en 1932, aux Jeux de Los Angeles, Pierre Montenot, associé à Gustave Saacké et Pierre Bailly, obtint la médaille d’or des «concours d’art et littérature» chers à Pierre de Coubertin dans la catégorie «design architectural», une sous-catégorie de la catégorie «architecture», pour Arène pour taureaux.

©Pierre LAGRUE



Gustave SAACKÉ (1884-1975)

Architecte français

Gustave Saacké mérite ici mention car il fut champion olympique, mais un champion olympique inattendu. En effet, en 1932, aux Jeux de Los Angeles, Gustave Saacké, associé à Pierre Bailly et Pierre Montenot, obtint la médaille d’or des «concours d’art et littérature» chers à Pierre de Coubertin dans la catégorie «design architectural», une sous-catégorie de la catégorie «architecture», pour Arène pour taureaux. Dans les années 1930, Gustave Saacké participa à plusieurs projets architecturaux au Venezuela, dont l’édification du musée d’Anthropologie et d’Histoire de Maracay.

©Pierre LAGRUE



John Russell POPE (1874-1937)

Architecte américain

POPE-OKJohn Russell Pope fut un acteur important du mouvement urbanistique City Beautiful, lequel se développa dans les années 1890 et 1900 aux États-Unis, et voulait associer la recherche de la beauté avec une finalité sociale et civique, et un représentant majeur de l’éclectisme académique, reproduisant les styles historiques avec une extrême précision. Il est connu pour les bâtiments de style néoclassique qu’il dessina à Washington, notamment la House of Temple (1911-1915), temple maçonnique inspiré du Mausolée d’Halicarnasse, le bâtiment de la National Archives and Record Administration (1933-1935), la National Gallery of Art (1938-1941), ou le Jefferson Memorial (1939-1942), imitant le Panthéon de Rome. Continuer la lecture de « John Russell POPE (1874-1937) »

Richard KONWIARZ (1883-1960)

Architecte allemand

KONWIARZ-OKRichard Konwiarz mérite mention au titre de l’olympisme inattendu, car il obtint, en 1932 aux Jeux de Los Angeles, une médaille de bronze, dans le cadre des «concours d’art et littérature» chers à Pierre de Coubertin, dans la catégorie «design architectural», une sous-catégorie de la catégorie «architecture», pour les plans du Schlesierkampfbahn (le Stade olympique de Breslau [Wroclaw]). Cette année-là, la médaille d’or revint aux Français Pierre Montenot, Gustave Saacké et Pierre Bailly, pour Arènes pour taureaux, et la médaille d’argent au célèbre Américain John Russell Pope, pour les plans du Payne Whitney Gymnasium. Richard Konwiarz a également participé à la construction du Niedersachsenstadion d’Hanovre, inauguré en 1954, qui accueillit notamment des matchs de football lors de Coupes du monde 1974 et 2006. Richard Konwiarz était considéré comme un des plus talentueux architectes d’enceintes sportives, ce que résume sa formule: «Chaque terrain de sport devrait être un diamant.»

©Pierre LAGRUE



Hermann KUTSCHERA (1903-1991)

Architecte autrichien

KUTSCHERA2-OKHermann Kutschera mérite ici mention car il fut champion olympique, mais un champion olympique inattendu. En effet, en 1936, aux Jeux de Berlin, Hermann Kutschera obtint la médaille d’or, dans le cadre des «concours d’art et littérature» chers à Pierre de Coubertin, dans la catégorie «design architectural», une sous-catégorie de la catégorie «architecture», pour Sprungschanze mit Stadion (Stade de saut à skis). Le plan établi par Hermann Kutschera était novateur, car sa conception devait permettre à tous les spectateurs de suivre toute la phase de vol du sauteur. Les plans de Kutschera ont été perdus durant la Seconde Guerre mondiale, mais de multiples concepteurs de tremplins de saut à skis se sont inspirés par la suite des idées de Kutschera. Kutschera participera aussi à la conception de la salle omnisports Wiener Stadthalle et de l’aéroport de Vienne.

©Pierre LAGRUE



Hermann STIEGHOLZER (1894-1982) et Herbert KASTINGER (1900-1937)

Architectes autrichiens

STIEGOLZER-OKHermann Stiegholzer et Herbert Kastinger méritent mention au titre de l’olympisme inattendu, car ils obtinrent, en 1936 à Berlin, une médaille de bronze, dans le cadre des «concours d’art et littérature» chers à Pierre de Coubertin, dans la catégorie «design architectural», une sous-catégorie de la catégorie «architecture», pour Kampfstätte in Wien (Complexe sportif à Vienne). Cette année-là, dans la catégorie «design architectural», la médaille d’or revint à l’Autrichien Hermann Kutschera, pour Sprungschanze mit Stadion (Stade de saut à skis), et la médaille d’argent à l’Allemand Werner March, pour le Reichssportfeld. Hermann Stiegholzer et Herbert Kastinger, membres de l’avant-garde autrichienne, se distinguèrent notamment dans le domaine de la construction d’immeubles de bureaux

©Pierre LAGRUE



Adolf HOCH (1910-1992)

Architecte autrichien

HOCH-OK-antiqueAdolf Hoch mérite mention au titre de l’olympisme inattendu, car il fut, en 1948, le dernier champion olympique dans une discipline bien particulière: le «design architectural», une sous-catégorie de la catégorie «architecture». En effet, en 1912, aux Jeux de Stockholm, une idée chère à Pierre de Coubertin avait été mise en œuvre: l’organisation de «concours d’art et littérature». Ceux-ci eurent leur place aux Jeux jusqu’en 1948, à Londres. Cette année-là, Adolf Hoch obtint la médaille d’or pour Skisprungschanze auf dem Kobenzl (Tremplin de saut à skis à Coblence). Par la suite, Adolf Hoch dessina de nombreux passages souterrains pour piétons, dont le célèbre Opernpassage de Vienne, inauguré en 1955. Adolf Hoch reste comme une figure emblématique du modernisme dans l’architecture et l’urbanisme autrichiens.

En 1949, le Comité international olympique (C.I.O.) avait décidé de supprimer les «concours d’art et littérature» du programme des Jeux. Adolf Hoch n’eut donc pas de successeur au palmarès.

©Pierre LAGRUE



Alfred RINESCH (1911-2005)

Architecte autrichien

1948RIENESHAlfred Rinesch mérite une petite mention au titre de l’olympisme inattendu, car il obtint, en 1948 aux Jeux de Londres, une médaille d’argent, non pas dans le domaine du sport, mais dans le cadre des «concours d’art et littérature» chers à Pierre de Coubertin, dans la catégorie «design architectural», une sous-catégorie de la catégorie «architecture», pour Wassersportzentrum in Kärnten (Centre aquatique en Carinthie). Cette année-là, dans la catégorie «design architectural», la médaille d’or revint à un autre Autrichien, Adolf Hoch, pour Skisprungschanze auf dem Kobenzl (Tremplin de saut à skis à Coblence). Alfred Rinesch n’a pas laissé d’œuvre majeure.

Notons que ces Jeux de 1948 marquèrent la dernière édition de ces «concours d’art et littérature», créés en 1912, car, en 1949, le Comité international olympique (C.I.O.) décida de les supprimer.

©Pierre LAGRUE