Hannes KOLEHMAINEN (1889-1966)

Athlète finlandais

Si, avec le temps, son nom est demeuré moins présent dans les esprits que celui de son compatriote Paavo Nurmi, il n’en reste pas moins que Hannes Kolehmainen présente un brillant palmarès, ponctué de quatre médailles d’or aux Jeux Olympiques, et qu’il fut l’un des pionniers de l’école finlandaise de courses de demi-fond long.

Cadet d’une famille de cinq enfants, Hannes Kolehmainen est attiré très jeune par les activités sportives, notamment par le ski de fond. Il optera pour la course à pied et se soumettra à un entraînement rigoureux. Il est un adepte à la fois du cross-country et du travail chronométré sur la piste, sur de courtes distances, pour améliorer sa vitesse terminale.

Ce travail porte ses fruits lors des Jeux Olympiques de Stockholm en 1912. Hannes Kolehmainen est en effet d’abord couronné champion olympique du 10 000 mètres. Il remporte également le 5 000 mètres, après une course de légende à l’issue de laquelle il devance le Français Jean Bouin et pulvérise le record du monde (14 min 36 s 3/5, contre 15 min 1s 1/2 par le Britannique Arthur Robertson en 1908). Enfin, il obtient la médaille d’or du cross-country et la médaille d’argent de la même épreuve par équipes, avec ses compatriotes Lauri Eskola et Albin Stenroos.

Il part en 1914 pour les États-Unis rejoindre son frère, qui l’incite à se préparer pour le marathon. Il dispute notamment, en 1917, le marathon de Boston, qui est déjà une épreuve célèbre, et prend la quatrième place de la course. L’indépendance du grand-duché de Finlande procure à Hannes Kolehmainen un supplément de motivation et il prépare soigneusement les Jeux d’Anvers. En 1920 donc, lors des Jeux Olympiques d’Anvers, Hannes Kolehmainen s’aligne sur le marathon. L’épreuve a lieu sur une route en terre battue rendue lourde par la pluie. Hannes Kolehmainen force l’allure peu après la mi-course et remporte la médaille d’or, en résistant au retour de l’Estonien Yüri Lossmann.

En 1952, à l’occasion des jeux Olympiques d’Helsinki, il connaîtra l’honneur d’allumer une des deux vasques olympiques (l’autre l’est par Paavo Nurmi).

©Pierre LAGRUE