Harold ABRAHAMS (1899-1978)

Athlète britannique

ABRAHAMS-2-concentrateVainqueur du 100 mètres lors des Jeux Olympiques de Paris en 1924, Harold Abrahams devint le premier Européen médaillé d’or dans la course reine des Jeux. Mais il est surtout passé à la postérité grâce au film de Hugh Hudson Les Chariots de feu (1981). Né dans une famille sportive (son frère aîné, Sidney, représenta la Grande-Bretagne dans l’épreuve de saut en longueur aux Jeux Olympiques de Stockholm en 1912), Harold Abrahams participa pour la première fois aux Jeux Olympiques en 1920 à Anvers, sans briller. Membre de l’équipe universitaire de Cambridge de 1920 à 1924, il remporta une série de victoires contre Oxford dans les compétitions de sprint et de saut en longueur. Il redoubla d’efforts à l’entraînement dans l’optique des Jeux Olympiques de Paris en 1924 : à Paris, il causa la surprise en remportant le 100 mètres, en prenant le meilleur sur les grands favoris américains, Jackson Scholz (deuxième) et Charlie Paddock (cinquième). Son principal rival britannique en sprint, Eric Liddell, profondément croyant, avait quant à lui renoncé à courir le 100 mètres, car la finale se déroulait un dimanche. L’histoire de Liddell et d’Abrahams sert de trame au magnifique film de Hugh Hudson Les Chariots de feu (1981), qui met en avant la confession d’Abrahams, juif, et dépeint sa victoire comme un triomphe personnel face à l’antisémitisme. Également médaillé d’argent dans le relais 4 fois 100 mètres aux Jeux de Paris, Harold Abrahams mit fin à sa carrière sportive l’année suivante. Harold Abrahams signa plusieurs ouvrages consacrés au sport, dont The Olympic Games, 1896-1952. Puis il présida le British Amateur Athletics Board de 1968 à 1975.

©Pierre LAGRUE