1968-Jeux Olympiques d’été de Mexico

1968Mexico

18 octobre 1963

  • Le Comité international olympique (C.I.O.), réuni à Baden-Baden pour sa soixantième session, désigne Mexico ville d’accueil des XVIes Jeux Olympiques d’été, au premier tour de scrutin, par 30 voix, contre 14 pour Detroit (États-Unis), 12 pour Lyon (France) et 2 pour Buenos Aires (Argentine).

2 octobre 1968

Politique

  • L’armée disperse avec une violence inouïe les milliers d’étudiants qui manifestent pacifiquement place des Trois-Cultures. Il y a plus de 300 morts.

12 octobre 1968

Cérémonie d’ouverture

  • Avant la cérémonie d’ouverture au stade olympique, la tension est grande, car le massacre de la place des Trois-Cultures laisse craindre que diverses manifestations viennent ternir la fête olympique. Cent mille personnes prennent place dans les gradins peu après midi. Dans la loge d’honneur, Pedro Ramírez Vázquez, président du comité d’organisation, et Avery Brundage, président du C.I.O., accueillent Gustavo Díaz Ordaz, chef de l’État mexicain, salué par vingt et un coups de canon. Les trompettes jouent l’hymne national, d’immenses anneaux olympiques gonflables s’élèvent dans un ciel bleu azur illuminé par un soleil radieux. Le long défilé des délégations, où la minijupe, accessoire vestimentaire dans l’air du temps occidental, côtoie les toges traditionnelles africaines, ravit le public. Gustavo Díaz Ordaz proclame l’ouverture des Jeux. Le parcours de la flamme olympique a épousé l’itinéraire qu’emprunta jadis Christophe Colomb quand il découvrit l’Amérique, puis la flamme fit escale dans l’antique cité de Teotihuacán, où elle fut exposée au sommet de la pyramide de la Lune. Désormais, la torche se trouve dans la main non pas d’un sportif, mais, pour la première fois depuis l’instauration du relais en 1936, dans celle d’une sportive, Enriqueta Basilio, qui pénètre dans le stade sous les acclamations. La jeune femme gravit les 90 marches de l’escalier et embrase la vasque olympique. Pablo Garrido prête le serment des athlètes, dix mille pigeons sont lâchés et s’envolent. La cérémonie se termine sans incident, confirmant que les militaires sont rentrés dans leurs casernes et que le souvenir des étudiants massacrés sur la place des Trois-Cultures n’émeut guère le mouvement olympique… Lire la suite