Un rescapé du naufrage du Titanic fut champion olympique

Miraculé…

Ltitanic (2)e tennisman américain Richard Williams, associé à Hazel Hotchkiss, remporta le double mixte aux Jeux Olympiques de Paris en 1924. Or qu’il pût participer aux Jeux releva du miracle. En effet, le 12 avril 1912, il figurait parmi les 953 passagers qui embarquèrent à Southampton pour le voyage inaugural du Titanic. Le 15 avril, lors du naufrage du paquebot, il parvint à rejoindre à la nage un canot de sauvetage. Les jambes plongées plusieurs heures dans les eaux glacées de l’Atlantique, il survécut jusqu’à l’arrivée du RMS Carpathia. Plus tard, un médecin recommanda l’amputation. Ne voulant pas abandonner sa carrière de tennis à peine entamée, Williams Richard refusa et parvint à les sauver. Il reprit sa carrière de tennisman, remporta les Internationaux des États-Unis en 1914 et en 1916, puis, donc une médaille d’or olympique.

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Pas de spectateurs pour le concours de tir au canon

Manque à gagner…

1900-tir au canon2 (2)Dans le cadre de l’Exposition universelle de Paris, en 1900, événement conjoint aux Jeux Olympiques, fut organisé, du 29 juillet au 19 août, sur le polygone de Vincennes, le Concours national de tir au canon. Les organisateurs déplorèrent une décision du ministre de la Guerre : celui-ci indiqua que le public ne pourrait pas assister au Concours. Cette décision paraît sage, mais elle priva les organisateurs d’une grande partie de leurs recettes (ils comptaient recueillir 7 000 francs pour les entrées du public). Ils envisagèrent même, en juin 1900, de renoncer à organiser le Concours de tir au canon.

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L’incroyable «record» d’Otomar Bures

18 000 points de pénalité

DurandLe cross du concours complet équestre des Jeux Olympiques de Berlin, en 1936, fut particulièrement difficile : l’épreuve comptait cinq phases, pour un total de 36 kilomètres, avec 47 obstacles. Résultat : 27 des 50 concurrents abandonnèrent, notamment en raison d’obstacles dangereux à franchir, plus particulièrement la rivière – il semble que les Allemands connaissaient à l’avance ces difficultés. Quant au Tchécoslovaque Otomar Bures, il mit 2 heures et 36 minutes pour boucler les 8 kilomètres de l’avant dernière phase : il accumula plus de 18 000 points de pénalité, ce qui constitue un « record » !

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Doublé de jumeaux

Jamais sans mon frère…

Mahre (2)En 1984, aux Jeux Olympiques de Sarajevo, les Américains Phil Mahre et Steve Mahre prirent les deux premières places du slalom. Ce doublé familial est d’autant plus marquant que les frères Mahre étaient jumeaux. Bien sûr ravis par ce résultat, ils aimaient à dire que l’ordre d’arrivée était logique, puisque Phil était né le premier. Si, aux Jeux, Phil devança Steve de 0,21 s, on ignore quelle fut son « avance » à la naissance.

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Le rêve américain de deux Soviétiques

Nastia Liukin concrétise le rêve de ses parents

LIUKIN (2)Les Soviétiques Valeri Liukin et Anna Kotchneva, mari et femme, n’ont pas réussi à assouvir leur rêve olympique : Valeri Liukin n’obtint « que » la médaille d’argent dans le concours général aux Jeux de Séoul, en 1988 ; Anna Kotchneva, championne du monde de gymnastique artistique et sportive en 1987, fut privée de ces mêmes Jeux en raison d’une blessure. Le couple émigrera aux États-Unis en 1991, quand l’U.R.S.S. se disloqua, et c’est une Américaine qui va leur permettre de concrétiser, par procuration, ce rêve : Nastia Liukin, leur fille, qui remportera le concours général de gymnastique aux Jeux Olympiques de Pékin, en 2008. Une victoire symbolique quand on rappelle que la guerre froide olympique opposa pendant près de 40 ans les États-Unis et l’U.R.S.S.

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Miyake et Miyake

Deux Miyake sur le podium en 1968

LMIYAHE (2)es exploits familiaux ne sont pas rares aux Jeux Olympiques. Ainsi, aux Jeux de Mexico, en 1968, la compétition d’haltérophilie poids plume vit le triomphe des Miyake : Miyake Yoshinobu s’adjugea la médaille d’or ; Miyake Yoshiyuki obtint la médaille de bronze.

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Un skieur sur les armoiries de Lillehammer

Lillehammer for ever

Lillehammer-sieur (2)Lillehammer organisa les Jeux Olympiques d’hiver en 1994. Ceux-ci furent marqués par la ferveur du public, et ils demeurent considérés comme les plus réussis de l’histoire. Rien d’étonnant : cette jolie petite agglomération de 20 000 habitants est une des rares villes du monde à posséder un skieur sur ses armoiries.

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Le départ du 200 mètres retardé en raison des huées du public

Le chauvinisme est universel

CRAWFORDQuand les athlètes se présentent au départ d’une épreuve de sprint, un silence quasi religieux se fait dans les gradins, les spectateurs respectant la concentration extrême des concurrents. Mais il y a des exceptions. Ainsi, le 26 août 2004, dans le stade olympique d’Athènes, alors que se présentaient les finalistes du 200 mètres, le public les conspua longuement, et le départ de la course fut différé de plusieurs minutes. La raison : juste avant le début des Jeux, le champion olympique de 2000, le Grec Konstantinos Kentéris, avait été exclu des Jeux pour ne pas s’être présenté à un contrôle antidopage. Les nombreux spectateurs manifestèrent ainsi leur réprobation contre cette décision. Une preuve que le chauvinisme est universel. Ce contre-temps n’empêchera pas les Américains de prendre les trois premières places de l’épreuve.

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Une comparaison malheureuse

Problème de langage…

hackl (2)Aux Jeux Olympiques de Nagano, en 1998, l’Allemand Georg Hackl remporta la compétition de luge monoplace pour la troisième fois consécutivement, ce qui constitue un exploit unique. Mais une polémique enfla : Hackl était équipé de chaussures profilées spécialement fabriquées sur mesure. Plusieurs délégations protestèrent, notamment celles du Canada et des États-Unis. Un dirigeant de la Fédération américaine eut alors une phrase malheureuse : il déclara que ces chaussures avaient une forme de « bombe atomique ». Cette référence fut évidemment très mal appréciée au Japon.

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