Les Jeux de 2024 et 2028 seront sans doute attribués en même temps

2024-2028

Pour qu’il n’y ait pas de perdants…

Le 15 mars 2017, un membre influent du Comité international olympique (C.I.O.) a indiqué que le C.I.O. va «plancher sur des propositions de réforme lors d’une session extraordinaire en juillet». Il apparaît clairement que, lors de la session ordinaire de Lima, en septembre 2017, le C.I.O. désignera sans doute en même temps les villes d’accueil des Jeux d’été de 2024 et 2028, puisque seules deux villes (Los Angeles et Paris) restent dans la course, après les désistements de Hambourg, Rome et Budapest. Déjà, Thomas Bach, président du C.I.O., avait regretté qu’il y ait «trop de perdants». En outre, les villes candidates sont de moins en moins nombreuses (pour les Jeux d’hiver de 2022, après plusieurs désistements, seules Pékin et Almaty restaient en course). En outre, au regard des incertitudes qui règnent dans le monde, le C.I.O. sécuriserait les Jeux Olympiques pour une décennie. Enfin, recaler Los Angeles paraît impensable au regard des millions de dollars que les États-Unis font entrer dans les caisses du C.I.O., et recaler une nouvelle fois Paris semble difficile au regard de l’histoire du mouvement olympique. Rappelons encore que ce ne serait pas une première, puisque en 1921, le C.I.O. attribua trois éditions des Jeux le même jour.

©Pierre LAGRUE



Quelques précisions sur le credo olympique

credo

La pensée de Coubertin mal interprétée

Le début des compétitions d’athlétisme des Jeux de Rio, en 2016, voit des concurrents venus de pays exotiques réaliser des performances très méritoires pour eux-mêmes, mais plus que médiocres dans l’absolu. Certains commentateurs rendent un juste hommage à Eitmoni Timuani, de Tuvalu, qui court le 100 mètres en 11,81 s, ou à la Somalienne Maryan Muse, qui réalise 1 min 10,14 s sur 400 mètres. À chaque fois, ils citent la phrase prétendument de Coubertin, le credo olympique: «L’important c’est de participer.»

Quelques précisions s’imposent. Déjà, le credo olympique n’a pas été inventé par Coubertin, mais par Mgr Talbot, évêque anglican de Pennsylvanie, à l’occasion des Jeux de Londres en 1908. Lors de ces Jeux, la rivalité entre Américains et Britanniques conduisait à de nombreux dérapages, et il voulut ramener tout le monde à la raison. Coubertin reprit une partie de ce sermon pour en faire le credo olympique. En revanche, pour Coubertin, ce credo ne signifiait pas que le commun des mortels pouvait prendre part aux Jeux. En effet, Coubertin ne fut jamais partisan d’ouvrir les Jeux à des champions de second rang: pour lui, seuls les athlètes qu’il qualifiait de «première classe» avaient leur place aux Jeux. Il adopta le credo pour tenter de lutter contre les nationalismes et le chauvinisme ainsi que pour glorifier le chevaleresque combat sportif: «Belle est la victoire, plus belle est la noble lutte» est une maxime qui résume mieux la pensée du baron que le credo olympique.

©Pierre LAGRUE



Le tour d’honneur de Derartu Tulu et Elana Meyer

Les femmes sont l’avenir du monde…

1992TourOn dit que l’olympisme constitue un symbole de paix, qu’il magnifie les rapports entre les champions, qu’il permet de rapprocher les peuples et les cultures. Souvent, ce ne sont que de bonnes paroles. Pourtant, en un beau jour de l’été 1992, deux jeunes femmes matérialisèrent cet esprit olympique originel, et firent peut-être avancer la réconciliation de l’Afrique du Sud avec elle-même et avec le monde plus rapidement que les hommes politiques et les traités. Elles se nomment Derartu Tulu et Elana Meyer. Lire la suite

Water-polo et bataille rangée en 1956

Du sang dans la piscine…

1956ZADORLes événements politiques marquèrent bien souvent l’histoire olympique. Les conflits internationaux annexèrent les enceintes sportives à de multiples reprises. Un des épisodes les plus connus de cette intrusion du politique vers le sportif se déroula en 1956, aux Jeux de Melbourne, au cours d’un match de water-polo opposant la Hongrie à l’U.R.S.S. Lire la suite

Le C.I.O. mit plus de 80 ans pour admettre des femmes en son sein

Misogynie olympique…

1981femmesLe Comité international olympique (C.I.O.) fut créé en 1894 à la Sorbonne, à Paris. Jusqu’en 1981, tous ses membres furent des hommes. Mais, cette année-là, il tourna enfin le dos à une misogynie quasi centenaire en intégrant deux femmes en son sein: la Vénézuélienne Flor Isava-Fonseca et la Finlandaise Pirjo Häggman. Il était temps!

©Pierre LAGRUE