Le bon choix de Martin Rufener en 2010…

Avoir le nez creux

2010defagoPour la descente des Jeux Olympiques de Vancouver, en 2010, Martin Rufener, directeur de l’équipe suisse masculine de ski alpin, avait retenu Didier Cuche, Carlo Janka et Ambrosi Hoffmann. Une place restait disponible et, à la surprise de beaucoup, il préféra sélectionner Didier Défago plutôt que Tobias Grünenfelder ou Patrick Küng. Un bon choix: Didier Défago va dompter la piste Dave-Murray et s’adjuger la médaille d’or.

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Les médecins de Jan Zelezny…

Diagnostic…

2000ZELEZNYL’athlète tchèque Jan Zelezny remporta trois fois consécutivement le concours de lancer du javelot aux Jeux Olympiques (1992, 1996, 2000). Or, s’il avait écouté les médecins, son palmarès serait quasi vierge. En effet, en 1990, les médecins lui ordonnèrent d’arrêter le lancer du javelot, car il risquait une paralysie totale en raison de problèmes vertébraux. Il ne les écouta pas et bien lui en prit…

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Le relais des quatre mamans en 1998

Entraînement et biberons…

4mamansAux Jeux Olympiques d’hiver de Nagano, en 1998, l’équipe russe de ski de fond, composée de Nina Gavriluk, Olga Danilova, Elena Välbe et Larissa Lazutina, remporta le relais 4 fois 5 kilomètres féminin. Originalité: toutes les quatre étaient déjà mères de famille.

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Geesink à Cinecittá

Samson et Gédéon

1964SamsonChampion olympique «toutes catégories» aux Jeux Olympiques de Tokyo, en 1964, le judoka néerlandais Anton Geesink connut une grande notoriété. Celle-ci lui permit de devenir acteur: il apparut dans 14 films ou téléfilms et tint le rôle-titre dans un curieux Samson et Gédéon à Cinecittá.

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La saga des Pettersson

Quatre frères, comme les Dalton

1968PETTERSSONLes exploits familiaux ne sont pas rares aux Jeux Olympiques. Mais la performance de l’équipe de Suède dans la course cycliste par équipes de 100 kilomètres contre la montre aux Jeux de Mexico, en 1968, mérite une mention particulière. Si les Pays-Bas s’imposèrent, la Suède prit la deuxième place. Or le quatuor suédois était constitué par les quatre frères Pettersson: Gösta, Sture, Erik et Tomas. Les Pettersson ne se distinguèrent pas uniquement aux Jeux, car les quatre frères furent également champions du monde du contre-la-montre par équipes en 1967, 1968 et 1969. La saga s’arrêta cette année-là, car les frères Pettersson abandonnèrent leur statut «amateur» pour rejoindre le peloton professionnel.

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Quand Birger Ruud rechausse les skis en 1948

Come-back involontaire ?

1948RUUD (2)Le sauteur à skis norvégien Birger Ruud, champion olympique en 1932 et en 1936, devint entraîneur après la Seconde Guerre mondiale. C’est à ce titre qu’il accompagna la délégation norvégienne aux Jeux d’hiver de Saint-Moritz, en 1948. Mais la météo était très mauvaise et, au dernier moment, il décida de remplacer un jeune concurrent norvégien qui manquait d’expérience. Et, à 37 ans il obtint la médaille d’argent, derrière son compatriote Petter Hugsted.

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Une épreuve de patinage annulée par la chaleur en 1928

La piste de patinage commençait de fondre

1928PatinageLes Jeux Olympiques d’hiver de Saint-Moritz, en 1928, furent perturbés par la hausse des températures. Ainsi, en patinage de vitesse, le 10000 mètres fut annulé par le juge-arbitre norvégien car, le vent du sud-ouest ayant porté la température à +25 0C, la piste commençait de fondre! Précisons néanmoins que l’Américain Irving Jaffee occupait alors la tête du classement devant tous les concurrents norvégiens

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La voile d’Anvers aux Pays-Bas en 1920

Émigration clandestine…

1920voilierOKOn le sait, toutes les épreuves des Jeux Olympiques doivent se dérouler dans un même pays. Il y eut pourtant quelques exceptions… Ainsi, à l’occasion des Jeux Olympiques d’Anvers, en 1920, les deux dernières régates de la catégorie dinghy eurent lieu aux Pays-Bas, car seuls deux équipages néerlandais s’étaient inscrits: c’est la seule fois qu’une compétition olympique se déroula dans deux pays différents. Par la suite, en 1956, les compétitions équestres des Jeux Olympiques de Melbourne auront lieu à… Stockholm, mais le cas est différent, car toutes les compétitions d’équitation auront lieu à Stockholm, alors que, en 1920, seule une des épreuves de voile émigra.

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George Seymour Lyon, l’exception de 1904

Un Canadien bat 70 Américains

1900LYONAux Jeux Olympiques de Saint Louis, en 1904, sur les 651 participants, 523 étaient américains. Aussi n’est-il pas surprenant que les représentants de l’Oncle Sam aient remporté 79 des 97 médailles d’or attribuées. Pourtant, le tournoi de golf réserva une surprise. La compétition réunissait 70 Américains, 2 Canadiens et 2 Britanniques. Et c’est le Canadien George Seymour Lyon qui l’emporta. Notons par ailleurs qu’il fut le dernier champion olympique  de golf jusqu’en… 2016, année où le golf fut réinscrit au programme, aux Jeux de Rio. Son successeur est britannique et il se nomme Justin Rose.

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Ayat contre Fonst en 1900

Quand le maître bat son élève…

1900AYATParfois, l’élève veut dépasser le maître. Mais, en escrime, il est rare qu’un élève veuille affronter son professeur, sauf quand il y est contraint. Ce fut le cas pour Cubain Ramon Fonst. En effet, aux Jeux Olympiques de Paris, en 1900, le programme comportait des compétitions d’escrime pour les «amateurs», d’autres pour les maîtres d’armes, c’est-à-dire des «professionnels». À l’épée, le jeune Ramon Fonst (17 ans), qui vivait en France depuis de longues années, l’emporta chez les amateurs, et Albert Ayat s’imposa chez les maîtres d’armes. Puis les meilleurs amateurs se confrontèrent aux meilleurs maîtres d’armes: Albert Ayat domina Ramon Fonst, qui était… son élève. Une leçon particulière?

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