Un rescapé du naufrage du Titanic fut champion olympique

Miraculé…

Ltitanic (2)e tennisman américain Richard Williams, associé à Hazel Hotchkiss, remporta le double mixte aux Jeux Olympiques de Paris en 1924. Or qu’il pût participer aux Jeux releva du miracle. En effet, le 12 avril 1912, il figurait parmi les 953 passagers qui embarquèrent à Southampton pour le voyage inaugural du Titanic. Le 15 avril, lors du naufrage du paquebot, il parvint à rejoindre à la nage un canot de sauvetage. Les jambes plongées plusieurs heures dans les eaux glacées de l’Atlantique, il survécut jusqu’à l’arrivée du RMS Carpathia. Plus tard, un médecin recommanda l’amputation. Ne voulant pas abandonner sa carrière de tennis à peine entamée, Williams Richard refusa et parvint à les sauver. Il reprit sa carrière de tennisman, remporta les Internationaux des États-Unis en 1914 et en 1916, puis, donc une médaille d’or olympique.

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Doublé de jumeaux

Jamais sans mon frère…

Mahre (2)En 1984, aux Jeux Olympiques de Sarajevo, les Américains Phil Mahre et Steve Mahre prirent les deux premières places du slalom. Ce doublé familial est d’autant plus marquant que les frères Mahre étaient jumeaux. Bien sûr ravis par ce résultat, ils aimaient à dire que l’ordre d’arrivée était logique, puisque Phil était né le premier. Si, aux Jeux, Phil devança Steve de 0,21 s, on ignore quelle fut son « avance » à la naissance.

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Le rêve américain de deux Soviétiques

Nastia Liukin concrétise le rêve de ses parents

LIUKIN (2)Les Soviétiques Valeri Liukin et Anna Kotchneva, mari et femme, n’ont pas réussi à assouvir leur rêve olympique : Valeri Liukin n’obtint « que » la médaille d’argent dans le concours général aux Jeux de Séoul, en 1988 ; Anna Kotchneva, championne du monde de gymnastique artistique et sportive en 1987, fut privée de ces mêmes Jeux en raison d’une blessure. Le couple émigrera aux États-Unis en 1991, quand l’U.R.S.S. se disloqua, et c’est une Américaine qui va leur permettre de concrétiser, par procuration, ce rêve : Nastia Liukin, leur fille, qui remportera le concours général de gymnastique aux Jeux Olympiques de Pékin, en 2008. Une victoire symbolique quand on rappelle que la guerre froide olympique opposa pendant près de 40 ans les États-Unis et l’U.R.S.S.

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Miyake et Miyake

Deux Miyake sur le podium en 1968

LMIYAHE (2)es exploits familiaux ne sont pas rares aux Jeux Olympiques. Ainsi, aux Jeux de Mexico, en 1968, la compétition d’haltérophilie poids plume vit le triomphe des Miyake : Miyake Yoshinobu s’adjugea la médaille d’or ; Miyake Yoshiyuki obtint la médaille de bronze.

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Un skieur sur les armoiries de Lillehammer

Lillehammer for ever

Lillehammer-sieur (2)Lillehammer organisa les Jeux Olympiques d’hiver en 1994. Ceux-ci furent marqués par la ferveur du public, et ils demeurent considérés comme les plus réussis de l’histoire. Rien d’étonnant : cette jolie petite agglomération de 20 000 habitants est une des rares villes du monde à posséder un skieur sur ses armoiries.

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Des concours de sauvetage aux Jeux Olympiques

Sapeurs-pompiers olympiques !

SAPEUR (2)Parmi les nombreuses manifestations organisées en 1900, à la fois dans le cadre de l’Exposition universelle et des Jeux Olympiques de Paris, figuraient des concours de « sauvetage » : Concours de manœuvres de pompes à incendie ; Concours de sauvetage sur l’eau ; Concours de sauvetage sur terre (premiers secours aux blessés civils et militaires). Dans son rapport officiel, le Comité d’organisation se félicite de la de la bonne tenue de ces Concours. Dans le Concours de manœuvres de pompes à incendie, un prix d’honneur est décerné au Régiment de sapeurs-pompiers de la Ville de Paris, « pour récompenser les brillants exercices exécutés par la 11e compagnie (caserne Sévigné) ». Il ajoute : « Pour les pompes à vapeur, le thème donné par la Commission spéciale a permis de constater chez tous les concurrents une science réelle du métier, une agilité et une promptitude remarquables dans les sauvetages et une connaissance approfondie de leurs engins. » Dans le Concours de sauvetage sur l’eau se distinguèrent : M. Cadot, du Triton lillois, vainqueur du Concours de vitesse ; M. Henrys, de la Saving Society, vainqueur de « la course habillé et chaussé » ; M. Schriber, capable de rester plus de 3 minutes sous l’eau, vainqueur du Concours de plonge fond et demi-fond. En revanche, on ne connaît pas les résultats du Concours de sauvetage sur terre.

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De la colombophilie aux Jeux Olympiques

Pigeons voyageurs

PIGEON2 (2)Parmi les nombreuses manifestations organisées en 1900, à la fois dans le cadre de l’Exposition universelle et des Jeux Olympiques de Paris, figurait la colombophilie. Dans la compétition proprement dite (lâchers-concours), 7 721 pigeons, représentant 48 sociétés ou fédérations, ont été lâchés depuis Vincennes. Le Comité d’organisation souligne que les lâchers-concours n’ont intéressé que des spectateurs férus de colombophilie, alors que les lâchers-spectacles (11 787 pigeons lâchés) ont passionné une foule nombreuse. Il se félicite de la bonne santé de la colombophilie française : « Toutes ces épreuves sont instructives. Les lâchers-spectacles ont montré la possibilité de réunir à Paris, en quelques heures à peine, un nombre énorme de messagers pouvant être répartis immédiatement dans toutes les directions. Les lâchers-concours ont fourni la preuve que toutes les régions du territoire français sont pourvues de sociétés possédant des sujets aguerris, capables d’effectuer les plus longs parcours. »

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De la course automobile aux Jeux Olympiques

Paris-Toulouse et retour

Levegh (2)Le programme des Jeux Olympiques de Paris, en 1900, comportait des épreuves automobiles, lesquelles ne seront pas reconnues par le Comité international olympique. Pas moins de six concours étaient prévus : Concours de voitures de tourisme ; Concours de voitures de place ; Concours de voitures de course ; Concours de voiturettes ; Concours de poids légers ; Concours de poids lourds. Mais la compétition la plus importante était la course Paris-Toulouse et retour (1 347 km), organisée du 25 au 28 juillet. Trois types de véhicules étaient en lice : voitures, voiturettes et motocycles. Soixante-dix-huit véhicules étaient initialement inscrits, mais seulement cinquante-cinq se trouvèrent au départ ; vingt et un rallièrent l’arrivée, dont dix-huit furent officiellement classés (8 voitures, 3 voiturettes et 7 motocycles). Dans la catégorie « voitures », Alfred Velghe, dit « Levegh », au volant d’une Mors, remporta la course et le prix de 8 000 francs réservé au vainqueur ; dans la catégorie « voiturettes », la victoire revint à Louis Renault, au volant d’une… Renault, qui reçut 4 000 francs ; dans la catégorie « motocycles », un certain Georges Teste, sur une De Dion Bouton, s’imposa et reçut 2 000 francs.

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L’improbable victoire d’Allen Woodring

Incrédule…

Allen_Woodring_1920 (2)Allen Woodring n’aurait jamais dû participer aux Jeux Olympiques. En effet, il termina le 200 mètres des sélections américaines pour les Jeux d’Anvers, en 1920, à la cinquième place. Il fit néanmoins le voyage en Europe, en qualité de remplaçant. Or George Massengale, quatrième de cette épreuve, se blessa. Allen Woodring le remplaça donc. Mais ses chaussures étaient hors d’usage ; il emprunta donc une paire à un autre concurrent. À la surprise générale, ce « remplaçant mal chaussé » remporta l’épreuve, devant le favori, son compatriote Charley Paddock, les deux hommes étant crédités du même temps (22,0 secondes). Quelques jours plus tôt, Charley Paddock avait remporté le 100 mètres, et Allen Woodring pensa que son coéquipier, déjà satisfait par cette victoire, avait ralenti pour le laisser gagner ! Allen Woodring ne réalisa plus aucune performance marquante par la suite.

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