ÉDOUARD VII (1841-1910)

Roi du Royaume-Uni (1901-1910)

Edouard-VIIÉdouard VII n’est bien sûr pas le seul monarque à avoir prononcé l’ouverture des Jeux Olympiques, en l’occurrence ceux de Londres en 1908. Son nom mérite néanmoins d’être mentionné, pour deux raisons. D’abord, c’est à l’occasion de la cérémonie d’ouverture des Jeux de 1908 que fut organisé pour la première fois le défilé des athlètes derrière leur drapeau national. Et ce défilé protocolaire, le 13 juillet 1908, fut marqué par un incident célèbre: Ralph Rose, le porte-drapeau de la délégation des États-Unis, refusa de baisser, comme le voudrait le protocole, le Stars and Stripes en passant devant le roi Édouard VII. Il semblerait que Ralph Rose ait été convaincu de laisser flotter haut le drapeau américain par son compatriote d’origine irlandaise Martin Sheridan, qui aurait alors prononcé des paroles devenues célèbres: «Ce drapeau ne s’incline devant aucun monarque terrestre.»

Ensuite, les organisateurs des Jeux, désireux de remercier la famille royale de son soutien, souhaitaient que le départ du marathon soit donné par le roi lui-même devant le château de Windsor. Mais le protocole interdisait à Sa Majesté Édouard VII de se montrer debout sur le parvis du château. On contourna aisément la difficulté: les concurrents partirent depuis l’intérieur du bâtiment royal. Dans le même souci de remerciements, la ligne d’arrivée fut fixée précisément devant la loge royale du stade de Sherpherd’s Bush (White City Stadium). La distance de la course était donc exactement de 26 miles et 385 yards, soit 42,195 kilomètres. En 1921, la Fédération internationale d’athlétisme amateur rendra officielle cette distance de 42,195 kilomètres pour le marathon. Les quelques yards ajoutés, au départ et à l’arrivée, au marathon olympique eurent leur importance: le petit Italien Dorando Pietri, à bout de forces, fut aidé par des officiels… et il fut disqualifié. Ironie de l’histoire… Sa Majesté Édouard VII ne donna pas le départ de ce marathon; le monarque se fit remplacer par Mary, princesse de Galles.

©Pierre LAGRUE

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