Quand un sportif compose une ode en grec ancien…

À défaut de médaille…

1896-RobertsonAthlète et tennisman, George Stuart Robertson se classa quatrième du concours de lancer du disque aux Jeux Olympiques d’Athènes, en 1896, et, associé à l’Australien Edwin Flack, il fut battu en demi-finale de la compétition de tennis en double, par la paire grecque constituée de Dionysios Kasdaglis et Dimitrios Petrokokkinos. Mais, pour se faire remarquer, George Stuart Robertson avait une autre corde à son arc : lors de la cérémonie de clôture officielle de ces Jeux, on joua l’hymne national grec, puis on donna une ode composée en grec ancien par George Stuart Robertson lui-même. Les paroles du sportif touchèrent le roi le roi Georges Ier de Grèce qui le récompensa immédiatement d’une couronne de laurier. À défaut de médaille, George Stuart Robertson reçut une couronne.

©Pierre LAGRUE