Artiste suédois
Olle Hjortzberg mérite une mention particulière au titre de l’olympisme inattendu, car il dessina la première affiche «officielle» des Jeux Olympiques. Olle Hjortzberg, qui se consacra essentiellement à l’art chrétien (il décora notamment le plafond de l’église de Klara avec des scènes de la vie du Christ), dessina l’affiche des Jeux Olympiques de Stockholm en 1912. Or, pour la première fois, cette affiche fut «officielle», car la ville d’accueil était chargée d’organiser «la promotion et la publicité des Jeux». Olle Hjortzberg dessina une affiche dans le style art nouveau, figurant une procession d’athlètes portant leur drapeau; traduite en seize langues, elle fut diffusée dans trente pays. Cependant, le dessin original fut revu afin d’atténuer la nudité du personnage, évoquant pourtant l’Antiquité, et de modifier la représentation des vingt et un drapeaux sélectionnés.
©Pierre LAGRUE
Impossible de ne pas mettre à l’honneur Jules-Clément Chaplain, dit Jules Chaplain, quand on évoque l’olympisme inattendu. En effet, Jules Chaplain, lauréat du prix de Rome en 1863, est universellement connu pour ses pièces de 10 et 20 francs-or du système monétaire français frappées de 1899 à 1914, le fameux louis ou napoléon de la Troisième République. On connaît aussi les médailles qu’il dessina pour les Expositions universelles de 1867, 1878 et 1900. Mais, ce qu’on sait moins, c’est qu’il créa la médaille en argent offerte à tous les vainqueurs des épreuves des Iers Jeux Olympiques d’Athènes en 1896. Sur celle-ci était représenté le visage de Zeus Olympien tenant un globe surmonté d’une Victoire ailée. Notons que d’or et de bronze il n’était alors pas question. Tous les médaillés olympiques doivent peut-être quelque chose à Jules Chaplain.






