James Brendan CONNOLLY (1868-1957)

Athlète, écrivain et journaliste américain

1896CONOLLYPrix Pulitzer, James Brendan Connolly mérite à plusieurs titres de figurer en bonne place quand on parle des Jeux Olympiques. En effet, en toutes choses, il faut un «premier». Et, James Brendan Connolly devint, le 6 avril 1896, le premier champion olympique de l’ère moderne. Il remporta en effet la première épreuve des Jeux d’Athènes, le triple bond (13,71 m). Pourtant, le parcours olympique de James Brendan Connolly fut semé d’embûches. Déjà, son université, Harvard, refusa de lui accorder un congé pour qu’il puisse se rendre en Grèce. James Brendan Connolly fut donc contraint d’interrompre ses études afin de répondre à l’appel olympique. Ensuite, il finança son voyage grâce au soutien du Suffolk Athletic Club, ce qui aurait pu lui valoir une disqualification pour «professionnalisme», car le baron Pierre de Coubertin ne badinait pas avec la notion d’amateurisme. Enfin, il confondit les dates des calendriers grégorien et orthodoxe, et il n’arriva à Athènes que quelques heures avant le début des compétitions. À l’issue de sa victoire, il envoya à ses compatriotes un télégramme ainsi rédigé: «Les Hellènes ont vaincu l’Europe. Moi, j’ai vaincu le monde entier.» La modestie ne l’étouffait guère, mais sa faconde lui permettra de devenir un écrivain et journaliste de talent, signant plus de vingt romans. À Athènes, il se classera aussi deuxième du concours de saut en hauteur et troisième du concours de saut en longueur. Il participera encore aux Jeux Olympiques en 1900, à Paris, se classant deuxième du triple saut. Il sera encore présent à Saint Louis en 1904, mais cette fois en tant que journaliste venu couvrir les Jeux.

©Pierre LAGRUE

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