Henri SAINT CYR (1902-1979)

Cavalier suédois

SAINT CYR2Spécialiste du dressage, Henri Saint Cyr figure parmi les plus grands champions d’équitation de son pays. En 1952 puis en 1956, il remporta l’épreuve olympique de dressage, à titre individuel comme par équipes.

Henri Saint Cyr embrasse la carrière militaire en 1924. Gravissant les échelons, cet officier finit par atteindre le rang de chef d’escadron.

Henri Saint Cyr se fait connaître sur la scène olympique en 1952 à Helsinki. Montant Master-Rufus, il doit affronter une concurrente redoutable et courageuse, la Danoise Lis Hartel. Celle-ci a contracté la poliomyélite en 1944 et est paralysée sous les genoux ; mais, nullement abattue, elle participe aux compétitions. Saint Cyr la devance de moins de 20 points au terme d’une lutte acharnée et passionnante. Offrant à l’histoire olympique l’un de ses gestes les plus gracieux et émouvants, il aide ensuite son adversaire à monter sur le podium. L’année suivante, le cavalier suédois est sacré champion du monde à Wiesbaden, en Allemagne.

En 1956, les compétitions équestres des Jeux Olympiques se déroulent non pas à Melbourne, en raison de la quarantaine imposée par l’Australie aux chevaux étrangers, mais à Stockholm. Henri Saint Cyr, qui évolue donc à domicile, se montre plus que brillant : montant Juli, il réalise une prestation quasi parfaite sur un terrain glissant et sous la pluie ; il remporte de nouveau la médaille d’or individuelle dans l’épreuve de dressage, comme en 1952 devant Lis Hartel ; son résultat permet aussi à la Suède de s’adjuger encore le titre par équipes.

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Gert FREDRIKSSON (1919-2006)

Kayakiste suédois

Fredriksson 1948 (2)Gert Fredriksson domina sa discipline de 1948 à 1960, remportant sept titres de champion du monde et huit médailles olympiques, dont six en or. Ce palmarès exceptionnel et son extraordinaire longévité font de lui l’un des plus célèbres kayakistes de l’histoire.

Gert Fredriksson gagne haut la main les épreuves de kayak individuel (K1) sur 1 000 mètres et 10 000 mètres lors des Jeux Olympiques de Londres en 1948. En 1952, aux Jeux d’Helsinki, il conserve son titre sur 1 000 mètres, mais doit se contenter de la médaille d’argent sur 10 000 mètres, battu par le Finlandais Thorvald Strömberg. Fredriksson remporte les deux courses de K1 pour la seconde fois aux Jeux de Melbourne en 1956.

Il revient une dernière fois sur la scène olympique, à Rome, en 1960 : à 41 ans, il est médaillé de bronze sur 1 000 mètres en K1 et obtient la médaille d’or en K2, associé à Sven-Olov Sjödelius. Il met alors un terme à sa carrière sportive.

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Jean DESPEAUX (1915-1989)

Boxeur français

despeaux2Jean Despeaux fut champion olympique dans la catégorie des poids moyens aux Jeux de Berlin, en 1936, avant de devenir professionnel, puis, plus inattendu, de faire une carrière d’acteur au cinéma. Jean Despeaux remporte sa médaille d’or le même jour que son compatriote Roger Michelot (mi-lourds) : dans le contexte particulier de l’époque, ces deux succès font la une de la presse française. Par la suite, Jean Despeaux passe professionnel, et dispute 15 combats. Les plus célèbres sont ceux qui l’ont opposé à Joë Brun en 1942, car il s’agissait de confrontations entre le champion de France de la zone occupée (Jean Despeaux) et le champion de France de la zone libre (Joë Brun). Il entame par ailleurs une carrière d’acteur, jouant notamment dans L’assassin habite au 21, d’Henri-Georges Clouzot.

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CHEN JING (1968- )

Pongiste chinoise puis taïwanaise

Chen_Jing (2)Quand on connaît l’histoire tendue des relations entre la Chine et Taïwan, la trajectoire de Chen Jing mérite mention. En effet, représentant la Chine populaire, elle remporte la médaille d’or aux Jeux de Séoul en 1988, en simple, et, associée à Jiao Zhimin, la médaille d’argent en double. En 1992, elle quitte la Chine et s’installe à Taïwan. Elle est autorisée à concourir pour son nouveau pays et, en 1996 aux Jeux d’Atlanta, elle obtient la médaille d’argent, battue en finale par la Chinoise Deng Yaping : elle offre à Taïwan la première médaille olympique de son histoire. Chen Jing sera encore médaillée de bronze en 2000 aux Jeux de Sydney.

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Inge SØRENSEN (1924-2011)

Nageuse danoise

Sørensen-OK (2)Inge Sørensen est à la fois la plus jeune médaillée olympique de l’histoire et une figure romantique de la résistance à l’oppression nazie. En effet, elle a 12 ans à peine lorsqu’elle participe aux Jeux de Berlin en 1936, où elle s’adjuge la médaille de bronze dans le 200 mètres brasse. À son retour à Copenhague, « Little Lovely Inge » est accueillie par trente mille personnes enthousiastes. Alors que, dans les années 1930, les nazis utilisent des sportives populaires pour créer des « images héroïques de la perfection féminine de la race aryenne », la jeune Inge Sørensen reçoit sa médaille de bronze sur le podium, mais elle refuse les félicitations d’Hitler. Cette image deviendra un symbole du mouvement de résistance à l’occupation nazie au Danemark quand il se structurera, à partir de 1943. Inge Sørensen remporta également le 200 mètres brasse aux Championnats d’Europe de Londres en 1938.

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Waldemar CIERPINSKI (1950- )

Athlète est-allemand

cierpinskiWaldemar Cierpinski demeure assez méconnu. Pourtant, il est, avec le célèbre Éthiopien Abebe Bikila, le seul marathonien double champion olympique. Waldemar Cierpinski ne débuta sur le marathon qu’en 1974, mais il participa aux Jeux Olympiques de Montréal, en 1976, a priori sans grandes ambitions. Pourtant, il s’imposa à la surprise générale – lui-même étant incrédule. Quand il pénétra dans le stade, il vit que le panneau d’affichage l’annonçait premier ; il ne voulait pas le croire et, pour « assurer le coup », il décida de refaire un tour de stade complet. Quand l’Américain Frank Shorter, champion olympique en 1972, termina son marathon, Waldemar Cierpinski courait encore : sur la ligne d’arrivée, c’est donc le médaillé d’argent qui attendit le médaillé d’or. En 1980, aux Jeux de Moscou, il remporta de nouveau le marathon, devançant de quelques secondes le Néerlandais Gerard Nijboer.

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Charles Ferdinand PAHUD DE MORTANGES (1896-1971)

Cavalier néerlandais

PAHUD (2)Charles Ferdinand Pahud de Mortanges fut un des plus brillants cavaliers de l’histoire. Il remporta quatre médailles d’or et une médaille d’argent aux Jeux Olympiques, de 1924 à 1932.

Spécialiste du concours complet, Charles Ferdinand Pahud de Mortanges fait ses débuts olympiques aux Jeux de Paris, en 1924. Montant Johnny-Walker, il prend la quatrième place du concours complet individuel remporté par son compatriote Adolf Van der Voort Van Zijp et, une fois les résultats des trois cavaliers néerlandais additionnés, il obtient la médaille d’or par équipes.

En 1928, aux Jeux d’Amsterdam, les cavaliers néerlandais dominent largement le concours complet. Charles Ferdinand Pahud de Mortanges, sur Marcroix, remporte l’épreuve individuelle en devançant son compatriote Gerard de Kruijff, alors que le troisième Néerlandais, Adolf Van der Voort Van Zijp, est quatrième : la combinaison de ces résultats offre bien sûr la médaille d’or par équipes aux Pays-Bas. En 1932, aux Jeux de Los Angeles, porte-drapeau de la délégation néerlandaise, il est de nouveau champion olympique à titre individuel, montant encore Marcroix. Mais, à Los Angeles, le concours complet s’avère très difficile pour nombre de cavaliers : les abandons se multiplient et seulement deux formations voient trois concurrents terminer l’épreuve ; on n’attribue donc que deux médailles, l’or pour les États-Unis, l’argent pour les Pays-Bas. Charles Ferdinand Pahud de Mortanges participe pour la dernière fois aux Jeux Olympiques en 1936 à Berlin, mais il est contraint à l’abandon.

Par ailleurs officier, Charles Ferdinand Pahud de Mortanges est fait prisonnier par l’armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale. En 1943, il parvient à s’échapper, puis il gagne l’Angleterre ; le 6 juin 1944, il participe au débarquement allié en Normandie. En 1946, il devient président du Comité olympique néerlandais.

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Helene MADISON (1913-1970)

Nageuse américaine

MADISON (2)Helene Madison domina les compétitions de nage libre au tout début des années 1930 et remporta trois titres olympiques en 1932 à Los Angeles, lors de Jeux très hollywoodiens dont elle fut une des stars : elle se distingua dans les bassins, mais aussi en dehors, avec la jet-set. Au cours de sa brève carrière, la jeune fille établira ainsi vingt records du monde.

Helene Madison remporte toutes les épreuves de nage libre aux Championnats des États-Unis en 1930 et en 1931. Elle est désignée meilleure sportive de l’année 1931 par Associated Press.

Lors des Jeux Olympiques de Los Angeles, en 1932, Helene Madison, grande et svelte (1,80 m, 57,5 kg) jeune femme de 19 ans, multiplie les exploits et séduit le public par son charme. Lors du 100 mètres nage libre, son exceptionnelle fin de course lui permet de prendre le meilleur sur la jeune Néerlandaise Willemijntje den Ouden (14 ans). Médaillée d’or dans le relais 4 fois 100 mètres, elle remporte également le 400 mètres nage libre, ne devançant sa redoutable compatriote Lenore Kight que de 1 dixième de seconde. Durant les Jeux, elle fréquente les vedettes de Hollywood, danse au Coconut Grove en compagnie de Clark Gable… Après les Jeux, Helene Madison passe professionnelle et interprète son propre rôle dans The Human Fish, un film dans lequel apparaît aussi Johnny Weissmuller.

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Viktor MARKIN (1957- )

Athlète soviétique

MARKIN (2)Comme de nombreux champions soviétiques, Viktor Markin est soudainement apparu sur la scène sportive à l’occasion des Jeux de Moscou, en 1980, avant de retomber dans un quasi-anonymat. Viktor Markin avait débuté sa carrière d’athlète tardivement, à 19 ans. À quelques mois des Jeux de Moscou, il courait le 400 mètres en 46,96 s, un temps qui le situait au fin fond de la hiérarchie mondiale et ne lui autorisait aucune ambition. Juste avant ces Jeux, il pulvérisait de manière stupéfiante son record (45,34 s) ; en raison du large boycottage des Jeux par les États-Unis et leurs alliés, de nouvelles perspectives s’ouvraient à de nombreux athlètes, et Viktor Markin pouvait espérer entrer en finale, sans plus. Or, à la surprise générale, il s’adjugea la médaille d’or en battant le record d’Europe (44,60 s). En moins de 6 mois, il avait retranché 2 secondes à son record personnel ! À Moscou, il obtint également la médaille d’or dans le relais 4 fois 400 mètres. Par ailleurs étudiant en médecine, Viktor Markin ne réussira plus de performances notables, et, en 1984, il mit un terme à sa très brève carrière sportive.

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Lars HALL (1927-1991)

Pentathlonien suédois

Hall (2)Le pentathlon moderne, épreuve imaginée par Pierre de Coubertin et intégrée au programme olympique en 1912, couronna toujours, jusqu’en 1956, un Suédois. Lars Hall appartient à cette lignée de champions olympiques, mais il présente deux singularités : il fut le premier à remporter deux titres individuels (1952, 1956) ; charpentier à Göteborg, il fut le premier « civil » à s’imposer aux Jeux, tous ses prédécesseurs étant des militaires.

Champion du monde de pentathlon moderne en 1950 et en 1951, Lars Hall se présente en favori aux Jeux Olympiques d’Helsinki en 1952. Ce n’est pourtant pas sans une certaine dose de chance qu’il décroche la médaille d’or. Ainsi, la monture qu’il a reçue par tirage au sort se met à boiter avant le début de l’épreuve d’équitation, et la nouvelle jument qui lui est attribuée se révèle être la meilleure de la compétition. Ensuite, Hall se présente en retard à l’épreuve de tir, mais il évite la disqualification car une manifestation organisée par l’équipe soviétique oblige les organisateurs à décaler légèrement le début de l’épreuve. Ses performances exceptionnelles en natation et dans la course de cross-country lui assurent finalement la médaille d’or.

En 1956, aux Jeux de Melbourne, il connaît une défaillance dans l’épreuve de tir (il n’est que vingt-quatrième), mais il réussit une exceptionnelle performance en natation (dans le 300 m nage libre, il bat son record personnel de plus de 11 s), puis gère son avance dans la course de cross de 4 000 mètres, ce qui lui permet de remporter un second titre olympique consécutif.

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