Felipe MUÑOZ (1951- )

Nageur mexicain

1968MUNOZOn dit parfois qu’une piscine «s’enflamme». Ce fut le cas aux Jeux Olympiques de Mexico, en 1968, à l’occasion du 200 mètres brasse: longtemps quatrième, Felipe Muñoz produisit un formidable effort, remonta ses adversaires et décrocha une inattendue médaille d’or (2 min 28,7 s), devant le recordman du monde soviétique Vladimir Kosinsky (2 min 29,2 s), dépité. Lire la suite

Peter NORMAN (1942-2006)

Athlète australien

NormanUne des scènes les plus célèbres de l’histoire olympique est celle du podium du 200 mètres des Jeux de Mexico, en 1968. On y voit les athlètes américains Tommie Smith et John Carlos baisser la tête et lever un poing ganté de noir, le droit pour Smith, le gauche pour Carlos, au moment où l’hymne américain retentit. Sur la deuxième marche du podium, on remarque à peine Peter Norman, médaillé d’argent. Lire la suite

Eugenio MONTI (1928-2003)

Bobeur italien

1968MONTIEugenio Monti pourrait être mentionné au titre de l’olympisme inattendu dans plusieurs rubriques: curiosités, fair-play, règlements… Déjà, Eugenio Monti, pilote le plus talentueux de son temps, brilla dès sa première participation aux Jeux Olympiques, en 1956 à Cortina d’Ampezzo. Dans la compétition de bob à deux, associé à Renzo Alverà, il obtint la médaille d’argent, devancé de très peu (1,31 s) par l’autre équipage italien, composé de Lamberto Dalla Costa et Giacomo Conti; il s’adjugea aussi la médaille d’argent dans l’épreuve de bob à quatre. Champion du monde de bob à deux en 1957, 1958 et 1959, Eugenio Monti aurait sans doute cueilli une médaille d’or aux Jeux d’hiver de Squaw Valley, en 1960 si… les compétitions de bobsleigh n’avaient pas été rayées du programme par les organisateurs, qui refusèrent de construire une piste pour des raisons de coût (c’est la seule fois où le bobsleigh ne figura pas au programme des Jeux d’hiver).

Eugenio Monti continua d’accumuler les titres: champion du monde de bob à deux en 1960, 1961 et 1963; champion du monde de bob à quatre en 1960 et en 1961. Il se présenta logiquement en favori aux Jeux Olympiques d’hiver d’Innsbruck, en 1964. Et c’est là qu’il pourrait apparaître dans la rubrique fair-play: l’équipe britannique, composée d’Anthony Nash et Robin Dixon, s’apprêtait à déclarer forfait à cause d’un problème d’essieu; Monti leur donna une pièce de son propre engin pour leur permettre d’effectuer leur descente… et les Britanniques remportèrent la médaille d’or, devant les deux équipages italiens (Monti se contentant du bronze). Cette attitude chevaleresque fut critiquée par les médias italiens, auxquels Monti répliqua vertement: «Nash n’a pas gagné parce que je lui ai donné un écrou. Il a gagné parce qu’il a effectué la course la plus rapide». Toujours à Innsbruck, Monti dépanna l’équipage canadien de bob à quatre, qui remporta aussi la médaille d’or, Monti et ses coéquipiers n’obtenant que le bronze.

Avec l’âge, Monti obtint moins de résultats (il fut néanmoins champion du monde de bob à deux en 1966) et, à quarante ans, il participa pour la dernière fois aux Jeux Olympiques, en 1968 à Grenoble. Et là, Monti pourrait apparaître dans la rubrique règlement. Dans la compétition de bob à deux, à l’issue des quatre descentes, lui et son pousseur, Luciano de Paolis, étaient crédités du même temps que l’équipage allemand constitué de Horst Floth et Pepi Bader; la médaille d’or fut attribuée aux Italiens car ils avaient réalisé le meilleur temps lors des épreuves de qualification! Monti tenait enfin l’or olympique… et il semble y prendre goût, car, quelques jours plus tard, il s’adjugea de nouveau l’or en bob à quatre.

Pour son fair-play à Innsbruck, Eugenio Monti fut, en 1964, le premier sportif récompensé par la médaille Pierre-de-Coubertin, décerné par le Comité international olympique (C.I.O.). Pour ses exploits à Grenoble, en 1968, il fut décoré de l’Ordre du mérite de la République italienne.

©Pierre LAGRUE



Wladislaw KOMAR (1940-1998)

Athlète polonais

1972-KOMARDepuis la Seconde Guerre mondiale, tous les concours olympiques de lancer du poids avaient vu la victoire d’un Américain. À l’approche des Jeux Olympiques de Munich, en 1972, certains pensaient que cette hégémonie pourrait se terminer, même si l’Américain George Woods faisait figure de favori. En effet, les Allemands de l’Est avaient réussi de belles performances, et les jeunes Hartmut Briesenick (23 ans), champion d’Europe en 1971, ou Hans Pietet Gies (25 ans) semblaient représenter une menace pour la suprématie américaine. Mais personne ne pensait au Polonais Wladislaw Komar (32 ans), médaillé de bronze aux Championnats d’Europe en 1966 et en 1971, avec des performances modestes. Or, à Munich, Komar expédia le poids à 21,18 mètres dès son premier essai. Et ni Woods (21,17 m), ni Briesenick (21,14 m), ni Gies (21,14 m) ne feront mieux.

Wladislaw Komar continuera de lancer jusqu’en 1978, sans plus réussir de performance marquante. En même temps, il avait entamé une carrière d’acteur. Il jouera dans des films tels que Pirates, de Roman Polanski. Wladislaw Komar trouvera la mort dans un accident de la route en 1998, en même temps qu’un autre champion olympique polonais, le perchiste Tadeusz Slusarski, vainqueur à Montréal en 1976.

©Pierre LAGRUE



Ray EWRY (1873-1937)

Athlète américain

1900ewry (2)Remporter 8 médailles d’or aux Jeux Olympiques est un exploit rare. Le premier à réaliser cette incroyable performance est un sportif méconnu. Il est vrai qu’il brillait dans une discipline curieuse de l’athlétisme, désormais oubliée. Lire la suite