Sobriquets en athlétisme : J-K

Bershawn JACKSON (États-Unis)

  • Surnom : Batman

Bershawn Jackson, spécialiste du 400 mètres haies, champion du monde en 2005, 2007 et 2011, fut surnommé Batman par ses compatriotes en 2003-2004 : il semblait le plus apte à contester la supériorité du Dominicain Felix Sanchez, surnommé Superman. Bataille de superhéros ?

 Colin JACKSON (Grande-Bretagne)

  • Surnoms : La Couleuvre, The Shaker (Le Trembleur)

Colin Jackson, recordman du monde du 110 mètres haies (1993), fut surnommé La Couleuvre pour sa curieuse manie au départ. Il faisait toujours des étirements en souplesse qui évoquaient le mouvement d’une couleuvre. Il fut également surnommé, de manière moins sympathique, The Shaker (Le Trembleur) par la presse britannique, car il échouait souvent lors des grands rendez-vous : ainsi, il ne fut jamais champion olympique.

 Marjorie JACKSON (Australie)

  • Surnom : The Lithgow Flash (L’Éclair de Lithgow)

Marjorie Jackson, championne olympique du 100 mètres en 1952, fut surnommée L’Éclair de Lithgow tout simplement en référence à la ville de Nouvelle-Galles-du-Sud où elle vivait.

 Allen JOHNSON

  • Surnom : The Woodcutter (littéralement : Le Fendeur de bois)

Allen Johnson, champion olympique du 110 mètres haies (1996), reçut le surnom de The Woodcutter car il heurtait presque toutes les haies durant une course, ce qui lui occasionna de nombreuses chutes.

 Ben JOHNSON (Canada)

  • Surnoms : Little Big Man, Stéroïde, Benoïde

Ben Johnson fut d’abord surnommé Little Big Man en raison de son gabarit petit et massif. Vainqueur du 100 mètres des Jeux de Séoul en 1988, il fut disqualifié pour dopage au stanozolol, un stéroïde anabolisant. Son surnom devint tout naturellement Stéroïde ou Benoïde, jeu de mots facile avec son prénom.

 Cornelius JOHNSON (États-Unis)

  • Surnoms : La Liane humaine, Corny longues jambes

Premier Noir champion olympique du saut en hauteur (en 1936 à Berlin), il fut surnommé La Liane humaine et Corny longues jambes pour son enfourchure, laquelle représentait la moitié de sa taille (1,91 m).

 Michael JOHNSON (États-Unis)

  • Surnoms : La Statue de Waco, La Loco de Waco

Le surnom de Statue de Waco (sa ville de résidence) a été donné à Michael Johnson, recordman du monde des 200 et 400 mètres, quadruple médaillé d’or aux jeux Olympiques et neuf fois champion du monde, par Joel Ezar, l’entraîneur qui l’a découvert au collège Skyline de Dallas, pour sa manière curieuse et unique de courir (buste droit et petites foulées sans élévation du genou). Ce surnom a été repris par le célèbre coach Clyde Hart, qui déclarait à son sujet : «Il court comme une statue.» Le sobriquet La Loco de Waco fait également référence à sa foulée saccadée et à ce buste dont descendent des segments qui pilonnent la piste.

 Marion JONES (États-Unis)

  • Surnom : The Clear (La Claire)

Marion Jones, quintuple médaillée aux Jeux Olympiques de Sydney en 2000, sera rétroactivement privée de tous ses titres et records quand elle avouera qu’elle se dopait. Bien avant, les médias lui avaient donné le surnom ironique The Clear (La Claire). En effet, son nom revenait souvent dans la gigantesque affaire de dopage Balco en 2004. Elle clama longtemps son innocence, se disant clear (claire). Mais The Clear était aussi le nom de code d’une substance dopante, dont son ex-mari, C.J. Hunter, affirmait qu’elle en consommait…

 Alberto JUANTORENA (Cuba)

  • Surnom : El Caballo (Le Cheval)

Alberto Juantorena, premier homme à réussir le doublé 400-800 mètres aux Jeux Olympiques (en 1976), fut surnommé El Caballo (Le Cheval) pour son immense foulée (3 mètres).

 Kipchoge KEINO (Kenya)

  • Surnoms : L’Homme des hauts plateaux, L’Express de l’Est africain

Premier Africain à s’imposer en demi-fond, Kipchoge Keino reçut le surnom d’Homme des hauts plateaux à l’issue des Jeux Olympiques de Mexico en 1968. Habitué à l’altitude, il remporta le 1 500 mètres en dominant le favori américain Jim Ryun. Précurseur kenyan, il fut également surnommé L’Express de l’Est africain.

 Moses KIPTANUI (Kenya)

  • Surnom : Le Seigneur kenyan du steeple

Premier homme à courir le 3 000 mètres steeple en moins de 8 minutes (1995), triple champion du monde, Moses Kiptanui ouvrit la voie à ses nombreux compatriotes, et fut surnommé Le Seigneur kenyan du steeple.

 Romuald KLIM (U.R.S.S.)

  • Surnom : L’Ours de Biélorussie

Romuald Klim, champion olympique du lancer du marteau en 1964 à Tokyo, était originaire de Khvoyevo, en Biélorussie. Un surnom sans grande originalité…

Hannes KOLEHMAINEN (Finlande)

  • Surnoms : Le Finlandais volant, Le Finlandais souriant

Hannes Kolehmainen, triple médaillé d’or aux Jeux Olympiques de Stockholm en 1912 (5 000 m, 10 000 m, cross), champion olympique du marathon aux Jeux d’Anvers en 1920, partageait le surnom de Finlandais volant avec ses compatriotes Ville Ritola et Paavo Nurmi, deux autres célèbres coureurs de fond. Il fut par la suite surnommé Le Finlandais souriant, en opposition à Paavo Nurmi (surnommé lui Le Finlandais silencieux et L’Homme qui ne rit jamais)

 Robert KORZENIOWSKI (Pologne)

  • Surnom : Le Roi du macadam

Quadruple champion olympique à la marche (1996 à 2004), le populaire Polonais de Tourcoing fut tout naturellement surnommé Le Roi du macadam par ses pairs.

 Alvin KRAENZLEIN (Etats-Unis)

  • Surnom : L’Intouchable Dentiste

Avant tout spécialiste des courses de haies, Alvin Kraenzlein fut la vedette des Jeux Olympiques de Paris en 1900, en remportant quatre médailles d’or (60 m, 110 m haies, 200 m haies, longueur). Comme il avait un diplôme de chirurgie dentaire, il devint pour la presse L’Intouchable Dentiste. À noter qu’il n’exerça jamais la profession de dentiste car, après sa carrière, il devint entraîneur d’athlétisme…

 Zdislaw KRYSZKOWIAK (Pologne)

  • Surnom : KRZ

Inutile de préciser que les journalistes occidentaux avaient des difficultés à prononcer le nom du champion olympique du 3 000 mètres steeple de 1960 et lui ont trouvé ce diminutif…

 Vladimir KUTS (U.R.S.S.)

  • Surnom : Le Broyeur de kilomètres, Le Ravageur

Fou d’entraînement, Vladimir Kuts construisait ses victoires en demi-fond en menant des le départ, faisant la course en tête de bout en bout. C’est avec cette stratégie qu’il devint champion olympique des 5 000 et 10 000 mètres en 1956 à Melbourne. Pour la presse, il devint Le Broyeur de kilomètres ou Le Ravageur.

©Pierre LAGRUE

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