Sobriquets en athlétisme : L-M

Jules LADOUMÈGUE (France)

  • Surnom : Julot

Dans les années 1920 et 1930, tous les «Jules» populaires étaient surnommé Julot. Jules Ladoumègue, le plus célèbre athlète français de l’époque, n’échappa point à la règle. Il raconte lui-même que, le 5 octobre 1930, les clameurs du public du stade Jean-Bouin scandant «Julot! Julot!» l’ont grandement aidé à battre le record du monde du 1500 mètres. Un surnom pour un record?

Walter LANG (Grande-Bretagne)

  • Surnom : L’Épouvantail

Walter Lang, athlète professionnel, fut une vedette du demi-fond lors de matchs-exhibitions dont les Britanniques étaient friands à la fin du XIXe siècle. Il terrorisait ses concurrents, d’où son surnom, L’Épouvantail.

Michael LARRABEE (États-Unis)

  • Surnom : Le Vieux Lion

Michael Larrabee fut surnommé Le Vieux Lion lors des Jeux de Tokyo, en 1964. Il courait alors au plus haut niveau depuis 12 ans. Il n’avait réussi à se qualifier pour les Jeux ni en 1956 ni en 1960 et son déclin semblait décliner inexorable. À la surprise de tous, à près de 32 ans, Michael Larrabee devint champion olympique du 400 mètres. Pour la presse, il restera comme Le Vieux Lion.

Eric LEMMING (Suède)

  • Surnoms : Le Colosse de Göteborg, Le Maître du javelot

Eric Lemming, champion olympique du lancer du javelot en 1908 et en 1912, fut surnommé Le Colosse de Göteborg en raison de son gabarit massif (1,92 m, 95 kg). Auteur de dix records du monde, il sera ensuite surnommé Le Maître du javelot par les historiens de l’athlétisme.

Carl LEWIS (États-Unis)

  • Surnoms : The King (Le Roi), King Carl

Élu meilleur athlète du XXe siècle, Carl Lewis fut tout naturellement surnommé The King durant toute sa carrière. Il gagna son surnom de King Carl quand il remporta 4 médailles d’or aux Jeux de Los Angeles en 1984. À noter que certains journalistes le baptisèrent Le Hobereau du sport, pour son goût du faste et du luxe…

Eric LIDDELL (Grande-Bretagne)

  • Surnom : The Flying Scotsman (L’Écossais volant)

Eric Liddell, champion olympique du 400 mètres en 1924, dont l’histoire a été magnifiée par le film Les Chariots de feu, fut surnommé The Flying Scotsman non pas pour ses qualités athlétiques, mais pour ses prestations de joueur de rugby. The Flying Scotsman était le nom d’une célèbre locomotive à vapeur.

Sergueï LITVINOV (U.R.S.S.)

  • Surnom : La Toupie humaine

Sergueï Litvinov, champion du monde du lancer du marteau en 1983 puis en 1987, champion olympique en 1988, fut un des précurseurs de la technique à quatre rotations (au lieu de 3). Pour la presse, il devint vite La Toupie humaine

Janis LUSIS (U.R.S.S.)

  • Surnom : Monsieur Javelot

Janis Lusis ne fut champion olympique qu’une fois (1968) et recordman du monde par deux fois seulement. Il était néanmoins considéré par ses pairs comme le maître de la spécialité, d’où son surnom, assez banal, Monsieur Javelot.

Randy MATSON (États-Unis)

  • Surnom : Le Géant du Texas

Pas de grande originalité dans le surnom donné à Randy Matson. Né à Pampa, au Texas, ce colosse (1,99 m, 115 kg), champion olympique du lancer du poids en 1968, recordman du monde de 1965 à 1973, fut surnommé Le Géant du Texas pour son impressionnant gabarit et ses origines.

Patrick McDONALD (États-Unis)

  • Surnoms : Fat Mac, Le Vieux Policier

Champion olympique du lancer du poids en 1912, Patrick McDonald obtint la médaille d’or au lancer du poids de 56 livres en 1920, à 42 ans. Patrick McDonald a servi pendant 41 ans dans la police new-yorkaise (1905-1946). Chargé de la circulation à Times Square, il était un des officiers les plus célèbres et les plus en vue de la ville. Son surnom, Le Vieux Policier, allait de soi.

Matt McGRATH (États-Unis)

  • Surnom : La Baleine irlandaise

De nombreux lanceurs de marteau américains d’origine irlandaise brillèrent au début du XXe siècle. La presse américaine baptisa ce groupe The Irish Wales (Les Baleines irlandaises). Matt McGrath (1,82 m, 115 kg), champion olympique du lancer du marteau (1912), était l’une de ces Baleines irlandaises.

Herbert McKENLEY (Jamaïque)

  • Surnom : Hurricane Herbert (Herbert le Cyclone)

Si Herbert McKenley est jamaïquain, il s’installa très tôt aux États-Unis. À partir de 1945, il domina le 400 mètres. Comme les cyclones sont fréquents dans les Caraïbes et que McKenley «dévastait» ses adversaires, la presse américaine le surnomma Hurricane Herbert.

Mark McKOY (Canada)

  • Surnom : Mr. Fourth (M. le Quatrième)

Mark McKoy, champion olympique du 110 mètres haies en 1992, avait auparavant été surnommé Mr. Fourth car il était abonné aux quatrièmes places dans les grandes compétitions.

Earl MEADOWS (États-Unis)

  • Surnom : The Heavenly Twins (Les Jumeaux du Paradis)

Voici un sobriquet qui ne tient pas par lui-même, car il ne s’agit pas d’un surnom individuel. À la fin des années 1930, les Américains Earl Meadows, qui fut champion olympique en 1936, et William Sefton dominaient le saut à la perche. Ils furent surnommés The Heavenly Twins (Les Jumeaux du Paradis).

Pietro MENNEA (Italie)

  • Surnoms : Pietro le Pieux, Freccia del Sud (La Flèche du Sud)

Pietro Mennea, champion olympique du 200 mètres en 1980 à Moscou, fut surnommé La Flèche du Sud car il était né à Barletta, dans les Pouilles, à l’extrême sud de l’Italie. Très croyant comme de nombreux Italiens, il fut aussi surnommé Pietro le Pieux.

Ralph METCALFE (États-Unis)

  • Surnoms : L’Express de Marquette, L’Homme le plus rapide du monde, The Midnight Express

Ralph Metcalfe, grand sprinter, fut surnommé L’Express de Marquette en 1930, quand, venu de Chicago, il entra à Marquette University (Milwaukee, Wisconsin). En 1934-1935, quand il dominait le sprint mondial, la presse américaine le surnomma L’Homme le plus rapide du monde. Il fut aussi surnommé The Midnight Express car il était réputé pour ses fins de courses tonitruantes, ses «retours tardifs».

Trevor MISAPEKA (Samoa)

  • Surnom : Trevor The Tortoise (Trevor la Tortue)

Une aventure singulière est arrivée à ce lanceur de poids samoan lors des Championnats du monde de 2001. Les officiels de son pays se sont trompés d’épreuve et l’ont inscrit sur… 100 mètres! Il participa à sa série, dont il prit la dernière place très loin derrière tous les participants, et devint Trevor The Tortoise (Trevor la Tortue).

Dennis MITCHELL (États-Unis)

  • Surnoms : The Green Machine (La Machine verte), The Old Man (Le Vieil Homme)

Le sprinter Dennis Mitchell fut surnommé The Green Machine (La Machine verte) car, lors des meetings, il portait toujours un maillot vert fluo. À partir de 1996, à 30 ans, il devint The Old Man (Le Vieil Homme).

Bobby MORROW (États-Unis)

  • Surnom : La Flèche blonde du Texas

Bobby Morrow, triple médaillé d’or aux Jeux Olympiques de Melbourne en 1956 (100 m, 200 m, 4 fois 100 m), fut surnommé La Flèche blonde du Texas tout simplement pour sa blondeur et parce qu’il était originaire du Texas (il est né à Harlingen). Ce surnom est largement dû au fait qu’il était un des rares sprinters blancs à dominer les Noirs.

Edwin MOSES (États-Unis)

  • Surnoms : Cagey (Méfiant), Metalmouth (Bouche de métal), L’Ouragan d’Atlanta, L’Ange noir du Morehouse College, Le Dieu vivant du 400 mètres haies

Les deux premiers surnoms d’Edwin Moses (Cagey, Metalmouth) lui ont été donnés par ses camarades lorsqu’il était écolier, car il portait un appareil dentaire et des lunettes. Le plus grand coureur de 400 mètres haies de tous les temps (122 victoires consécutives de 1977 à 1987) reçut bien sûr ses autres surnoms en raison de ses performances et parce qu’il fit ses études au Morehouse College d’Atlanta.

Ira MURCHISON (États-Unis)

  • Surnom : Human Sputnik (Le Spoutnik humain)

Ira Murchison, recordman du monde du 100 mètres en 1956 et champion olympique du 4 fois 100 mètres en 1956 à Melbourne, fut surnommé Human Sputnik pour son exceptionnelle capacité à jaillir des blocks. Il s’agit bien sûr d’une référence au Spoutnik, qui allait bientôt tourner autour de la Terre.

Lawrence MYERS (États-Unis)

  • Surnoms : Lon, L’Homme-orchestre de l’athlétisme, La Machine à courir

Pionnier de l’athlétisme à la fin du XIXe siècle, Lawrence «Lon» Myers n’hésitait pas à courir, lors d’une même réunion, toutes les courses, du 100 au 800 mètres, d’où son surnom d’Homme-orchestre de l’athlétisme. Montague Sherman, champion d’Angleterre du 440 yards en 1880, dressa de lui un étonnant portrait, et le surnomma La Machine à courir.

Larry MYRICKS (États-Unis)

  • Surnom : Le Maudit

Larry Myricks, sauteur en longueur de grand talent, fut surnommé Le Maudit en raison de sa déveine olympique. En 1976, il se blessa et ne put défendre ses chances. En 1980, il était leader mondial, mais les États-Unis boycottèrent les Jeux de Moscou. Par la suite, Carl Lewis dominera la spécialité, et Larry Myricks ne battra jamais King Carl.

©Pierre LAGRUE

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