Sobriquets en athlétisme : N-O

Catherine NDEBERA (Kenya)

  • Surnom : Catherine The Great (La Grande Catherine)

En 2005, Catherine Ndebera remporte le marathon de Boston pour la quatrième fois. Elle devient immédiatement, pour les médias américains, Catherine The Great (La Grande Catherine).

Imre NEMETH (Hongrie)

  • Surnom : Le Moustique

Champion olympique du lancer du marteau aux Jeux de Londres en 1948, Imre Nemeth s’impose grâce à sa technique, et non pas grâce à son physique, car il était d’un gabarit inférieur à nombre de ses rivaux. Il fut surnommé pour cela Le Moustique.

Mizuki NOGUCHI (Japon)

  • Surnom : La Reine du semi-marathon

Mizuki Noguchi, championne olympique du marathon de 2004, était surnommée La Reine du semi-marathon dans son pays, où elle dominait ce type d’épreuve rémunératrice.

Ray NORTON (États-Unis)

  • Surnom : La Pieta crucifiée

Le sprinter Ray Norton reçut le surnom de Pieta crucifiée à l’occasion des Jeux Olympiques de Rome en 1960. Il aurait pu remporter 3 médailles d’or, mais se présenta diminué par une blessure. Il ne termina que quatrième du 200 mètres et fut disqualifié lors du relais 4 fois 100 mètres.

Paavo NURMI (Finlande)

  • Surnoms : Le Finlandais silencieux, L’Homme qui ne rit jamais, Le Finlandais volant, L’Homme au chronomètre, Le Fantôme finlandais

Paavo Nurmi, qui demeure considéré par beaucoup comme le plus grand champion de demi-fond de tous les temps, fut d’abord surnommé le Finlandais silencieux et L’Homme qui ne rit jamais, à la suite d’une certaine méprise, lors des Jeux Olympiques de Paris en 1924. Quand il arriva en France, il projetait de réussir le doublé 1500-5000 mètres (les deux courses avaient lieu le même jour) et il refusait toute interview, pour rester tout à sa concentration, prétextant ne parler que le finnois. Les journalistes lui en tirent une certaine rigueur. Ainsi, André Obey écrira dans L’Orgue du stade : «À force de tendre au sublime, de hausser l’athlète jusqu’au surhomme, les records de Nurmi risquent de devenir inhumains. […] Il ne rit pas, ni ne sourit.» Par la suite, Paavo Nurmi devint le Finlandais volant, un surnom qu’il partageait avec ses compatriotes Hannes Kolehmainen et Ville Ritola. L’Homme au chronomètre, Le Fantôme finlandais sont deux autres des surnoms qu’on rencontre dans la littérature au sujet de Paavo Nurmi.

Francis OBIKWELU (Portugal)

  • Surnom : Chico

Francis Obikwelu, médaillé d’argent sur 100 mètres aux Jeux Olympiques d’Athènes en 2004, est né au Nigeria. Naturalisé portugais en 2001, ses nouveau compatriotes le surnomment Chico (il s’agit de la forme courte de son prénom en portugais).

Parry O’BRIEN (États-Unis)

  • Surnom : Le Novateur

Parry O’Brien, le premier homme à dépasser les 18 mètres puis les 19 mètres au lancer du poids, champion olympique en 1952 et en 1956, fut surnommé Le Novateur car il inventa une nouvelle technique: il fut le premier à se présenter le dos tourné au butoir. Sa technique sera rapidement adoptée par tous.

Mikio ODA (Japon)

  • Surnom : Le Précurseur asiatique

Mikio Oda, champion olympique du triple saut en 1928, fut le premier athlète asiatique médaillé d’or. Les historiens de l’olympisme lui donnèrent le surnom de Précurseur asiatique.

Al OERTER (États-Unis)

  • Surnom : L’Ordinateur olympique

Al Oerter fut parfois surnommé L’Ordinateur olympique car, s’il ne domina jamais vraiment le lancer du disque, il savait répondre présent lors du rendez-vous olympique, ce qui lui valut quatre médailles d’or de 1956 à 1968. Par ailleurs, il était ingénieur.

Micheline OSTERMEYER (France)

  • Surnom : L’Artiste du sport

Championne olympique des lancers du poids et du disque en 1948, Micheline Ostermeyer fut surnommée L’Artiste du sport par les journalistes car elle était avant tout une pianiste virtuose.

Gillian O’SULLIVAN (Irlande)

  • Surnom : The Firewoman (La Femme de feu)

La marcheuse Gillian O’Sullivan, vice-championne du monde en 2003, fut surnommée The Firewoman pour ses magnifiques cheveux rouges plus que roux.

Merlene OTTEY (Jamaïque)

  • Surnoms : La Femme de bronze, M. la Maudite

Malgré une exceptionnelle longévité (elle participa aux Jeux de 1980 à 2004), Merlene Ottey ne connut jamais la consécration olympique à titre individuel. Elle fut ainsi deuxième des 100 et 200 mètres en 1996, ce qui lui valut le surnom de M. la Maudite. Mais, sur le podium, elle figura le plus souvent sur la troisième marche (5 fois), et fut pour cela appelée La Femme de bronze.

James Cleveland OWENS (États-Unis)

  • Surnom : Jesse

Plus qu’un surnom, Jesse est un diminutif. Celui-ci naît en 1920, à Cleveland. À son institutrice qui lui demande son prénom, il répond: «J.C.» (prononcer Jissi). Celle-ci s’étonne et demande: «Jess?». L’enfant rétorque: «Non, J.C.». L’institutrice inscrit alors sur son cahier: Jesse. C’est ainsi que cet homme noir qui allait humilier Hitler et les zélateurs de la prétendue supériorité de la race aryenne en remportant quatre médailles d’or aux Jeux Olympiques de Berlin en 1936 fut affublé d’un prénom qui n’existe pas.

©Pierre LAGRUE

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