Matt BIONDI (1965- )

Nageur américain

BIONDI (2)Avec sept médailles d’or olympiques, Matt Biondi présente un des plus beaux palmarès de l’histoire. En outre, il devint, en 1985, le premier homme à nager le 100 mètres en moins de 49 secondes (48,95 s).

Médaillé d’or dans le relais 4 fois 100 mètres avec les États-Unis en 1984, Matt Biondi s’annonçait comme une des stars des Jeux de Séoul, en 1988 : les augures le voyaient bien égaler Mark Spitz (7 médailles d’or en 1972 à Munich). Matt Biondi obtint certes 7 médailles en Corée du Sud, mais « seulement » 5 en or. L’exploit n’en fut pas moins exceptionnel. Il remporta en effet le 100 mètres (48,63 s), le 50 mètres (22,14 s) et les trois relais. Il fut également médaillé d’argent sur 100 mètres papillon, devancé d’un souffle par le Surinamien Anthony Nesty (53,00 s contre 53,01 s) et de bronze sur 200 mètres.

Matt Biondi songea alors mettre à un terme à sa carrière, à l’issue de cet exploit. Mais de nombreux sponsors le sollicitaient, il commençait à bien vivre de la pratique de son sport. Il décida donc de se remettre à l’eau avec les Jeux Olympiques de Barcelone comme perspective. Mais, en 1992, à Barcelone, il ne parvint pas à monter sur le podium olympique du 100 mètres, laissant la place à un nouveau roi, le Russe Alexander Popov. Il fut néanmoins médaillé d’argent sur 50 mètres (22,09 s), derrière Popov (21,91 s), et obtint une nouvelle médaille d’or dans le relais 4 fois 100 mètres.

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Félicia BALLANGER (1971- )

Cycliste française

BALLANGER (2)Avec trois médailles d’or aux Jeux Olympiques et dix titres mondiaux, Félicia Ballanger, qui fut en son temps une championne quelque peu méconnue en raison de la sous-exposition médiatique de sa discipline, présente l’un des plus beaux palmarès du sport français.

Championne du monde de vitesse et du 500 mètres en 1995, Félicia Ballanger exerça par la suite une mainmise sur ces deux disciplines de la piste, puisqu’elle remporta tous les titres de championne du monde de 1995 à 1999. En 1996 à Atlanta, elle devint championne olympique de vitesse en dominant en finale l’Australienne Michelle Ferris. En 1998 à Bordeaux, elle porta le record du monde du 500 mètres à 34,010 s. En 1999, elle devint la première femme à signer un contrat avec un groupe sportif professionnel, en l’occurrence l’équipe Jean Delatour. En 2000, lors des Jeux Olympiques de Sydney, Félicia Ballanger remporta deux médailles d’or : d’abord sur 500 mètres, devant Michelle Ferris et la Chinoise Cuihua Jiang, puis en vitesse, en battant en finale la Russe Oxana Grichina. En octobre 2000, Félicia Ballanger annonça sa retraite sportive et renonça à participer aux Championnats du monde à Manchester.

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Valeri BORZOV (1949- )

Athlète soviétique

BORZOV (2)Valeri Borzov demeure considéré comme l’un des meilleurs sprinters européens. Il fut surtout, en 1972 à Munich, l’homme qui mit fin à l’hégémonie olympique américaine, aussi bien sur 100 que sur 200 mètres. Moins puissant que nombre de ses adversaires, il compensait ce handicap par une technique de course parfaite, forgée par de longues heures d’entraînement rigoureux sous la houlette de Valentin Petrovski, sorte de précurseur, qui le faisait notamment travailler, chose rare à l’époque, en visionnant les films des plus grands sprinters américains, relevant les imperfections techniques qui font perdre quelques précieux centièmes de seconde.

Champion d’Europe du 100 mètres en 1969, devant le Français Alain Sarteur, en 1971, puis en 1974, du 200 mètres  en 1971, Valeri Borzov se trouve à son zénith lors des Jeux Olympiques de Munich en 1972 : il remporte le 100 mètres (10,14 s), devant l’Américain Robert Taylor et le Jamaïquain Lennox Miller, ainsi que le 200 mètres (20,00 s), devant l’Américain Larry Black et l’Italien Pietro Mennea, et est médaillé d’argent dans le relais 4 fois 100 mètres. Valeri Borzov obtient encore la médaille de bronze sur 100 mètres lors des Jeux Olympiques de Montréal en 1976, devancé par le Trinidadien Hasely Crawford et le Jamaïquain Don Quarrie, ainsi que lors du relais 4 fois 100 mètres. Contrarié par des blessures, il arrête la compétition en 1979.

Après sa carrière, Valeri Borzov sera brièvement ministre des Sports de l’Ukraine (1991), puis président du Comité olympique ukrainien (1991-1998). Il est membre du Comité international olympique depuis 1994.

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Sophus NIELSEN (1888-1963)

Footballeur danois

NIELSENSophus Nielsen obtint, avec l’équipe du Danemark, deux médailles d’argent aux Jeux Olympiques, en 1908 à Londres et en 1912 à Stockholm. À chaque fois, sa formation fut battue en finale par l’équipe de Grande-Bretagne. Il termina notamment meilleur buteur de la compétition en 1908 (11 buts). Surtout, Sophus Nielsen tient une petite place dans l’histoire du football français. En effet, lors des Jeux Olympiques de Londres, le Danemark infligea à l’équipe de France la plus lourde défaite de son histoire : 17 buts à 1 ! Durant ce match, il inscrivit 10 buts, devenant le premier footballeur à inscrire 10 buts lors d’un match international. Sophus Nielsen disputa 20 matchs avec la sélection danoise, pour laquelle il marqua 16 buts : on le voit, la déroute française fit beaucoup pour son palmarès personnel !

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Jack BERESFORD (1899-1977)

Champion d’aviron britannique

BEREDSFORD (2)Jack Beresford fut un des plus brillants champions d’aviron dans les années 1920-1930. Il peut se voir comme l’archétype du sportif anglais du temps de l’amateurisme. S’il se distingua aux Jeux Olympiques (5 médailles, dont 3 en or), il est encore plus connu pour ses exploits aux régates de Henley. Blessé durant la Première Guerre mondiale, Jack Beresford, membre du Thames Rowing Club, remporta à quatre reprises le Diamond Challenge Sculls (skiff) lors des régates de Henley dans les années 1920. Aux Jeux Olympiques, toujours en skiff, il obtint une médaille d’argent en 1920 et une médaille d’or en 1924. Par la suite, il s’adjugea une médaille de bronze en huit en 1928, puis deux nouvelles médailles d’or : quatre sans barreur en 1932, deux de couple (avec Leslie Southwood) en 1936. Son apogée sportif était alors passé, car il avait trente-sept ans, mais son sens tactique lui permettait de demeurer un redoutable compétiteur. Sa victoire olympique en deux de couple incita les organisateurs des régates de Henley à ajouter cette épreuve au programme en 1939. Beresford et Southwood remportèrent la régate lors de l’inauguration de cette course créée en leur honneur. Influer sur le programme des prestigieuses et aristocratiques régates de Henley constitue sans doute un exploit bien plus marquant que remporter cinq médailles olympiques. Est-ce pour cela que Jack Beresford fut fait commandeur de l’Empire britannique en 1960 ?

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Kjetil Andre AAMODT (1971- )

Skieur norvégien

AAMODT (2)Initié au ski par son père, à Frognerseteren, sur les hauteurs d’Oslo, dès l’âge de cinq ans, Kjetil Andre Aamodt remporte cinq médailles lors des Championnats du monde juniors en 1990. Il connaît ses premiers succès chez les « grands » lors des Jeux Olympiques d’Albertville, en 1992 : pourtant victime d’une mononucléose quelques mois avant l’ouverture des compétitions, il remporte le super-géant et obtient la médaille de bronze dans le  slalom géant. Champion du monde de slalom et de slalom géant en 1993, il obtient trois nouvelles médailles aux Jeux de Lillehammer en 1994 : l’argent en descente et lors du combiné gagné par son compatriote Lasse Kjus, qui sera son rival pendant plus de dix ans ; le bronze en super-géant. Déjà absent des podiums lors des Jeux de Nagano en 1998, il semble sur le déclin quand il se présente aux Jeux de Salt Lake City en 2002. Si sa victoire dans le combiné ne constitue pas une réelle surprise, il étonne en gagnant, dix ans après son premier succès olympique, le super-géant, devant le favori autrichien Stephan Eberharter. Par la suite, il ne remporte aucune course de Coupe du monde – si ce n’est le combiné de Wengen en 2003. Néanmoins, il est encore présent aux Jeux de Turin en 2006, mais il ne fait plus partie des prétendants aux médailles, d’autant qu’il est diminué par une blessure. Or, dans le super-géant, il cause une nouvelle fois la surprise : dans des conditions difficiles – la course a dû être repoussée en raison des chutes de neige –, il met à profit son incomparable expérience et s’adjuge une nouvelle médaille d’or, devant l’Autrichien Hermann Maier, un autre skieur expérimenté. Quatorze ans après sa première médaille d’or olympique en super-géant, il est de nouveau titré. Malgré sa modestie et sa discrétion, Kjetil Andre Aamodt entre ce jour-là de plain-pied dans la légende du ski. Au début de 2007, il annonce sa retraite sportive. Il aura remporté 4 médailles d’or, 2 d’argent et 2 de bronze aux Jeux Olympiques, 5 médailles d’or, 4 d’argent et 3 de bronze aux Championnats du monde. A contrario, son nombre de victoires en Coupe du monde (21, dont 8 combinés, une épreuve peu prisée) est moins impressionnant. En fait Kjetil Andre Aamodt était l’homme des grands rendez-vous.

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George HODGSON (1893-1983)

Nageur canadien

hodgson (2)George Hodgson réalisa un exploit incroyable aux Jeux Olympiques de Stockholm, en 1912 : il battit deux records du monde dans une seule course, en l’occurrence le 1 500 mètres. En effet, durant cette épreuve, il passa aux 1 000 mètres en 14 min 37 s, ce qui constituait le nouveau record sur cette distance, puis remporta ce 1 500 mètres en 22 minutes (record du monde). Son record du monde du 1 500 mètres ne sera battu que onze ans plus tard. Durant ces Jeux, George Hodgson s’adjugea aussi la médaille d’or dans le 400 mètres. Après ses exploits, il décida de mette un terme à sa carrière sportive, à l’âge de dix-huit ans. On note que George Hodgson fut le premier Canadien à remporter une médaille d’or en natation, et longtemps le seul : en effet, il fallut attendre les Jeux de Los Angeles, en 1984, pour que le Canada obtienne de nouveau l’or olympique ; cette année-là, Alex Baumann (200 mètres quatre nages, 400 mètres quatre nages), Victor Davis (200 mètres papillon) et Anne Ottenbrite (200 mètres brasse) furent champions olympiques.

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Rosemarie ACKERMANN (1952- )

Athlète est-allemande

AKERMANN (2)Certains sportifs ou sportives marquent l’histoire en établissant un record symbolique : ainsi, Rosemarie Ackermann, spécialiste du saut en hauteur, entra dans l’histoire du sport le 26 août 1977 à Berlin, en devenant la première femme à franchir une barre située à 2 mètres, ce qui constituait son cinquième record du monde. Elle fut par ailleurs championne d’Europe en 1974 (1,95 m) et, surtout, championne olympique à Montréal en 1976 (1,93 m) devant l’Italienne Sara Simeoni. Encore médaillée d’argent lors des Championnats d’Europe en 1978 (1,99 m), elle mit fin à sa carrière après les Jeux de Moscou, en 1980, où elle ne prit que la quatrième place du concours remporté par Sara Simeoni.

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Andre AGASSI (1970- )

Tennisman américain

1996AGASSI (2)Vainqueur de la Coupe Davis en 1990 et 1992, longtemps présenté comme la future étoile du tennis après son succès à Wimbledon en 1992, Andre Agassi tarda à confirmer son talent, malgré une victoire Flushing Meadows en 1994. En 1996, il entra réellement dans le cœur des Américains en devenant champion olympique à Atlanta. En recul, il retrouvera le haut de l’affiche en 1999 : il réussit enfin l’exploit de s’imposer à Roland-Garros, s’imposa à Flushing Meadows et termina l’année numéro un mondial. Vainqueur des Internationaux d’Australie en 2000 et 2001, il atteindra une nouvelle fois la finale des Internationaux des États-Unis en 2005, subissant la loi du Suisse Roger Federer. Il mit un terme à sa carrière en 2006, à l’issue des Internationaux des États-Unis, lors desquels il a été éliminé au troisième tour : le public américain lui rendit à cette occasion un hommage vibrant et émouvant. Il aura gagné soixante tournois sur le circuit A.T.P., dont huit tournois du Grand Chelem.

À la fin de 2009, Agassi publia son autobiographie, Open, dans laquelle il révéla que sa personnalité est moins lisse qu’on ne le pensait. Il indiqua notamment qu’il fut, durant un court moment, en 1997, un consommateur de méthamphétamine (une drogue psychostimulante).

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Paul ANSPACH (1882-1981)

Escrimeur belge

Paul Anspach fut à la fois un escrimeur de grand talent, un dirigeant sportif important et un juriste reconnu. Paul Anspach participa pour la première fois aux Jeux Olympiques en 1908, à Londres, où il obtint la médaille de bronze dans la compétition d’épée par équipes. En 1912, lors des Jeux de Stockholm, il se trouvait au sommet de son art : il remporta la médaille d’or dans l’épreuve individuelle d’épée et dans la compétition par équipes. En 1913, il fut un des fondateurs de la Fédération internationale d’escrime, dont il sera le président de 1932 à 1939, puis de 1946 à 1950. En 1914, il siégea comme secrétaire au Congrès olympique de Paris ; avec le marquis de Chasseloup-Laubat, il établit notamment les règles de l’escrime comme sport olympique. Il participa de nouveau aux Jeux Olympiques en 1920 et en 1924, obtenant à chaque fois une médaille d’argent dans la compétition d’épée par équipes. Par ailleurs docteur en droit, il fut premier substitut de l’Auditeur général du barreau de Bruxelles.

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