Kristin OTTO (1966- )

Nageuse est-allemande

OTTOKristin Otto est certainement la nageuse qui personnalise le mieux l’époque des Wundermädchen de la R.D.A. qui écrasèrent la natation dans les années 1980. Elle fut notamment la « reine » des Jeux de Séoul, en 1988, où elle remporta les six épreuves auxquelles elle prit part : 50 mètres, devant la Chinoise Yang ; 100 mètres, devant la Chinoise Zhuang ; 100 mètres dos, dominant la Hongroise Kristina Egerszegi ; 100 mètres papillon ; relais 4 fois 100 mètres et 4 fois 100 mètres 4 nages. Elle réalisa ainsi deux exploits inédits : elle fut la première femme à être sacrée dans 3 disciplines différentes et la première à remporter 6 titres. Elle obtint également 7 titres de championne du monde et 9 titres de championne d’Europe. Malgré la révélation de la pratique du dopage d’État en R.D.A., Kristin Otto, contrairement à nombre de ses compatriotes, réfuta toutes les accusation de dopage, même à son insu. Pourtant, en 1990, son entraîneur et son médecin furent reconnus coupables d’avoir dopé leurs championnes…

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Shane GOULD (1956- )

Nageuse australienne

GOULD (2)Malgré une carrière éclair qui ne dura que deux ans, Shane Gould a marqué l’histoire de la natation.

Shane Gould passe sa petite enfance aux îles Fidji. À partir de l’âge de neuf ans, de retour en Australie, elle pratique la natation avec assiduité, sous le regard de l’entraîneur Ken Wiles, qui va faire d’elle une championne, à raison de quatre heures quotidiennes passées dans les bassins.

Shane Gould se révèle au grand public dès l’âge de quinze ans, en 1971, en établissant tous les records du monde de nage libre, du sprint au fond, c’est-à-dire du 100 au 1 500 mètres.

Lors des Jeux Olympiques de Munich, elle remporte trois médailles d’or. Elle gagne le 200 mètres (2 min 3,56 s, record du monde), le 400 mètres, enfin le 200 mètres 4 nages (2 min 23,07 s, record du monde). Elle obtient également une médaille d’argent (800 m) et une médaille de bronze (100 m), mais la portée de sa performance se voit quelque peu occultée par l’exploit de Mark Spitz, l’Américain qui remporte sept médailles d’or en battant sept records du monde. Néanmoins, sur les podiums, les larmes de cette toute jeune fille accompagnée de son kangourou en peluche ont ému spectateurs et téléspectateurs. Dès 1973, âgée de dix-sept ans, Shane Gould renonce à la compétition.

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Sarah et Karen JOSEPHSON (1965- )

Nageuses américaines

JOSEPHSON (2)Quoi de plus normal que de voir des sœurs jumelles briller en natation synchronisée ? Sarah et Karen Josephson en fournissent un exemple. Les jumelles, qui ont découvert la natation synchronisée dès l’âge de 5 ans, participent à des compétitions internationales aux début des années 1980. Médaillées d’argent en duo et par équipes aux Championnats du monde en 1986, les sœurs Josephson se distinguent aux Jeux de Séoul, en 1988, où elles obtiennent la médaille d’argent en duo. Leur trajectoire sportive se termine de la plus belle des manières, en 1992, aux Jeux de Barcelone, où elles s’adjugent la médaille d’or en duo.

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Inge SØRENSEN (1924-2011)

Nageuse danoise

Sørensen-OK (2)Inge Sørensen est à la fois la plus jeune médaillée olympique de l’histoire et une figure romantique de la résistance à l’oppression nazie. En effet, elle a 12 ans à peine lorsqu’elle participe aux Jeux de Berlin en 1936, où elle s’adjuge la médaille de bronze dans le 200 mètres brasse. À son retour à Copenhague, « Little Lovely Inge » est accueillie par trente mille personnes enthousiastes. Alors que, dans les années 1930, les nazis utilisent des sportives populaires pour créer des « images héroïques de la perfection féminine de la race aryenne », la jeune Inge Sørensen reçoit sa médaille de bronze sur le podium, mais elle refuse les félicitations d’Hitler. Cette image deviendra un symbole du mouvement de résistance à l’occupation nazie au Danemark quand il se structurera, à partir de 1943. Inge Sørensen remporta également le 200 mètres brasse aux Championnats d’Europe de Londres en 1938.

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Helene MADISON (1913-1970)

Nageuse américaine

MADISON (2)Helene Madison domina les compétitions de nage libre au tout début des années 1930 et remporta trois titres olympiques en 1932 à Los Angeles, lors de Jeux très hollywoodiens dont elle fut une des stars : elle se distingua dans les bassins, mais aussi en dehors, avec la jet-set. Au cours de sa brève carrière, la jeune fille établira ainsi vingt records du monde.

Helene Madison remporte toutes les épreuves de nage libre aux Championnats des États-Unis en 1930 et en 1931. Elle est désignée meilleure sportive de l’année 1931 par Associated Press.

Lors des Jeux Olympiques de Los Angeles, en 1932, Helene Madison, grande et svelte (1,80 m, 57,5 kg) jeune femme de 19 ans, multiplie les exploits et séduit le public par son charme. Lors du 100 mètres nage libre, son exceptionnelle fin de course lui permet de prendre le meilleur sur la jeune Néerlandaise Willemijntje den Ouden (14 ans). Médaillée d’or dans le relais 4 fois 100 mètres, elle remporte également le 400 mètres nage libre, ne devançant sa redoutable compatriote Lenore Kight que de 1 dixième de seconde. Durant les Jeux, elle fréquente les vedettes de Hollywood, danse au Coconut Grove en compagnie de Clark Gable… Après les Jeux, Helene Madison passe professionnelle et interprète son propre rôle dans The Human Fish, un film dans lequel apparaît aussi Johnny Weissmuller.

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Duke Paoa KAHANAMOKU (1890-1968)

Nageur américain d’origine hawaiienne

Kahanamoku (2)Duke Kahanamoku est passé doublement à la postérité : il a tout simplement maîtrisé le crawl moderne, puis il a contribué à faire connaître un nouveau sport, le surf.

En juin 1911, une dépêche apprend aux journalistes new-yorkais qu’un jeune garçon de vingt et un ans né à Hawaii serait devenu le premier homme à nager le 100 yards en moins de 1 minute. Le temps qui leur est communiqué (55,4 s) les rend incrédules. Duke Kahanamoku vient tout simplement de retrancher 4,6 s au précédent record. En fait, pour réaliser cette incroyable performance, il utilisait à la perfection une technique alors peu employée, connue sous le nom de crawl et qui deviendra la norme pour les épreuves de nage libre.

Duke Kahanamoku est champion olympique du 100 mètres (1 min 3,4 s) en 1912 à Stockholm, devant l’Australien Cecil Healy. Il obtient également, associé à Kenneth Huszagh, Harry Hebner et Perry McGillivray, la médaille d’argent dans le relais 4 fois 200 mètres. En 1920, à l’âge de trente ans, il conserve son titre aux Jeux d’Anvers : le 24 août, il remporte la finale du 100 mètres en battant le record du monde (1 min 0,4 s) ; mais, à la suite d’une réclamation, celle-ci est annulée ; Duke Kahanamoku se remet donc à l’eau et s’impose de nouveau (1 min 1,4 s), devant son compatriote Pua Kela Kealoha. Il remporte également le relais 4 fois 200 mètres, avec Perry McGillivray, Pua Kela Kealoha et Norman Ross.

Duke Kahanamoku est encore présent lors des Jeux Olympiques de Paris en 1924, mais il doit s’incliner, terminant deuxième du 100 mètres derrière Johnny Weissmuller. Duke Kahanamoku fera une carrière dans l’ombre au cinéma (il tournera néanmoins dans 28 films). Il s’adonnera avec un certain succès au surf, sport qu’il fera découvrir au monde entier avec ses amis du club de Hui Nalu, qu’ils avaient fondé dans les années 1910 à Hawaii.

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Christine CARON (1948- )

Nageuse française

Christine-Caron (2)Spécialiste de la nage sur le dos, Christine Caron fut l’ambassadrice de charme du sport français au cœur des années 1960. Le 15 juin 1964, elle améliora le record du monde du 100 mètres dos (1 min 8,6 s) de l’Américaine Donna De Varona (1 min 8,9 s), pour la plus grande joie de son entraîneur, Suzanne Berlioux. Aussi n’appréciera-t-elle pas à sa juste valeur la médaille d’argent obtenue lors des Jeux Olympiques de Tokyo, derrière l’Américaine Cathy Ferguson. En 1966, elle fut championne d’Europe de la spécialité (1 min 8,1 s). Christine Caron a battu à treize reprises le record d’Europe du 100 mètres dos. En 1968, elle fut porte-drapeau de la délégation française aux Jeux Olympiques de Mexico, devenant la première femme à connaître cet honneur. Par la suite, elle fit un petite carrière d’actrice (elle apparaît brièvement dans La Piscine, de Jacques Deray).

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Champion olympique malgré l’appendicite

Est-ce bien raisonnable ?

ROTH (2)Le nageur américain Dick Roth devait participer aux Jeux Olympiques de Tokyo, en 1964, dans le 400 mètres 4 nages, une épreuve dont il avait battu le record du monde trois mois avant les Jeux. Hélas ! trois jours avant le début des compétitions, il fut pris de violents maux de ventre : les médecins lui diagnostiquèrent une crise d’appendicite nécessitant une opération urgente. Dick Roth refusa l’opération et, contre l’avis des chirurgiens, il participa au 400 mètres 4 nages : il remporta la médaille d’or en battant son propre record du monde. Dick Roth avait dix-sept ans, et il ne persévéra pas dans la natation : il mit fin à sa carrière sportive deux ans plus tard, à dix-neuf ans.

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Matt BIONDI (1965- )

Nageur américain

BIONDI (2)Avec sept médailles d’or olympiques, Matt Biondi présente un des plus beaux palmarès de l’histoire. En outre, il devint, en 1985, le premier homme à nager le 100 mètres en moins de 49 secondes (48,95 s).

Médaillé d’or dans le relais 4 fois 100 mètres avec les États-Unis en 1984, Matt Biondi s’annonçait comme une des stars des Jeux de Séoul, en 1988 : les augures le voyaient bien égaler Mark Spitz (7 médailles d’or en 1972 à Munich). Matt Biondi obtint certes 7 médailles en Corée du Sud, mais « seulement » 5 en or. L’exploit n’en fut pas moins exceptionnel. Il remporta en effet le 100 mètres (48,63 s), le 50 mètres (22,14 s) et les trois relais. Il fut également médaillé d’argent sur 100 mètres papillon, devancé d’un souffle par le Surinamien Anthony Nesty (53,00 s contre 53,01 s) et de bronze sur 200 mètres.

Matt Biondi songea alors mettre à un terme à sa carrière, à l’issue de cet exploit. Mais de nombreux sponsors le sollicitaient, il commençait à bien vivre de la pratique de son sport. Il décida donc de se remettre à l’eau avec les Jeux Olympiques de Barcelone comme perspective. Mais, en 1992, à Barcelone, il ne parvint pas à monter sur le podium olympique du 100 mètres, laissant la place à un nouveau roi, le Russe Alexander Popov. Il fut néanmoins médaillé d’argent sur 50 mètres (22,09 s), derrière Popov (21,91 s), et obtint une nouvelle médaille d’or dans le relais 4 fois 100 mètres.

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George HODGSON (1893-1983)

Nageur canadien

hodgson (2)George Hodgson réalisa un exploit incroyable aux Jeux Olympiques de Stockholm, en 1912 : il battit deux records du monde dans une seule course, en l’occurrence le 1 500 mètres. En effet, durant cette épreuve, il passa aux 1 000 mètres en 14 min 37 s, ce qui constituait le nouveau record sur cette distance, puis remporta ce 1 500 mètres en 22 minutes (record du monde). Son record du monde du 1 500 mètres ne sera battu que onze ans plus tard. Durant ces Jeux, George Hodgson s’adjugea aussi la médaille d’or dans le 400 mètres. Après ses exploits, il décida de mette un terme à sa carrière sportive, à l’âge de dix-huit ans. On note que George Hodgson fut le premier Canadien à remporter une médaille d’or en natation, et longtemps le seul : en effet, il fallut attendre les Jeux de Los Angeles, en 1984, pour que le Canada obtienne de nouveau l’or olympique ; cette année-là, Alex Baumann (200 mètres quatre nages, 400 mètres quatre nages), Victor Davis (200 mètres papillon) et Anne Ottenbrite (200 mètres brasse) furent champions olympiques.

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