Forfait pour cause de piqûre de moustique

Maria Braun piquée au vif

1928BRAUN (2)La Néerlandaise Maria Braun remporta la médaille d’or dans le 100 mètres dos et la médaille d’argent dans le 400 mètres nage libre aux Jeux Olympiques d’Amsterdam, en 1928. Toujours en bonne forme, elle espérait briller de nouveau aux Jeux Olympiques, en 1932 à Los Angeles. De fait, elle se qualifia aisément pour les demi-finales du 400 mètres nage libre… auxquelles elle ne fut pas en mesure de participer : elle fut en effet transportée d’urgence à l’hôpital, victime d’un empoisonnement sanguin. Selon la version officielle, cette forte fièvre aurait été provoquée par une piqûre de moustique. Maria Braun demeura sceptique, car elle pensait avoir été victime d’un empoisonnement provoqué par des proches de l’Américaine Helene Madison, sa rivale. La thèse de la piqûre de moustique reste la plus plausible, mais, à la suite de cette mésaventure, Maria Braun, âgée de vingt et un ans et qui avait déjà établit six records du monde, décida sur-le-champ de mettre un terme à sa carrière de nageuse.

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Des citrouilles pour marquer les lignes d’eau

Halloween à Athènes

citrouilles (2)Pour le 100 mètres nage libre des Jeux Olympiques d’Athènes, en 1896, les organisateurs firent preuve d’une grande imagination. Déjà, un navire transporta les nageurs dans la baie du Pirée, où la ligne de départ était matérialisée par deux bouées. Les nageurs s’élancèrent vers le rivage, où la ligne d’arrivée était marquée par un drapeau rouge. Quant au parcours, il était tracé par une série de citrouilles évidées, lesquelles se balançaient au gré des vagues, ce qui perturbait les nageurs. Toujours est-il que le Hongrois Alfred Hajós s’imposa, en devançant d’un demi-mètre l’Autrichien Otto Herschmann. Les sources indiquent qu’il y eut 10 concurrents, mais on ignore leur performance, et même le nom de quatre d’entre eux.

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Fanny DURACK (1889-1956)

Nageuse australienne

DURACK2 (2)Fanny Durack a marqué l’histoire du sport puisqu’elle devint, en 1912, la première championne olympique de natation. En outre, elle dut se battre pour participer et, surtout, elle tenta de militer pour la cause de l’émancipation des femmes en Australie. En effet, malgré l’hostilité de Pierre de Coubertin, le Comité international olympique (C.I.O.) avait décidé que, pour la première fois, des épreuves féminines de natation seraient inscrites au programme olympique, aux Jeux de Stockholm en 1912. Fanny Durack, jeune fille de caractère capable de braver les interdits de l’époque (alors que le code de bonne conduite ne permettait pas à une femme de se montrer en maillot de bain devant des hommes, elle avait pris part à des compétitions mixtes), souhaita bien sûr participer aux Jeux. Mais les autorités australiennes firent barrage, avançant des arguments fallacieux : le voyage était coûteux et on disait craindre que des tentations contraires aux bonnes mœurs ne s’insinuent pas dans son esprit. Finalement, Fanny Durack fut autorisée à se rendre en Suède, tout comme sa compatriote Wilhelmina Wylie. On leur alloua 150 livres pour couvrir les frais de voyage et de séjour ainsi que… deux chaperons, la sœur aînée de Fanny et le père de Wilhelmina ! Fanny Durack remporta le 100 mètres, devant Wilhelmina Wylie. Forte de sa renommée, Fanny Durack critiqua le sexisme dans le sport. Elle reçut le soutien de Marion McIntosh, présidente de la Fédération amateur de Nouvelle-Galles-du-Sud, qui organisa en février 1913 une compétition féminine de natation pour laquelle les spectateurs masculins furent admis dans les gradins : Fanny Durack, vedette de la journée, remporta sans doute là sa plus belle victoire. Fanny Durack, victime d’une crise d’appendicite, ne fut pas en mesure de participer aux Jeux Olympiques d’Anvers, en 1920. En 1921, elle mit un terme à sa carrière, durant laquelle elle a battu douze records du monde. Elle s’occupa par la suite des jeunes de son quartier, qu’elle initia aux joies de la natation.

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Zoltán von HALMAY (1881-1956)

Nageur hongrois

HALMAY-OK-2-boostZoltán von Halmay remporta sept médailles olympiques au cours de sa carrière, à une époque où les compétitions de natation étaient organisées de manière un peu folklorique. En outre, il mit au point une technique particulière de crawl, en se propulsant uniquement à la force des bras, supprimant tout battement des jambes. Aux Jeux Olympiques de Paris, en 1900, Zoltán von Halmay se classa deuxième du 200 mètres et du 4 000 mètres (disputé dans les eaux de la Seine sans que la circulation fluviale ait été interrompue) et troisième du 1 000 mètres. Quatre ans plus tard, aux Jeux Olympiques de Saint Louis, il remporta le 100 yards, puis, dans la confusion, le 50 yards (les juges, distraits et incompétents, ne réussirent pas à déterminer si la victoire lui revenait ou si elle devait être attribuée à l’Américain Scott Leary ; les nageurs prirent donc une nouvelle fois le départ de cette épreuve, dont le Hongrois sortit vainqueur). En 1908, aux Jeux Olympiques de Londres, Zoltán von Halmay obtint la médaille d’argent dans le 100 mètres et dans le relais 4 fois 200 mètres. Par ailleurs, Zoltán von Halmay est considéré comme le premier détenteur du record du monde du 100 mètres nage libre, qu’il aurait établi en 1905, et il obtint deux médailles aux « Jeux intercalaires » d’Athènes, en 1906, Jeux que le Comité international olympique (C.I.O.) rayera des palmarès un demi-siècle plus tard.

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Charles DANIELS (1885-1973)

Nageur américain

DANIELS-2-boostCharles Daniels remporta sept médailles olympiques (cinq en 1904, deux en 1908). Surtout, il inventa le crawl dit américain (utilisation de toute la jambe, avec six battements de jambe pour deux cycles de mouvements de bras), lequel sera le style de nage libre le plus utilisé en compétition. Aux Jeux Olympiques de Saint Louis, en 1904, Charles Daniels remporta le 220 yards, le 440 yards, et le relais 4 fois 50 yards, et il se classa deuxième du 100 yards et troisième du 50 yards : il nageait alors dans le style dit double over (nage sur le côté avec double ciseau des jambes). Malgré ses succès, Charles Daniels décida donc de modifier sa nage, pour la rendre plus efficace encore. Ainsi, en 1905, il établit quatorze records du monde, régnant sur toutes les distances (de 25 yards à 1 mile) en nage libre. En 1906, il remporta le 100 mètres aux « Jeux intercalaires » d’Athènes, lesquels seront rayés des palmarès un demi-siècle plus tard par le Comité international olympique (C.I.O.). En 1908, aux Jeux Olympiques de Londres, il remporta le 100 mètres nage libre. Charles Daniels établit ses derniers records du monde (100 yards et 100 mètres) en 1910.

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Aileen RIGGIN (1906-2002)

Plongeuse américaine

RIGGIN2-2-antiqueAileen Riggin remporta deux médailles dans la compétition de plongeon aux Jeux Olympiques (or en 1920, argent en 1924), ainsi qu’une une médaille de bronze en natation. Âgée de quatorze ans, Aileen Riggin se qualifia dans l’équipe américaine pour disputer les Jeux Olympiques d’Anvers en 1920. Mais sa participation n’allait pas de soi : en ce temps, certains estimaient qu’une activité physique intense pouvait nuire à la santé des adolescentes et même contrarier leur fertilité. Elle fut finalement autorisée à participer aux Jeux, mais on lui rappela qu’elle n’était encore qu’une enfant : ainsi, elle reçut pour tenue des jupes courtes (jugées appropriées pour des jeunes filles) inélégantes plutôt que les longues jupes à la mode que portaient les femmes de l’équipe américaine. À Anvers, la frêle Aileen Riggin (1,40 m, 30 kg) remporta l’épreuve féminine au tremplin (3 mètres), devenant la plus jeune championne olympique américaine. Quatre ans plus tard, aux Jeux Olympiques de Paris, Aileen Riggin s’adjugea la médaille d’argent au tremplin, devancée par sa compatriote Elizabeth Becker, et elle obtint la médaille de bronze dans le 100 mètres dos. Par la suite, Aileen Riggin fit diverses apparitions dans des films éducatifs et des longs-métrages, devint rédactrice sportive, mais elle ne délaissa jamais la natation, pour entretenir sa forme : dans les années 1990, Aileen Riggin établit cinq records du monde dans la catégorie d’âge des plus de quatre-vingt-dix ans. Aileen Riggin aura été la plus jeune championne olympique américaine et une des plus âgées des recordwomen du monde !

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Ethelda BLEIBTREY (1902-1978)

Nageuse américaine

BLEIBTREY (2)Ethelda Bleibtrey s’est distinguée de plusieurs manières sur la scène olympique et dans la sphère sociale. Tout d’abord, il lui fallut surmonter la poliomyélite : pour ce faire, elle s’initia à la natation pour contrecarrer les effets de sa maladie. Puis, en 1919, elle osa se baigner sans collants, ce qui lui valut une citation à comparaître pour avoir nagé « nue », mais aussi un large soutien ; son action conduira à l’abandon des bas dans la tenue réglementaire des nageuses. Enfin, elle brilla aux Jeux Olympiques d’Anvers, en 1920. Alors que les compétitions se déroulèrent dans un cadre peu propice aux grandes performances (une piscine olympique de 100 mètres de longueur fut aménagée dans les douves des anciennes fortifications de la ville), Ethelda Bleibtrey remporta les trois courses au programme (100 mètres, 300 mètres, relais 4 fois 100 mètres), en battant à chaque fois le record du monde. Ethelda Bleibtrey refit parler d’elle en 1928 : elle fut arrêtée pour avoir nagé dans le bassin de Central Park lors d’une manifestation organisée pour revendiquer l’augmentation du nombre de piscines publiques dans la ville de New York. Par la suite, elle consacra une grande partie de sa vie à enseigner la natation à des enfants handicapés.

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Wilhelmina WYLIE (1891-1984)

Nageuse australienne

Wylie (2)Aux Jeux Olympiques, les épreuves de natation ne furent ouvertes aux femmes qu’en 1912, à Stockholm, et ce malgré l’opposition de Pierre de Coubertin. Deux épreuves étaient au programme (100 mètres, relais 4 fois 100 mètres). Vingt-sept femmes y participèrent. Parmi celles-ci figuraient deux Australiennes, qui représentaient l’Australasie : Fanny Durack et Wilhelmina Wylie. Néanmoins leur présence en Suède n’allait pas de soi. En effet, la pratique féminine de la natation était très restrictive en Australie : dans un premier temps, l’Association de natation de Nouvelle-Galles du Sud interdit à Wilhelmina Wylie de participer à ces Jeux de Stockholm. On invoqua les raisons les plus absurdes : ainsi, on disait craindre que ces deux jeunes filles succombent aux plaisirs de la chair dans la vieille Europe. Fanny Durack et Wilhelmina Wylie insistèrent. Finalement, on les autorisa à partir pour l’Europe, à une condition : qu’elles fussent accompagnées par des chaperons ! Wilhelmina Wylie fut donc chaperonnée par son père. Ce dernier ne regretta sans doute pas le voyage, car Wilhelmina Wylie se classa deuxième du 100 mètres, derrière Fanny Durack. Par la suite, Fanny Durack et Wilhelmina Wylie feront beaucoup pour promouvoir la natation féminine. En 1919, les deux femmes effectuèrent ainsi une tournée aux États-Unis dans ce but. Wilhelmina Wylie continuera de nager en compétition jusqu’en 1934.

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Katalin SZOKE (1935-2017)

Nageuse hongroise

SZOKEKatalin Szoke remporta deux médailles d’or aux Jeux Olympiques d’Helsinki, en 1952, auxquels elle ne put participer qu’en masquant sa véritable identité. En effet, elle était la fille de Márton Homonnai, célèbre joueur de water-polo, champion olympique en 1932 et en 1936, mais surtout membre du Parti des Croix fléchées, un mouvement d’extrême droite inféodé aux nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Afin de pouvoir intégrer l’équipe de natation de la Hongrie communiste, elle choisit donc de prendre le nom de sa mère. En 1952, elle remporta le 100 mètres nage libre et le relais 4 fois 100 mètres aux Jeux Olympiques d’Helsinki. Deux ans plus tard, elle s’adjugea la médaille d’or dans les deux mêmes épreuves aux Championnats d’Europe de natation de Turin. En 1956, elle participa de nouveau aux Jeux Olympiques, à Melbourne. Mais la Hongrie était à feu et à sang à la suite de la répression de l’insurrection populaire par l’Armée rouge soviétique. Katalin Szoke, inquiète, ne réalisa aucune bonne performance. Comme nombre de sportifs hongrois présents aux Jeux de Melbourne, elle se réfugia à l’Ouest, en l’occurrence aux Etats-Unis.

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Mike WENDEN (1949- )

Nageur australien

1968-WENDEN-2-vintageMike Wenden fut, en 1968 à Mexico, un champion olympique surprise. En outre, sans un accident, il ne serait sans doute jamais devenu nageur. Enfin, il se soumit à une préparation hors norme à l’époque. Tout cela lui vaut une belle mention au titre de l’olympisme inattendu. Enfant, Mike Wenden se cassa la jambe. Les médecins lui préconisèrent la natation en guise de rééducation. Séduit par ce sport, il décida de s’y consacrer sérieusement. Lire la suite