Toni MERKENS (1912-1944)

Cycliste allemand

1936MARTINToni Merkens fait partie de ces nombreux sportifs allemands qui se distinguèrent aux Jeux Olympiques de Berlin en 1936 à l’issue de quelques polémiques. Spécialiste de l’épreuve de vitesse, Toni Merkens fut champion du monde amateur en 1935. Favori de la compétition de vitesse aux Jeux de Berlin, il dispute la finale face au Néerlandais Arie Van Vliet. Lire la suite

Arie VAN VLIET (1916-2001)

Cycliste néerlandais

1936van_VlietOKArie Van Vliet, spécialiste de la vitesse sur piste, remporta de nombreux titres, chez les amateurs, puis chez les professionnels. Il fut également champion olympique, mais s’il mérite mention au titre de l’olympisme inattendu, c’est pour une défaite, mais une défaite imméritée. En effet, aux Jeux Olympiques de Berlin en 1936, le jeune Arie Van Vliet se qualifie pour la finale de la compétition de vitesse, qui l’oppose à l’Allemand Toni Merkens. Lire la suite

Maurice SCHILLES (1888-1957)

Cycliste français

1908SCHILLES-2-blackwhiteMaurice Schilles mérite une double mention au titre de l’olympisme inattendu pour ses performances aux Jeux Olympiques de Londres en 1908. Déjà, associé à André Auffray, ce jeune champion de 20 ans remporta une toute nouvelle épreuve au programme, laquelle semble désuète aujourd’hui mais qui restera inscrite aux Jeux jusqu’en 1972: la course en tandem. Lire la suite

Francesco VERRI (1885-1945)

Cycliste italien

1906VIERRIFrancesco Verri ne figure pas au palmarès olympique. Pourtant, il obtint trois médailles aux Jeux. En effet, en 1906 furent organisés à Athènes, contre la volonté de Pierre de Coubertin, des «Jeux Olympiques intercalaires», lesquels réunirent tous les meilleurs sportifs de l’époque. Sur la piste, Francesco Verri remporta la compétition de et vitesse, le kilomètre et le 5 kilomètres. Hélas, un demi-siècle plus tard, le Comité international olympique (C.I.O.) décidera que ces «Jeux intercalaires» ne seraient pas considérés comme des Jeux Olympiques officiels, et Francesco Verri disparut des tablettes olympiques. Toujours en 1906, Francesco Verri fut champion du monde de vitesse chez les amateurs. Plus tard, chez les professionnels, Francesco Verri se distinguera dans les populaires courses de Six-Jours aux États-Unis.

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Marcus HURLEY (1883-1941)

Cycliste américain

1904-HURLEYAu regard du seul palmarès, Marcus Hurley, plusieurs fois champion des États-Unis de vitesse, pourrait être considéré comme une grande figure du sport cycliste. En effet, en 1904 aux Jeux de Saint Louis, il ne remporta pas moins de 4 médailles d’or (quart de mile, tiers de mile, demi-mile, mile). Mais la concurrence était inexistante, puisque, dans les compétions cyclistes de ces Jeux, les 18 participants étaient tous des Américains. On note néanmoins que, peu après ces Jeux, Marcus Hurley remporta le Championnat du monde de vitesse chez les amateurs, au Crystal Palace de Londres, en battant le tenant du titre, le Britannique Arthur L. Reed. Par la suite, Marcus Hurley se consacra essentiellement au basket-ball.

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Adolf SCHMAL (1872-1919)

Cycliste et journaliste autrichien

1896-SCHMALAdolf Schmal, correspondant du journal Paris-Vélo en Autriche, participa aux premier Jeux Olympiques d’Athènes, en 1896, tout en livrant des comptes rendus des épreuves. Il remporta notamment la difficile course de 12 heures: parcourant 314,997 kilomètres, il devança d’un tour le Britannique Frank Keeping. Adolf Schmal se classa également troisième de l’épreuve du tour de piste (333 mètres) et des 10 kilomètres. Durant ces Jeux d’Athènes, Adolf Schmal participa aussi à une compétition d’escrime, le sabre. Adolf Schmal mit rapidement fin à sa carrière sportive, pour se consacrer à l’écriture, sous le pseudonyme d’Adolf Schmal-Filius. Ses sujets de prédilection étaient les sports mécaniques. Son ouvrage le plus célèbre demeure Ohne Chauffeur. Ein Handbuch (1904), un guide du sport motocycliste.

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Léon FLAMENG (1877-1917)

Cycliste français

1896-FlamengLe cyclisme a apporté à la France de multiples médailles olympiques, la moisson commençant dès les premiers Jeux Olympiques d’Athènes, en 1896. Le premier de ces contributeurs fut Léon Flameng, qui, le 8 avril 1896, remporta la course de 100 kilomètres sur piste (3 h 8 min 19 s), en devançant le Grec Yeoryios Kolettis de 14 tours. On note que, à l’issue de sa victoire, le public, impressionné, porta Léon Flameng en triomphe jusqu’à la loge du roi Georges Ier. Lire la suite

La saga des Pettersson

Quatre frères, comme les Dalton

1968PETTERSSONLes exploits familiaux ne sont pas rares aux Jeux Olympiques. Mais la performance de l’équipe de Suède dans la course cycliste par équipes de 100 kilomètres contre la montre aux Jeux de Mexico, en 1968, mérite une mention particulière. Si les Pays-Bas s’imposèrent, la Suède prit la deuxième place. Or le quatuor suédois était constitué par les quatre frères Pettersson: Gösta, Sture, Erik et Tomas. Les Pettersson ne se distinguèrent pas uniquement aux Jeux, car les quatre frères furent également champions du monde du contre-la-montre par équipes en 1967, 1968 et 1969. La saga s’arrêta cette année-là, car les frères Pettersson abandonnèrent leur statut «amateur» pour rejoindre le peloton professionnel.

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Sagan imperator

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Un champion tout terrain…

Le 16 octobre 2016, le Slovaque Peter Sagan a remporté le Championnat du monde sur route pour la seconde fois consécutivement, en devançant tous les meilleurs sprinters, alors que l’an passé il s’était imposé en puncheur. Peter Sagan participa aux Jeux Olympiques de Rio, en 2016, mais il ne disputa pas la course sur route, mais l’épreuve de V.T.T. Alors que personne ne croyait à ses chances de victoire, il anima le début de la course. Mais, victime d’une crevaison, il ne put se mesurer aux meilleurs. On ne saura jamais si Sagan aurait pu tenir son pari. Quoi qu’il en soit, Peter Sagan est la grande star du cyclisme aujourd’hui.

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Bouhanni et Démare sélectionnés pour le Championnat du monde cycliste

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Une cohabitation difficile pour une épreuve atypique

Le 26 septembre, le sélectionneur Bernard Bourreau a retenu Nacer Bouhanni et Arnaud Démare pour disputer le Championnat du monde cycliste qui a lieu le 16 octobre 2016 au Qatar. Sur un parcours sans difficulté, le maillot arc-en-ciel semble promis à un sprinter. Les deux hommes, entourés chacun de sa garde rapprochée, devront tenter de cohabiter sous le maillot de l’équipe de France, ce qui ne semble pas aller de soi, leurs rapports étant tendus.

Le Championnat du monde est en effet une course atypique dans le calendrier international. Pour la seule fois de l’année, des champions qui sont d’habitude rivaux (chacun porte les couleurs de son sponsor au sein d’une équipe de marque) sont réunis sous le maillot national et deviennent en théorie équipiers. L’histoire de l’épreuve prouve que cette alliance obligée pose souvent problème. Quelques exemples. En 1963, le Belge Benoni Beheyt, qui devait emmener le sprint pour son leader Rik Van Looy, ne respecta pas la consigne et remporta l’épreuve devant Van Looy, qui lui en garda rancune. En 1966, Jacques Anquetil et Raymond Poulidor, englués dans leur rivalité, laissèrent échapper un titre qui semblait promis à l’un ou l’autre, ce qui fit le bonheur de l’Allemand Rudi Altig. En 1968, le Belge Eddy Merckx favorisa le succès de l’Italien Vittorio Adorni, son habituel équipier au sein de la formation Faema. En 2013, les Espagnols Joaquim Rodríguez et Alejandro Valverde, faute d’entente, furent privés de la victoire par le Portugais Rui Costa.

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