Katerina NEUMANNOVA (1973- )

Skieuse de fond tchèque

NEUMANNOVA-2-boostKaterina Neumannova fut longtemps surnommée la « Poulidor du ski de fond ». En effet, durant des années, de 1992 à 2005, elle multiplia les médailles aux Championnats du monde comme aux Jeux Olympiques, sans jamais remporter l’or. Elle obtint enfin une médaille d’or aux Championnats du monde en 2005, puis aux Jeux Olympiques de Turin en 2006, où elle s’imposa dans le 30 kilomètres. En outre, en 1996, elle participa aussi aux Jeux Olympiques d’été : elle se classa dix-huitième de l’épreuve de cross-country en V.T.T. Cette excursion vers le cyclisme « colle » bien à son surnom !

©Pierre LAGRUE



Un long surplace

Vitesse, vitesse…

cycliste (2)Lors d’une compétition cycliste de vitesse sur piste, deux concurrents, muscles tendus, s’affrontent lors d’un sprint rageur. Pourtant, la stratégie est fondamentale, et la compétition peut durer longtemps : ainsi, les protagonistes préfèrent souvent se situer à la seconde place, afin de surveiller leur adversaire, de choisir le bon moment pour lancer le sprint et de profiter de l’« aspiration ». Le surplace est une des tactiques favorites des cyclistes : le concurrent se trouvant en première position s’arrête, cale son vélo en travers pour tenter de contraindre son adversaire à se placer en tête. Un des records en la matière date des Jeux Olympiques de Tokyo, en 1964 : en demi-finale, l’Italien Giovanni Pettenella et le Français Pierre Trentin gratifièrent le public d’une séance de surplace de 21 minutes et 57 secondes. Finalement, Pettenella s’imposa ; puis il remportera la médaille d’or en battant en finale son compatriote Sergio Bianchetto.

©Pierre LAGRUE



André Leducq fut le moins bon des Français en 1924

Dédé gueule d’amour et muscles d’acier… en devenir

1932leducq (2)Aux Jeux Olympiques de Paris, en 1924, l’épreuve cycliste sur route consistait en un redoutable contre-la-montre de 188 kilomètres. L’équipe de France était composée de quatre champions du Vélo-Club de Levallois, entraînés par Paul Ruinart : Armand Blanchonnet, René Hamel, Georges Wambst et André Leducq. Ce dernier, qui deviendra une grande vedette dans les années 1930 grâce à ses victoires dans le Tour de France (1930, 1932), fut le moins bon des quatre Tricolores : il termina neuvième, alors qu’Armand Blanchonnet, très efficace contre le vent, s’adjugea la médaille d’or, René Hamel, malgré une crevaison, termina troisième, Georges Wambst, retardé par trois crevaisons en 20 kilomètres, se classa huitième. Le classement par équipes, qui prenait en compte le résultat des trois meilleurs représentants de chaque nation, revint à la France, et André Leducq fut donc champion olympique.

©Pierre LAGRUE



Les passages à niveau perturbent la course cycliste sur route en 1920

Champion olympique grâce à un passage à niveau

000STENQ-2-concentrateLors des Jeux Olympiques d’Anvers, en 1920, la course cycliste sur route consistait en un contre-la-montre de 175 kilomètres. Les coureurs partaient de Merksem, dans la banlieue d’Anvers, pour faire une boucle traversant Turnhout, Molt, Heist-op-den-Berg et Lierre, avec arrivée à Anvers, où se massait une foule immense. Sur une telle distance et avec un tel parcours, certains coureurs risquaient d’être bloqués par des passages à niveau fermés – la circulation ferroviaire étant privilégiée par rapport à la compétition olympique. Mais les officiels avaient anticipé le problème : si un des participants était retardé par le passage d’un train, son temps final serait diminué d’autant. En définitive, le Sud-Africain Henry Kaltenbrunn fut déclaré vainqueur, dans un temps de 4 heures 41 minutes et 26 secondes, devant le Français Fernand Canteloube. L’équipe sud-africaine partit célébrer la victoire, avant de recevoir une douche froide. En effet, cinq des quarante-deux arrivants avaient été retardés par un passage à niveau : parmi ceux-ci figurait le Suédois Harry Stenqvist, initialement troisième (4 h 44 min 2 s) ; ce dernier avait été retardé de 4 minutes et 1 seconde par le chemin de fer. Une fois le temps corrigé, Harry Stenqvist fut déclaré champion olympique (4 h 40 min 1 s).

©Pierre LAGRUE



Clara HUGHES (1972- )

Patineuse de vitesse et cycliste canadienne

HUGHES (2)Clara Hughes est une des rares championnes à avoir obtenu une médaille à la fois aux Jeux Olympiques d’été et d’hiver. En effet, aux Jeux Olympiques d’été d’Atlanta, en 1996, elle s’adjugea la médaille de bronze dans la course cycliste sur route, derrière la Française Jeannie Longo et l’Italienne Imelda Chiappa, et la médaille de bronze dans le contre-la-montre. Par ailleurs, elle remporta quatre médailles olympiques en patinage de vitesse, dont une médaille d’or dans le 5 000 mètres aux Jeux Olympiques de Turin en 2006. Ajoutons que Clara Hughes milite pour la préservation de l’environnement.

©Pierre LAGRUE



Christine WITTY (1975- )

Patineuse de vitesse américaine

WITTY-2-boostChristine Witty fut médaillée d’argent dans le 1 000 mètres et médaillée de bronze dans le 1 500 mètres aux Jeux Olympiques d’hiver de Nagano en 1998. En, 2002, à Salt Lake City, elle s’adjugea la médaille d’or dans le 1 000 mètres. Ses succès et son charisme lui valurent d’être le porte-drapeau de la délégation américaine lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux d’hiver de Turin, en 2006. Mais si l’olympisme inattendu lui accorde une mention, c’est parce qu’elle participa également aux Jeux Olympiques… d’été ! En effet, en 2000 à Sydney, elle disputa une compétition cycliste : elle se classa cinquième du 500 mètres sur piste.

©Pierre LAGRUE



Seiko HASHIMOTO (1964- )

Patineuse, cycliste et femme politique japonaise

Hashimoto-2-boostRares sont les champions qui ont participé à la fois aux Jeux Olympiques d’été et d’hiver. Seiko Hashimoto mérite donc mention. Surtout, encore plus rare, elle se lança avec succès en politique. Seiko Hashimoto participa quatre fois consécutivement aux Jeux Olympiques d’hiver (de 1984 à 1992) en patinage de vitesse : elle réalisa sa meilleure performance en 1992 à Albertville, obtenant une médaille de bronze dans le 1 500 mètres. Elle participa également trois fois consécutivement aux Jeux Olympiques d’été (de 1988 à 1996), dans les épreuves de cyclisme sur piste, sans obtenir de médaille. Avant même la fin de sa carrière sportive, elle se lança en politique : en 1995, elle fut élue à la Chambre des conseillers. En 2008-2009, elle fut secrétaire d’État aux Affaires étrangères. Pour corser le tout, indiquons que, en 2014, elle fut accusée de harcèlement sexuel par un patineur, l’affaire étant classée sans suite.

©Pierre LAGRUE



Viktor KAPITONOV (1933-2005)

Cycliste soviétique

Kapitonov-2-antiqueViktor Kapitonov fut une vedette du cyclisme amateur, puisqu’il participa sept fois à la Course de la paix, prenant la deuxième place en 1961. Mais c’est en 1960 qu’il marqua l’histoire olympique, ce qui lui vaut une belle mention. En effet, aux Jeux de Rome, il remporta la course sur route, en devançant au sprint, de quelques millimètres l’Italien Livio Trapè : il devenait le premier Soviétique vainqueur de la course cycliste olympique sur route, et faisait pleurer toute l’Italie, où le vélo est une « religion ». Viktor Kapitonov était alors officier dans l’Armée rouge, et Nikita Khrouchtchev, le numéro un soviétique, monta en épingle ce succès, ce qui fit de Viktor Kapitonov une réelle vedette, au-delà du monde du sport. Par la suite, Viktor Kapitonov fut le directeur national des équipes cyclistes soviétique, de 1969 à 1988.

©Pierre LAGRUE



Toni MERKENS (1912-1944)

Cycliste allemand

1936MARTINToni Merkens fait partie de ces nombreux sportifs allemands qui se distinguèrent aux Jeux Olympiques de Berlin en 1936 à l’issue de quelques polémiques. Spécialiste de l’épreuve de vitesse, Toni Merkens fut champion du monde amateur en 1935. Favori de la compétition de vitesse aux Jeux de Berlin, il dispute la finale face au Néerlandais Arie Van Vliet. Lire la suite

Arie VAN VLIET (1916-2001)

Cycliste néerlandais

1936van_VlietOKArie Van Vliet, spécialiste de la vitesse sur piste, remporta de nombreux titres, chez les amateurs, puis chez les professionnels. Il fut également champion olympique, mais s’il mérite mention au titre de l’olympisme inattendu, c’est pour une défaite, mais une défaite imméritée. En effet, aux Jeux Olympiques de Berlin en 1936, le jeune Arie Van Vliet se qualifie pour la finale de la compétition de vitesse, qui l’oppose à l’Allemand Toni Merkens. Lire la suite