Olga Korbut, ruinée, revend ses médailles olympiques

1972KORBUT (2)

Ce n’est pas une première

La gymnaste soviétique Olga Korbut, ruinée au début de 2017, a décidé de vendre aux enchères une partie de ses médailles olympiques. L’« Oiseau de Minsk », comme l’avait surnommée la presse, fut une des vedettes des Jeux Olympiques de Munich, en 1972, où elle récolta trois médailles d’or et émerveilla le monde par ses prouesses acrobatiques, inaugurant l’ère des «poupées-gymnastes». Vivant désormais aux États-Unis, quasi sans ressources, elle a vendu chez société Heritage Auctions trois de ses médailles, pour une somme de plus de 200 000 euros.

Cette revente de médailles ne constitue pas une première. On sait que le patineur de vitesse américain Irving Jaffee, qui remporta deux médailles d’or aux Jeux Olympiques de Lake Placid, en 1932, dut vendre ses médailles olympiques pour survivre alors que la Grande Dépression secouait l’Amérique.

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Une ovation pour Vera Cáslavská en 1968

La diva de Mexico

1968veraLe concours général féminin de gymnastique des Jeux Olympiques de Mexico, en 1968, se déroula dans un climat tendu. La Tchécoslovaque Vera Cáslavská se mesurait à plusieurs concurrentes soviétiques, sur fond de répression du Printemps de Prague par l’Armée rouge. Vera Cáslavská fut en permanence soutenue par des spectateurs d’autant plus séduits que, pour son passage au sol, elle avait choisi de se produire au son d’une musique mexicaine (la Cucaracha et Rancho Grande). Ses prestations se terminèrent sous les ovations, et elle obtint la médaille d’or, devant les Soviétiques Zinaida Voronina et Natalia Kuchinskaya.

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Vera Cáslavská et le Printemps de Prague en 1968

Mère courage

1968CaslavskaLa gymnaste tchécoslovaque Vera Cáslavská s’engagea dans le Printemps de Prague. En juin 1968, elle signa le Manifeste des deux mille mots, demandant une démocratisation immédiate du régime communiste dans son pays. Lorsque les chars soviétiques entrèrent dans Prague, en août, craignant d’être arrêtée, elle s’enfuit dans le village de Sumperk, perdu dans les Sudètes. Elle n’obtiendra l’autorisation de rejoindre la délégation olympique que quelques semaines avant l’inauguration des Jeux d’été de Mexico, où elle récoltera 4 médailles d’or et 2 médailles d’argent.

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Sobriquets en gymnastique

Simona AMANAR (Roumanie)

  • Surnom : Simi, Zanakila (Tête en l’air)

Polina ASTAKHOVA (U.R.S.S.)

  • Surnoms : Russian Birch (Le Bouleau russe), Madonna (La Madone)

Ses 10 médailles olympiques, sa grâce et son allure élancée valurent à Polina Astakhova d’être surnommée Russian Birch (Le Bouleau russe) par les journalistes occidentaux, bien qu’elle fût ukrainienne. Lors des Jeux de Rome, en 1960, les journalistes italiens, subjugués, la surnommèrent Madonna (La Madone), ce qui rend bien plus compte de sa grâce. Lire la suite

DONG DONG (1989- )

Gymnaste chinois

DONGQuand on se nomme Dong Dong, on doit être forcément «bondissant». Est-ce pour cela que Dong Dong choisit le trampoline? Non, sans doute. Toujours est-il que Dong Dong devint champion olympique de trampoline aux Jeux de Londres, en 2012. Dong Dong obtint également la médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Pékin, en 2008, et la médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro, en 2016. Il fut également champion du monde en 2009, 2010 et 2013.

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