Lee CALHOUN (1933-1989)

Athlète américain

Lee Calhoun fut le premier hurdler à remporter deux fois consécutivement le titre olympique du 110 mètres haies. En outre, à chaque fois, ses triomphes se jouèrent pour quelques centimètres. Lee Calhoun, étudiant au North Carolina College, fut notamment champion des États-Unis du 110 mètres haies en 1956 et en 1959. Lors de l’épreuve du 110 mètres haies aux Jeux Olympiques de Melbourne en 1956, Calhoun prit un meilleur départ que son compatriote et plus sérieux rival, Jack Davis, et devança ce dernier d’un souffle. En 13,5 secondes, les deux coureurs, classés dans le même temps, partageaient un nouveau record olympique, malgré un vent défavorable. Le chronomètre électronique, alors non homologué, indiquait que Calhoun devançait Davis de 3 centièmes de seconde.

En 1958, Lee Calhoun connut une parenthèse dans sa carrière : il fut un moment interdit de compétitions pour « professionnalisme », car il avait accepté des cadeaux lors d’un jeu télévisé. En 1960, il égala le record du monde du 110 mètres haies, établi l’année précédente par l’Allemand Martin Lauer en 13,2 secondes. Lors des Jeux Olympiques de Rome, en 1960, Lee Calhoun conserva son titre sur 110 mètres haies : dans une course plus serrée encore que celle de 1956, il réalisa le même temps que son compatriote Willie May : 13,8 secondes. Le chronomètre électronique départagea les deux concurrents, indiquant que Calhoun devançait son adversaire de 1 centième de seconde seulement.

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Harold OSBORN (1899-1975)

Athlète américain

Harold Osborn présente une singularité : il est le seul champion à avoir remporté une médaille d’or dans le décathlon ainsi que dans une épreuve de spécialité (en l’occurrence, le saut en hauteur) lors d’une même édition des Jeux Olympiques. C’était à Paris, en 1924. Étudiant dans l’Illinois, Harold Osborn est repéré par Harry Gill, un entraîneur célèbre à cette époque. Durant les sélections américaines pour les Jeux de Paris de 1924, il bat les records du monde du décathlon et du saut en hauteur. Aux Jeux de Paris, il remporte donc le décathlon, en battant le record du monde, et le saut en hauteur, en établissant le record olympique (1,98 m). Harold Osborn, qui aura obtenu 18 médailles d’or lors des Championnats des États-Unis, est également reconnu comme un des pionniers dans l’évolution de la technique du saut en hauteur dorsal ; enfin, il obtenait de brillants résultats lors des épreuves de sauts sans élan !

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Tyrell BIGGS (1960- )

Boxeur américain

BIGGS (2)Tyrell Biggs remporta en 1984 une médaille d’or qui lui vaudra plus tard une correction infligée par Mike Tyson. En effet, champion du monde de boxe amateur à Munich en 1982 dans la catégorie super-lourds et médaillé de bronze aux Jeux panaméricains de Caracas en 1983, il est sélectionné pour représenter les États-Unis aux Jeux Olympiques de Los Angeles… aux dépens de Mike Tyson. Tyrell Biggs tient son rang et s’adjuge la médaille d’or.

Juste après les Jeux, il passe professionnel et enchaîne quelques jolis succès. En octobre 1987, il affronte Mike Tyson pour le titre unifié de champion du monde des poids lourds. Or Mike Tyson gardait une rancune tenace vis-à-vis de Tyrell Biggs, et il se déchaîna : lors du septième round, il envoya par deux fois Tyrell Biggs au tapis, et l’arbitre fut contraint d’arrêter le combat. Par la suite, Tyrell Biggs, marqué psychologiquement, ne retrouvera jamais son niveau. Il boxera néanmoins jusqu’en 1998.

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Ralph BOSTON (1939- )

Athlète américain

boston (2)Ralph Boston mérite mention à double titre, car il effaça des tablettes le nom d’une légende du sport, Jesse Owens, et fut témoin de l’exploit d’une autre légende, Bob Beamon. Mais son palmarès en lui-même mérite le respect, car il obtint 3 médailles olympiques.

Le 12 août 1960, à Walnut (Californie), Ralph Boston réalise 8,21 m au saut en longueur : ce record du monde efface des tablettes le nom de Jesse Owens (8,13 m en 1935). Champion olympique à Rome en 1960 (8,12 m), devant son compatriote Irvin Roberson et le Soviétique Igor Ter-Ovanessian, il est médaillé d’argent en 1964 à Tokyo, battu par le Britannique Lynn Davies.

Ralph Boston, qui aura établi 6 records du monde, le dernier en 1965 (8,35 m), participe pour la troisième fois aux Jeux Olympiques en 1968 : à Mexico, alors que Bob Beamon réalise un des plus grands exploits de tous les temps, pulvérisant le record du monde (8,90 m), Ralph Boston obtient la médaille de bronze (8,16 m). Il met alors un terme à sa carrière.

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Jean BOUIN (1888-1914)

Athlète français

BOUINLe nom de Jean Bouin est connu de tous. En effet, il existe des dizaines de stades Jean-Bouin en France, dont le plus célèbre sa trouve à Paris. Pourtant, ce Marseillais connut une courte vie et une carrière éclair.

Jean Bouin fut en effet un des sportifs français les plus célèbres avant la Première Guerre mondiale. Il réalise sa première performance notable le 30 mai 1909 : il bat le record de France de l’heure (18,268 km), effaçant des tablettes le nom de Gaston Ragueneau. Vainqueur du Cross des nations en 1911, 1912 et 1913, il réalise surtout une course d’anthologie lors des Jeux Olympiques de Stockholm en 1912 : il obtient la médaille d’argent sur 5 000 mètres. À l’issue de cette compétition mémorable, le vainqueur, le Finlandais Hannes Kolehmainen, pulvérise le record du monde (14 min 36,6 s), alors que Jean Bouin, en 14 min 36,8 s, établit un record de France qui tiendra jusqu’en 1948. Le 6 juillet 1913, Jean Bouin bat le record du monde de l’heure (19,021 km). Le 29 septembre 1914, près de Toul, Jean Bouin tombe au champ d’honneur.

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Bradley WIGGINS (1980- )

Cycliste britannique

2012WIGGINS-Bleu (3)Bradley Wiggins est essentiellement connu pour sa victoire dans le Tour de France en 2012. Ce succès a fait de lui une idole dans son pays. Pourtant, c’est aux Jeux Olympiques que celui qu’on surnomme le « Colonel Wiggo » a construit l’essentiel de son palmarès : il s’est adjugé cinq médailles d’or, une médaille d’argent et deux médailles de bronze.

Gamin, il se passionne pour le vélo. Il roule seul dans Hyde Park, puis sur la piste du vélodrome de Herne Hill. Il obtient ses premiers titres de champion de Grande-Bretagne sur piste à dix-sept ans. En 2000, il obtient la médaille de bronze dans la compétition de poursuite par équipes aux Jeux Olympiques de Sydney. Champion du monde de poursuite en 2003, il brille aux Jeux Olympiques d’Athènes, en 2004 : il gagne la poursuite individuelle ; il obtient également la médaille d’argent dans l’épreuve de poursuite par équipes et la médaille de bronze dans la course à l’américaine.

Bradley Wiggins décide alors de se consacrer à la route, mais il n’obtient aucun résultat probant. Les Jeux de Pékin approchant, il se remet sérieusement à la piste en 2007. Il est un des éléments moteurs de l’équipe de cyclisme britannique qui domine les compétitions sur piste des Jeux de Pékin en 2008. Il gagne de nouveau la poursuite individuelle et la poursuite par équipes. Rien ne laisse alors penser qu’il gagnera un jour le Tour de France…

Mais Bradley Wiggins, lui, sait qu’il en est capable. Il modifie entièrement sa préparation. Mais, dans le Tour de France 2011, tout est réduit à néant : victime d’une chute, le Britannique est contraint à l’abandon.

L’année 2012 est donc celle de la consécration pour Bradley Wiggins. Il remporte le Tour de France, puis s’adjuge le contre-la-montre aux Jeux Olympiques de Londres devant un million de personnes massées le long du parcours. Bradley Wiggins devient le premier cycliste couronné champion olympique sur la piste et sur la route, et le Britannique le plus médaillé aux Jeux, avec sept médailles.

Par la suite, Bradley Wiggins connaît trois années difficiles. Néanmoins, il remporte le Championnat du monde du contre-la-montre en 2014. Puis il goûte une dernière fois au triomphe olympique : en 2016, aux Jeux de Rio, il remporte la médaille d’or dans la poursuite par équipes.

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Jan ULLRICH (1973- )

Cycliste allemand

1997ullrich2 (3)Le destin de Jan Ullrich est étroitement lié aux années les plus sombres d’un cyclisme marqué par le dopage : en 2013, il finira par avouer qu’il se dopait durant sa carrière. On peut néanmoins rappeler qu’il remporta le Tour de France en 1997, le Tour d’Espagne en 1999, qu’il fut champion du monde du contre-la-montre en 1999 et en 2001, et qu’il se classa deuxième du Tour de France à cinq reprises, dont trois fois derrière Lance Armstrong, qui sera disqualifié pour dopage sans que l’U.C.I. reclasse Jan Ullrich à la première place.

Mais si Jan Ullrich mérite ici mention, c’est parce qu’il fut champion olympique. En effet, aux Jeux de Sydney en 2000, il remporta la course sur route, devant le Kazakh Alexandre Vinokourov. Né à Rostock, il fut « élevé » dans le système de la R.D.A., qui valorisait les médailles olympiques. Aussi Jan Ullrich déclara que son succès olympique avait pour lui beaucoup plus de valeur qu’une victoire dans le Tour de France. À Sydney, il obtint également la médaille d’argent, derrière le Russe Viatcheslav Ekimov.



Miguel INDURAIN (1964- )

Cycliste espagnol

1993indurain (3)Le Navarrais Miguel Indurain est célèbre pour avoir remporté cinq fois le Tour de France. Mais s’il mérite ici mention, c’est en raison de sa dernière victoire, et c’était aux Jeux Olympiques : il s’adjugea la médaille d’or dans le contre-la-montre aux Jeux d’Atlanta en 1996, devant son compatriote Abraham Olano et le Britannique Chris Boardman.

Miguel Indurain a axé l’essentiel de sa carrière sur les courses par étapes, négligeant totalement les classiques. Jusque-là fidèle lieutenant de Pedro Delgado, Miguel Indurain ne remporte sa première victoire dans le Tour de France, en 1991, qu’à l’issue de sa septième participation. Quatre autres succès vont suivre consécutivement. À chaque fois, Miguel Indurain emploie la même tactique, manquant quelque peu de panache : il domine ses adversaires lors des étapes contre la montre et se contente de les contrôler dans la montagne.

Alors qu’il a établi un record de l’heure (53,040 km) en 1994, Miguel Indurain se donne, pour la saison 1995, un second objectif en plus du Tour de France : tenter de devenir champion du monde. Le jour de l’épreuve, à Duitama (Colombie), il sait se montrer grand seigneur en favorisant la victoire de son compatriote Abraham Olano. En 1996, il échoue dans sa tentative de remporter un sixième Tour de France, et ne termine que onzième de l’épreuve enlevée par le Danois Bjarne Riis, devant l’Allemand Jan Ullrich, et le Français Richard Virenque. Bien plus tard, en 2007, Bjarne Riis avouera s’être dopé pour remporter cette édition de la Grande Boucle, alors que Richard Virenque, dès 1998, avait été convaincu de dopage et que toute la carrière de Jan Ullrich est marquée du sceau du soupçon. Dans d’autres circonstances, Miguel Indurain serait-il devenu le premier champion à remporter par six fois le Tour de France ?

Après son succès olympique, Miguel Indurain – malgré les sommes considérables qui lui sont proposées – annonce, au début de 1997, qu’il met un terme à sa carrière.

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Joop ZOETEMELK (1946- )

Cycliste néerlandais

1980zoetemelk3 (2)Même s’il s’est construit un palmarès plus qu’honorable, Joop Zoetemelk connut la déveine de débuter alors qu’Eddy Merckx commençait à exercer son hégémonie sur le peloton et de l’achever quand Bernard Hinault venait de mettre un terme à sa carrière. Il eut donc à se confronter à deux des plus grands champions de l’histoire du cyclisme.

Certes, Joop Zoetemelk a remporté le Tour de France en 1980, à la suite de l’abandon de Bernard Hinault. Mais il s’est classé six fois deuxième de la Grande Boucle (1970, 1971, derrière Merckx ; 1976, derrière Lucien Van Impe ; 1978, 1979, 1982, derrière Bernard Hinault). Il a aussi remporté la Vuelta (1979) et, en 1985, il a couronné sa carrière en devenant champion du monde, à 39 ans !

Mais on oublie souvent que Joop Zoetemelk fut aussi champion olympique : en 1968, à Mexico, il remporta le contre-la-montre par équipes, associé à Fedor den Hertog, Jan Krekels et René Pijnen.

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Erik ADLERZ (1892-1975)

Plongeur suédois

Erik Adlerz fut, en 1912 à Stockholm, le premier plongeur à remporter deux médailles d’or (plongeon haut simple et haut-vol) aux Jeux Olympiques. Erik Adlerz participa pour la première fois aux Jeux en 1908, à Londres, à 16 ans, sans réussir à se qualifier pour la finale. En 1912, il était devenu un plongeur confirmé, et faisait partie des grands favoris des épreuves de plongeon. Dans l’épreuve de plongeon haut simple, largement dominée par les Suédois, Erik Adlerz réalisa une prestation quasi parfaite, et remporta la médaille d’or, devant ses compatriotes Hjalmar Johansson et John Jansson. Adlerz évoluait « une classe à part », lit-on dans le rapport officiel. Il récidiva en haut-vol, et s’imposa devant l’Allemand Albert Zurner et un autre Suédois, Gustaf Blomgren : « Adlerz a plongé avec une vitesse et une puissance extraordinaires, ainsi qu’une grande confiance », indique le rapport officiel. Curieusement, ses médailles de 1912 ont disparu, et il n’en recevra de nouvelles qu’en 1967, pour son 75e anniversaire.

Erik Adlerz fut de nouveau présent aux Jeux Olympiques en 1920, à Anvers, où il obtint la médaille d’argent en haut-vol, puis en 1924 à Paris. Après les Jeux de Paris, il devint professionnel et se retira fort de 22 titres de champion de Suède de plongeon. Comme entraîneur, il dirigea notamment l’équipe de Suède de 1932 à 1957.

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